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Lutte contre l'absentéisme: Les mises en garde du ministère de l'Education

par M. Aziza

Le ministère de l'Éducation nationale a mis en garde les élèves et les enseignants contre les absences non justifiées, après avoir constaté une recrudescence de ce phénomène durant le deuxième trimestre, notamment avec le début du mois de Ramadhan. Cette situation touche essentiellement les élèves des classes terminales dans les lycées.

Dans une instruction publiée hier, le ministère a souligné que ces absences répétées, qu'elles concernent les élèves ou, parfois, les enseignants ont un impact direct sur le niveau des apprentissages. Et sur notamment la préparation des candidats à l'examen du baccalauréat.

Afin de dissuader les élèves, le département de Mohamed Seghir Saadaoui a rappelé que les sujets du baccalauréat portent exclusivement sur les leçons effectivement dispensées en classe et prévues dans les programmes officiels.

Il convient de rappeler qu'au cours de la session précédente, les sujets du baccalauréat 2025 ont été rigoureusement conformes aux programmes officiels, basés sur les contenus réellement étudiés en classe durant l'année scolaire, y compris certaines leçons du troisième trimestre. Les épreuves se sont ainsi démarquées des prévisions souvent avancées dans le cadre des cours particuliers, sur lesquelles certains candidats ont misé. Des candidats n'ont pas caché leur déception à la sortie des centres d'examen.

Le ministère de l'Education a insisté sur la nécessité d'un suivi rigoureux des absences, tant chez les élèves que chez les enseignants, ainsi que sur l'application stricte des dispositions légales et réglementaires en vigueur. Il a également exigé que les cours programmés soient assurés quel que soit le nombre d'élèves présents, avec l'obligation de consigner les leçons dispensées dans les cahiers de textes.

Enfin, le ministère a appelé à un suivi permanent de la scolarité des élèves et à la mise en place de mesures appropriées afin de limiter les absences non justifiées, en particulier durant le mois de Ramadhan.

De son côté, le secrétaire général du Syndicat national autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation (SATEF), Boualem Amoura, a souligné que l'absentéisme des élèves de terminale, notamment durant les deuxième et troisième trimestres, constitue un problème récurrent qui revient chaque année.

Selon lui, l'envoi de correspondances aux directeurs d'établissements ou le renforcement du contrôle sont des mesures utiles, mais insuffisantes pour éradiquer durablement ce phénomène. Il a estimé qu'une réorganisation du baccalauréat demeure nécessaire. Il rappelle qu'un consensus avait déjà été dégagé durant l'année scolaire 2015-2016 autour de cette question. Une commission composée de cadres du ministère, de représentants syndicaux et d'experts avait alors formulé des propositions consensuelles, qui devaient être mises en œuvre à partir de l'année scolaire 2021-2022.

Parmi ces propositions figurait notamment le retour de la fiche de synthèse, un dispositif destiné à mieux évaluer les candidats sur l'ensemble de leur parcours scolaire. La fiche de synthèse devrait être introduite dès la deuxième année secondaire et viserait à valoriser le travail continu et à alléger la charge pédagogique dans les matières secondaires. Son adoption, estime-t-il, permettrait de lutter efficacement contre l'absentéisme et de renforcer la rigueur en classe chez les élèves.