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Alors que des négociations étaient en cours: Bombardements américano-sionistes sur l'Iran
par Mohamed Mehdi Pour la deuxième fois
consécutive, les Etats-Unis et l'entité sioniste lancent une agression
militaire contre l'Iran alors que des négociations étaient en cours autour du
programme nucléaire de la République islamique.
Comme en juin 2025, l'agression de ce samedi 28 février 2026 a été lancée d'abord par l'entité sioniste en totale coordination les Etats-Unis, alors que se déroulaient les pourparlers d'Oman. Cité par la page «Iran in Arabic» sur la plateforme X, le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr bin Hamad Al Busaidi, qui pilotait ces discussions, a déclaré samedi : «Je suis très contrarié (par ces attaques, ndlr). Les négociations actives et sérieuses ont été une fois de plus compromises. Ces actions ne servent ni les intérêts des États-Unis ni la cause de la paix mondiale». Vendredi soir, le chef de la diplomatie omanaise avait confirmé que «l'Iran s'est engagé, lors de pourparlers indirects avec les États-Unis, à ne jamais constituer de stock d'uranium enrichi». Al Busaidi avait également ajouté qu'il était convaincu que tous les points litigieux d'un accord entre l'Iran et les États-Unis pourraient être résolus « à l'amiable et de manière globale » d'ici quelques mois, a rapporté Al Jazeera English. Les premières attaques de l'agression américano-israélienne ont eu lieu vers 7h (GMT+1) et ont visé trois régions iraniennes, comme l'a signalé sur X la chercheuse jordanienne et spécialiste de l'Iran, Fatima Alsmadi, qui a partagé très tôt les premières images de l'impact d'un missile tombé quelque part à Téhéran. Concernant les négociations d'Oman, Fatima Alsamadi avait annoncé la veille que : «l'Iran propose également de transformer la fatwa de l'ayatollah Ali Khamenei interdisant la fabrication d'armes nucléaires en une loi promulguée par le Parlement iranien qui l'interdirait». Avant d'ajouter : «Mais ce que veut l'Amérique va bien au-delà». Bombardements d'une école de filles : 86 élèves tombent en martyrs Dès les premières attaques, le nombre de martyrs iraniens se comptait déjà par dizaines. Le bombardement d'une école «Minab» pour filles a fait au moins 86 martyrs, a annoncé le ministère de la Santé iranien. «Le bâtiment détruit est une école primaire de filles située dans le sud de l'Iran. Elle a été bombardée en plein jour, alors qu'elle était bondée de jeunes élèves. Des dizaines d'enfants innocents ont été assassinés sur ce seul site. Ces crimes contre le peuple iranien ne resteront pas impunis», écrit Abbas Araghchi, le ministre des Affaires étrangères de l'Iran sur X. Plus tard, «Iran in Arabic» confirme le martyr de «deux étudiants dans le 72e arrondissement de Narmak à Téhéran». Des médias iraniens ont rapporté que «plusieurs missiles ont touché la rue de l'Université et le quartier de Jomhouriyeh à Téhéran». Les mêmes sources ont annoncé également que des explosions ont eu lieu à l'aéroport Mehrabad de Téhéran, et deux autres signalées dans le quartier de Seyyed Khandan, à l'est de la capitale. Vers 10h, l'agence de presse iranienne Mehr a annoncé «la fermeture totale de l'espace aérien du pays jusqu'à nouvel ordre», ajoutant que «les services de téléphonie mobile sont interrompus dans certains quartiers de Téhéran». L'agence de presse iranienne a rapporté avoir entendu des explosions au port de Chabahar, dans le sud-est de l'Iran. Riposte iranienne : «Pas de lignes rouges dans la défense de notre pays» Contrairement à l'agression sioniste du 12 juin 2025, la riposte iranienne a été rapide ce samedi 28 février, visant d'abord les territoires palestiniens occupés, puis les bases militaires américaines à Abu Dhabi, Bahrein, Koweït et Qatar. En Israël, les premières sirènes annonçant des projectiles iraniens ont été déclenchées vers 9h (GMT+1). D'autres salves de missiles et de drones ont visé plusieurs régions, notamment Tel-Aviv, Haifa, et Al-Quds. Les Gardiens de la révolution annoncent vers 11h30 avoir ciblé «le quartier général de la Cinquième flotte de la marine américaine à Bahreïn avec des missiles et des drones». Deux heures plus tard, ils annoncent que le «radar américain FP-132, situé au Qatar et équipé d'un matériel unique permettant de suivre les missiles balistiques, a été entièrement détruit». Après ces premières attaques, l'armée iranienne annonce une nouvelle vague de «dizaines de drones et de missiles» ciblant les territoires occupés. La chercheuse jordanienne Fatima Alsamadi a écrit, rapportant les propos du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Baghaei, immédiatement après le début de l'agression américano-sioniste : «Nous sommes entrés en guerre ; ce sera une guerre à grande échelle». S'exprimant auprès d'Al Jazeera, un haut responsable iranien a confirmé, vers 16h, que la riposte de son pays à «l'agression conjointe américano-israélienne se poursuit, sans limite de temps». «Nos options de riposte sont nombreuses et variées, et le conflit pourrait se prolonger. Les ambitions d'Israël ne seront pas comblées. Toute attaque contre nos dirigeants politiques ne restera pas impunie, et toutes les cibles politiques sont désormais visées par notre riposte», a-t-il ajouté, précisant «qu'il n'y a pas de lignes rouges dans la défense de notre pays, et toute attaque contre des écoles et des civils entraînera une riposte similaire». Toujours selon Al Jazeera, citant un responsable iranien : «L'Iran révèlera sa liste de cibles pour l'entité sioniste et les intérêts américains. Ils seront surpris lorsque nous les attaquerons. Nos attaques ne se limiteront pas aux bases militaires américaines ; nous ciblerons tous les intérêts de Washington». Factions palestiniennes : Soutien unanime à l'Iran A l'unanimité, les factions de la résistance palestinienne ont dénoncé l'agression américano-sioniste contre la République islamique d'Iran, tout en affirmant à cette dernière leur entière solidarité. Le Hamas a condamné «avec la plus grande fermeté» l'agression sioniste-américaine contre la République islamique d'Iran». Tout en réaffirmant sa «solidarité avec l'Iran», le Mouvement a appelé «les nations arabes et islamiques à s'unir pour contrer cette agression et ses objectifs, qui visent à établir un « Grand Israël ». Les Brigades Al Qassam, la branche militaire du Hamas a exprimé sa «pleine solidarité» à l'Iran, tout en saluant «la riposte iranienne à l'agression sioniste-américaine dans le cadre de l'opération « L'honnête promesse 4 ». Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) «condamne avec la plus grande fermeté l'agression perfide américano-sioniste qui a visé la République islamique d'Iran» et «réaffirme son soutien indéfectible et de principe à l'Iran - ses dirigeants, son peuple et son armée - dans sa résistance légitime face à cette agression flagrante». Le Jihad islamique considère que l'agression américano-israélienne contre l'Iran «constitue une dangereuse escalade contre les pays et les peuples de notre nation arabe et islamique» et «s'inscrit dans la continuité d'une stratégie agressive visant à redessiner la carte de la région au profit de l'entité sioniste, à anéantir la cause palestinienne et à briser la volonté des peuples libres». Le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP), tout en condamnant cette agression «contre l'Iran, la Syrie, le Liban et les territoires palestiniens occupés» et appelant à son «arrêt immédiat», a affirmé l'urgence du «retrait de toutes les armées et bases militaires étrangères de la région». Le FDLP a appelé aussi le Conseil de sécurité à «assumer ses responsabilités politiques, juridiques et morales et à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette guerre d'agression et la condamner, en tenant les États-Unis et Israël responsables de ses conséquences». |
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