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Amendement technique de la Constitution et de la loi électorale: Large adhésion des partis politiques

par A. Z.

  Les projets d'amendement technique de la Constitution et de la loi organique relative au régime électoral ont obtenu une large adhésion des formations politiques. C'est ce qui ressort des déclarations des chefs de partis politiques ayant participé, samedi, à la conférence nationale consacrée aux projets en question, qui a été organisée au Palais des Nations à Alger. Celle-ci était présidée par le directeur de cabinet de la Présidence de la République, M. Boualem Boualem, en présence du Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, ainsi que du président par intérim de l'ANIE, M. Karim Khelfane, du ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud, du ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Lotfi Boudjemaa, en sus de plusieurs conseillers du président de la République et des représentants de 13 partis politiques.

Les conclusions de cette rencontre, à même de consacrer une approche de dialogue et de concertation et de renforcer le processus démocratique, ont été saluées par un large auditoire.

Le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), M. Abdelkrim Benmbarek, a estimé dans ce sens, à travers une déclaration recueillie par l'APS, que cette rencontre a été marquée par la franchise et a «traduit l'engagement du président de la République à ancrer la culture du dialogue et de la concertation permanente, et à renforcer le partenariat entre les pouvoirs publics et les partis politiques». Non sans préciser que son parti a présenté, à cette occasion, «de nombreuses propositions tenant compte des exigences de la prochaine étape», saluant «l'esprit de responsabilité dont ont fait preuve les différentes formations politiques participant à la conférence».

De son côté, le SG du Rassemblement national démocratique (RND), M. Mounder Bouden, a salué «le courage des institutions de l'État à ouvrir la voie au dialogue, afin de remédier aux insuffisances relevées lors de l'application de la Constitution de 2020", soulignant que les échanges entre les pouvoirs publics et les partis politiques ont été «riches». Il a ajouté que le RND avait écouté avec attention les propositions relatives à l'amendement technique de la Constitution et à la loi électorale, qu'il a qualifiées de «logiques».

Pour sa part, le président du Front El-Moustakbal, M. Fateh Boutbig, a estimé que cette rencontre s'inscrivait dans le cadre des réformes engagées par le président de la République, lesquelles «traduisent son engagement à associer les partis politiques à l'élaboration des lois régissant la vie politique», soulignant que les points proposés sont «importants et ne portent pas atteinte à l'essence de la Constitution».

Quant au président du Mouvement El-Bina, M. Abdelkader Bengrina, il a affirmé que cette conférence «a démenti les mensonges que certaines voix tentent de véhiculer sur l'Algérie», relevant que «cette rencontre a réuni les Algériens, qu'ils soient représentants des pouvoirs publics ou des partis politiques de toutes obédiences confondues».

Les amendements visent à remédier aux «insuffisances et dysfonctionnements»

Pour sa part, le président du Front de l'Algérie Nouvelle (FAN), M. Djamel Benabdeslam, a salué les conclusions de cette rencontre qui «établit une tradition de partenariat entre les partis politiques et les différentes autorités du pays», estimant que les amendements proposés concernant les deux projets sont «opportuns et indispensables».

De son côté, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), M. Abdelali Hassani Cherif, a considéré cette conférence comme une occasion pour «s'orienter vers une réforme politique profonde contribuant au renforcement de la stabilité et servant les intérêts de la patrie dans cette conjoncture sensible que traverse le pays».

Dans le même sillage, le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), M. Youcef Aouchiche, a exposé les principales propositions formulées par sa formation politique concernant les deux projets, notamment la loi organique portant régime électoral, lesquelles visent à «réformer la gouvernance du système électoral».

Pour sa part, le président par intérim de l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), M. Karim Khelfane, a indiqué que l'expérience de son instance a révélé la nécessité de réviser les dispositions de la loi organique relative au régime électoral en vue d'»améliorer la qualité de ses performances et de celles de ses différents partenaires dans le processus électoral, renforçant ainsi les acquis constitutionnels». Le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud, a déclaré, quant à lui, que compte tenu de l'ampleur des missions dévolues à l'ANIE, «il est devenu nécessaire de réviser les dispositions de la loi organique relative au régime électoral en vigueur afin de renforcer l'acquis démocratique électoral, tout en préservant l'indépendance et l'exercice de ses prérogatives consacrées par la Constitution».

Quant au ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Lotfi Boudjemaa, il a présenté un exposé sur les principaux axes du projet de loi relatif au régime électoral, lequel comporte «des réformes globales visant à renforcer la transparence et à écarter l'argent sale». Il a précisé que les amendements proposés visent à remédier aux «insuffisances et dysfonctionnements» relevés lors des précédentes échéances électorales, tout en confiant l'aspect logistique au ministère de l'Intérieur, afin de permettre à l'ANIE de se consacrer pleinement à ses missions de contrôle et constitutionnelles.