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Alors que d'autres pays reconnaissent l'État de Palestine...: Les massacres continuent à Ghaza
par Mohamed Mehdi Mardi, 717e jour de l'agression sioniste
contre la population civile de Ghaza et 204e jour du
siège total de l'enclave, l'armée génocidaire d'Israël poursuit ses massacres
contre les femmes, les enfants, et les personnes à la recherche d'aide
alimentaire.
Le rapport statistique publié, hier, par le ministère de la Santé, fait état de 228 victimes lors des précédentes 24h (lundi), dont 38 martyrs et 190 blessés transférés vers les hôpitaux de Ghaza, précisant qu'un certain nombre de victimes est encore dans les rues ou sous les décombres et que les services des ambulances et de la Protection civile ne peuvent pas atteindre en raison des bombardements. Le bilan des victimes depuis le 7 octobre 2023 passe à 65.382 martyrs et 166.985 blessés. Quant au bilan des victimes depuis la rupture unilatérale du cessez-le-feu par Israël et la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, il passe à 12.823 martyrs et 54.944 blessés, ajoute le ministère. Pour la catégorie de victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire, le document rapporte également que les tirs des soldats de l'armée d'occupation et des mercenaires américains de la Fondation «GHF» ont fait, lundi, 3 martyrs et 15 blessés, portant le nombre total à 2.526 martyrs et 18.511 blessés. Le Complexe médical Nasser' de Khan Younes a annoncé, hier, le martyre de 3 enfants dans le sud de la bande de Ghaza des suites de la malnutrition et du manque de traitement. Selon le dernier bilan publié, dimanche dernier, par le ministère de la Santé, le nombre total des victimes de la famine et de la malnutrition imposées par l'entité sioniste, passe à 449 martyrs, dont 150 enfants. En outre, le ministère de la Santé a mis en garde contre une catastrophe imminente due à la pénurie de carburant qui rentre dans une phase extrêmement dangereuse pouvant provoquer l'arrêt des rares établissements hospitaliers, encore en activité. «Dans quelques jours seulement, les hôpitaux fermeront leurs portes en raison de la pénurie de carburant. Les procédures techniques et d'ingénierie de planification des périodes d'activité sont devenues inefficaces avec l'arrêt des approvisionnements en carburant. Nous appelons à garantir l'augmentation des réserves de carburant dans les hôpitaux afin d'éviter la catastrophe», affirme la déclaration du ministère. Par ailleurs, des sources hospitalières ont indiqué, mardi, que les bombardements israéliens sur la bande de Ghaza, ont fait 26 martyrs, dont 18 dans la ville de Ghaza. Ce bilan provisoire a été établi vers 15h (localement). UNRWA : 12 locaux dont 9 écoles bombardés en cinq jours Dans un communiqué publié, lundi après-midi, l'UNRWA a affirmé qu'en 5 jours, entre le 11 et le 16 septembre, «12 locaux dans la ville de Ghaza, dont 9 écoles et 2 centres de santé abritant plus de 11.000 personnes», ont été touchés par des «frappes directes ou indirectes», précisant qu'au moins «5 personnes déplacées à l'intérieur du pays (PDI) ont été blessées» dans ces attaques et le bureau de l'agence dans la ville «a subi de nouveaux dégâts lors d'une frappe indirecte». «Les activités de l'UNRWA dans la ville de Ghaza ont été considérablement réduites en raison de la détérioration des conditions de sécurité. Le seul centre de santé opérationnel de l'agence au nord de Wadi Ghaza (situé dans le Camp al-Shati) a été contraint de suspendre ses activités le 13 septembre en raison de l'intensification des attaques et des dommages subis lors des frappes», ajoute le communiqué. L'UNRWA alerte que «la destruction massive des infrastructures civiles, combinée à de graves perturbations des opérations humanitaires et à des contraintes d'accès, compromet gravement les derniers moyens de subsistance des civils dans la ville de Ghaza». La déclaration affirme aussi que le Bureau de l'OCHA a signalé qu'«environ la moitié de plus de 246.800 déplacements enregistrés depuis la mi-août ont eu lieu au cours de la seule semaine écoulée», ajoutant que «de plus en plus de familles déplacées dorment dans la rue ou sous des tentes de fortune et luttent pour survivre». Citant l'OCHA, l'UNRWA affirme également qu'«environ 28.000 cas de malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans ont été recensés par les partenaires en nutrition en juillet et août, dépassant le total combiné des cas de malnutrition recensés au cours des six premiers mois de 2025». La déclaration rappelle que, le 16 septembre dernier, «la Commission d'enquête internationale indépendante a conclu que l'État d'Israël avait commis un génocide» et qu'il a «empêché des organismes humanitaires de confiance (dont l'UNRWA) d'acheminer une aide essentielle et vitale, dans le but de provoquer la «destruction physique des Palestiniens de Gaza par des conditions de vie invivables dans la bande de Ghaza». A noter enfin que le président français a déclaré lundi à la tribune des Nations unies que «la France reconnaît aujourd'hui l'Etat de Palestine». «Le temps est venu», a estimé le président français dans un discours à New York lors d'une conférence sur la «solution à deux Etats». Entre dimanche et lundi, la Belgique, le Luxembourg, Malte, Andorre, Monaco, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et le Portugal ont officiellement reconnu l'Etat de Palestine, rappelle-t-on. A fin septembre 2025, 142 sur les 193 États membres des Nations unies ont déjà reconnu l'Etat de Palestine. |
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