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C'est sous une très belle khaïma, érigée au sous-sol de la bibliothèque centrale de
lecture publique «Mohamed El-Mili » de Tiaret, que fut convié jeudi soir, un
nombreux public amoureux du cinquième art.
Sous la houlette de Nacera Aoued, la dynamique directrice de la bibliothèque centrale de lecture publique, qui a fait de cet espace dédié à la culture et aux arts, un véritable temple de la culture et des arts, aidée par un staff au dévouement exemplaire, tout a été concocté pour offrir au public présent de magnifiques récitals de poésie classique en arabe littéraire et de ch'ir el melhoun. En effet, un panel relevé de bardes, jeunes et moins jeunes, se sont succédé tout au long de la belle soirée ramadanesque, pour déclamer des odes d'une beauté sublime. Dans une sorte de face-à-face entre la poésie classique et la poésie populaire (le ch'ir el melhoun), des poètes de haute voltige comme Djamel Eddine Abdelhadi, Larbi Bensahla, Belkacem Benouada ou encore Hatem Abed, l'assistance présente a fait une véritable plongée dans la sublime beauté du verbe arabe, mais aussi de la langue arabe et sa capacité à se renouveler en permanence. L'échange entre poètes présents a mis l'accent sur le melhoun qui s'est développé sous une forme littéraire ne respectant pas la structure de la poésie classique, mais appartenant au même genre dans une harmonieuse complémentarité. La poésie, en tant que genre littéraire à part, tient une place centrale dans la culture et la mémoire algériennes. Des poèmes pleins de délicatesse, riches de comparaisons et d'images, ont été offerts au public séduits par la maestria des ciseleurs de mots. Cerise sur le gâteau, la montée sur scène du jeune poète, Younès Titaouine, 18 ans à peine, qui a littéralement ébahi tout le monde avec la grande beauté du verbe en arabe classique, et surtout sa gestuelle corporelle en transes colériques à la manière du poète palestinien Mahmoud Derwiche. Un jeune barde promis à un bel avenir. Des chants religieux ont également été proposés au public, avec notamment la voix sublime de l'enfant Abderrahmane Belabassi. Jusqu'à une heure tardive de la nuit, la clôture en apothéose a été marquée par un succulent couscous au lait caillé et un thé saharien, au plus grand plaisir des papilles gustatives du public présent. Tout au long de ces soirées ramadanesques, plusieurs spectacles et activités culturelles et artistiques figurent au programme de la bibliothèque centrale de lecture publique, au plus grand bonheur du public local avide d'évasion et de changement d'air. |
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