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Palestine: Bendjama appelle la Communauté internationale à assumer ses responsabilités
par Mohamed Mehdi
Vendredi, 15e jour depuis
l'annonce du cessez-le-feu, dans le cadre du plan de Trump,
l'entité sioniste continue de violer unilatéralement l'accord de Charm Al-Cheikh, en poursuivant ses bombardements sur Ghaza.
Dans son rapport statistique quotidien sur le nombre de victimes de l'agression sioniste contre Ghaza, publié jeudi, le ministère de la Santé a fait état de 14 martyrs, dont 13 corps retrouvés sous les décombres et un martyr ciblé directement par les forces d'occupation, ainsi que 2 blessés au cours des précédentes 24 heures (mercredi). Le nombre de victimes, depuis le 7 octobre 2023, a atteint 68.280 martyrs et 170.375 blessés, ajoute la même source. Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre 2025, les attaques de l'armée israélienne ont fait 89 martyrs et 317 blessés, alors que les opérations de recherche ont permis de déterrer 449 corps de martyrs sous les décombres, dans différentes zones de Ghaza. CIJ : Israël doit autoriser l'UNRWA à acheminer l'aide humanitaire à Ghaza Israël doit autoriser l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) à acheminer l'aide humanitaire à Ghaza, a déclaré mercredi la Cour internationale de Justice (CIJ) dans son «avis consultatif sur les Obligations d'Israël» en tant que «puissance occupante», concernant «la présence et les activités de l'Organisation des Nations Unies, d'autres organisations internationales et d'États tiers dans le Territoire palestinien occupé et en lien avec celui-ci». «L'État d'Israël, en tant que Puissance occupante, doit s'acquitter des obligations qui lui incombent en vertu du Droit international humanitaire» et «faire en sorte que la population du Territoire palestinien occupé dispose des produits essentiels à la vie quotidienne, notamment l'eau, la nourriture, les vêtements, le matériel de couchage, les abris et le combustible, ainsi que des articles et services médicaux», lit-on dans l'avis de la CIJ. L'occupation est appelée aussi à «accepter et faciliter (...) les actions de secours faites en faveur de la population du Territoire palestinien occupé tant que cette population est insuffisamment approvisionnée, comme cela a été observé dans la bande de Ghaza, y compris les actions de secours menées par l'Organisation des Nations Unies et ses entités, en particulier l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, et par des organisations internationales et des États tiers, et ne pas empêcher de telles actions». L'entité sioniste doit également «respecter et protéger tout le personnel de secours et le personnel médical, ainsi que leurs locaux», ainsi que respecter : «l'interdiction du transfert forcé et de la déportation» dans le Territoire palestinien occupé» ; «le droit des détenus par l'État d'Israël de recevoir la visite du Comité international de la Croix-Rouge» ; et «l'interdiction d'utiliser contre les civils la famine comme méthode de guerre». L'Algérie «assumera sa part» dans l'effort de reconstruction de Ghaza Bien plus qu'un appel à garantir l'accès sans restriction à l'aide humanitaire pour Ghaza, conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'Algérie a dressé, jeudi à New York, une véritable feuille de route liant indissociablement la reconstruction de l'enclave, ravagée par deux années de génocide israélien, à l'ouverture d'«horizons politiques» conduisant à «l'instauration d'une paix juste et durable incarnée par l'établissement d'un Etat palestinien indépendant et souverain». Dans son allocution, lors d'une séance du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient et la question palestinienne, le représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations Unies, Amar Bendjama, a rejeté catégoriquement un «simple retour» à la situation intenable qui prévalait «avant le 7 octobre», caractérisée par «le blocus, la privation des Palestiniens de leurs droits, l'impunité et le non respect du Droit international», et considérant «incontournable» l'exigence de «la justice, la liberté, la paix et la dignité pour le peuple palestinien». Bendjama a salué «les efforts incessants menés par les pays médiateurs, les Etats-Unis, l'Egypte, le Qatar et la Turquie», qui ont contribué à l'instauration d'un cessez-le-feu, à la libération des prisonniers et de détenus palestiniens, appelant toutes les parties à honorer leurs engagements en respectant le cessez-le-feu et en garantissant un accès sans entraves à l'aide humanitaire, avec la participation des acteurs humanitaires crédibles, dont l'UNRWA qu'il considère comme «essentiel dans le cadre des efforts des Nations unies», et rappelant «le devoir» de l'entité sioniste, en tant que «puissance occupante, tel que confirmé hier par l'avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ)». Concernant la reconstruction de Ghaza, Bendjama affirme que «l'Algérie assumera sa part dans cet effort», soulignant que cette opération doit être une «mission collective», car «elle exige la pleine mobilisation de la Communauté internationale, guidée par la solidarité et une vision de justice». Le représentant de l'Algérie a condamné la tentative d'annexion de la Cisjordanie, suite au vote à la Knesset israélienne d'un projet de loi qui «révèle, encore une fois, la nature coloniale de l'occupation», qualifiant cette démarche de «tentative franche et évidente de conférer la légitimité aux colonies, dans une violation flagrante du Droit international et des décisions et résolutions pertinentes du Conseil de sécurité onusien». Bendjama a également dénoncé «l'expansion continue des colonies, la violence des colons et les mesures d'annexion», et a appelé la Communauté internationale, notamment, le Conseil de sécurité, à assumer leurs responsabilités pour préserver «le fondement de l'Etat palestinien escompté» et le respect du Droit international. |
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