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Négociations entre le Front Polisario et le Maroc: La condition du référendum incontournable

par A.Z.

Quelle que soit la solution qu'on lui propose, le peuple sahraoui doit être consulté à travers un référendum afin qu'il se prononce librement sur son avenir. C'est ce qui a été souligné par le président du Comité algérien de soutien au peuple sahraoui, Saïd Ayachi, qui a réitéré, hier dimanche, la condition sine qua non dans la résolution du conflit au Sahara occidental qui consiste en la consultation du peuple sahraoui afin qu'il définisse, lui-même, son avenir lors d'un référendum. Intervenant dans l'émission « L'invité du jour », de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, M. Ayachi a indiqué qu'« il faudra demander l'avis des Sahraouis pour rester dans un cadre moral et légal de la décolonisation, car tout peuple colonisé a le droit de choisir librement son destin ».

Interrogé sur les négociations entre le Front Polisario et le Maroc, dont le dernier round a eu lieu les 23 et 24 février à Washington (Etats-Unis), l'intervenant a indiqué que les négociations sont serrées. Dans ce sillage, il a relevé qu'il y aurait deux points d'achoppement importants.

Pour le premier point, a-t-il expliqué, si les négociations doivent porter sur le plan d'autonomie, il faut aller dans les détails. « Les Sahraouis disent que certains responsables qui seraient placés à la tête des structures du gouvernement autonome seraient élus et non désignés par le roi, alors que du côté marocain, ils disent qu'il faut que ce soit le roi qui les désigne », a-t-il indiqué.

Concernant le deuxième point d'achoppement, le plus important d'après lui, il concerne l'obligation de validation du plan d'autonomie par le peuple sahraoui. « Il faut que le peuple sahraoui soit consulté sur la validité de son plan d'autonomie, c'est-à-dire il faut qu'il y ait un référendum qui puisse valider de façon conforme au droit international cette option qui est sur la table en ce moment », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, M. Ayachi n'exclut pas que d'autres plans de résolution du conflit puissent être discutés par la suite, mais toujours dans le cadre d'un référendum.

Notons que ce plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental, qui a connu plusieurs transformations en cours de route depuis 2007, date de sa proposition à l'ONU, comprenait à l'origine l'organisation d'un référendum pour permettre aux Sahraouis de donner leur avis sur ce plan, s'ils y adhèrent ou non. Parce qu'on ne peut pas bâtir un avenir sur des sables mouvants, tout doit passer par une consultation des Sahraouis sur leur propre avenir. C'est élémentaire comme question de démocratie.