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Alors que les massacres se poursuivent à Ghaza : L'Australie, le Canada et le Royaume-Uni reconnaissent l'Etat de Palestine
par Mohamed Mehdi Dimanche 715e jour de l'agression sioniste
contre la population civile de Ghaza et 202e jour du
siège total de l'enclave, l'armée génocidaire d'Israël poursuit ses massacres
contre les femmes, les enfants, et les personnes à la recherche d'aides
alimentaires.
Le rapport statistique publié, hier, par le ministère de la Santé fait état de 234 victimes lors des précédentes 24h (samedi), dont 75 martyrs et 304 blessés transférés vers les hôpitaux de Ghaza, précisant qu'un certain nombre de victimes est encore dans les rues ou sous les décombres et que les services des ambulances et de la protection civile ne peuvent pas atteindre en raison des bombardements. Le bilan des victimes depuis le 7 octobre 2023 passe à 65.283 martyrs et 166.575 blessés. Quant au bilan des victimes depuis la rupture unilatérale du cessez-le-feu par Israël et la reprise des bombardements, le 18 mars 2025, il passe à 12.724 martyrs et 54.534 blessés, ajoute le ministère. Le document rapporte également que les tirs des soldats de l'armée d'occupation et des mercenaires américains de la Fondation « GHF » ont fait samedi, 5 martyrs et 24 blessés, portant le nombre total des victimes parmi les demandeurs d'aide alimentaire à 2.523 martyrs et 18.473 blessés. Le ministère de la Santé a également annoncé le décès de 4 personnes affamées, portant le nombre total de victimes de la famine et de la malnutrition, imposées par Israël avec le total soutien des Etats-Unis, à 446 martyrs, dont 147 enfants. Une nouvelle victime de famine a été annoncée, hier, par le complexe médical Nasser à Khan Younes. Il s'agit de la petite Habiba Abu Shaar, âgée de 3 ans, martyre de la malnutrition et du manque de traitement nécessaire en raison du blocus israélien imposé depuis plus de six mois. Hier, jusqu'à 15h (localement), au moins 55 Palestiniens sont tombés en martyrs sous les bombes et les tirs de l'armée d'occupation dans différentes régions de l'enclave, dont 37 dans la ville de Ghaza, ont rapporté des sources hospitalières à Al Jazeera. Une source des services d'ambulance et d'urgence a indiqué à Al Jazeera le martyre de 7 personnes, dont 4 enfants, dans un bombardement de l'occupation sur des civils près de la clinique de l'UNRWA située dans le camp de réfugiés d'al-Bureij, dans le centre de la bande de Ghaza. Des secouristes ciblés par des drones israéliens Une famille palestinienne, qui a perdu des dizaines de ses membres dans une frappe israélienne nocturne visant le quartier Al-Sabra dans la ville de Ghaza, a lancé, hier, un appel urgent à l'aide pour tenter de libérer d'autres personnes coincées sous les décombres, a rapporté Al Jazeera English (AJE). Selon la même source, au moins 25 membres de la famille Doghmoush sont tombés en martyrs lors de l'attaque, et au moins 17 personnes ont été secourues après la frappe. « Des familles présentes sur place ont déclaré entendre encore des voix provenant des décombres, où elles craignent pour la vie d'environ 50 personnes toujours coincées sous les décombres », précise un correspondant d'AJE. « Nos familles et nos proches sont enterrés vivants. Nous entendons sans cesse leurs cris sous les décombres, mais nous ne pouvons pas les atteindre », affirme un membre de la famille, ajoutant des drones israéliens tiraient sur les secouristes qui travaillaient à dégager les blessés et les corps de martyrs des décombres. « Chaque fois que nous essayons de les atteindre, les drones israéliens ouvrent le feu sur nous. Sur cinq hommes qui tentent d'atteindre les décombres, quatre sont tués et un seul survit », relate le même témoin. Le directeur de l'hôpital Al-Shifa rejette les allégations israéliennes Samedi soir, le Dr. Mohamed Abu Salmiya, directeur de l'hôpital Al-Shifa de la ville de Ghaza, était aux urgences lorsque les ambulanciers ont amené les corps de son frère et de sa belle-sœur, ainsi que d'autres membres de sa famille, tombés en martyrs sous un bombardement israélien. Le soir même, l'armée génocidaire israélienne a affirmé que Majed Abu Salmiya, le frère du directeur de l'hôpital Al-Shifa, était un « tireur d'élite du Hamas ». Dimanche, dans une déclaration à Al Jazeera, le Dr. Mohamed Abu Salmiya a rejeté les accusations de l'armée sioniste, les qualifiant de « mensonges, de calomnies et de justification inacceptable pour cibler des civils par des tirs de missiles ». « Mon frère est un homme de 57 ans qui souffre de plusieurs maladies, comme l'hypertension et le diabète, et d'une grave déficience visuelle. Et ils prétendent qu'il était un tireur d'élite ? C'est de la pure invention », a-t-il déclaré à l'AFP, soulignant que la famille de son frère avait été déplacée à plusieurs reprises depuis le début l'agression contre Ghaza. «Préserver la possibilité d'une solution à deux Etats» Les Premiers ministres de l'Australie, le Canada et le Royaume-Uni ont annoncé, dimanche, leur reconnaissance d'un Etat Palestinien. L'Australie « reconnaît officiellement l'État indépendant et souverain de Palestine », a déclaré dimanche le Premier ministre Anthony Albanese. « Ce faisant, l'Australie reconnaît les aspirations légitimes et de longue date du peuple palestinien à un État qui lui soit propre. L'acte de reconnaissance reflète l'engagement de longue date de l'Australie en faveur d'une solution à deux États, qui a toujours été la seule voie vers une paix et une sécurité durables pour les peuples israélien et palestinien », a déclaré M. Albanese dans un communiqué rapporté par l'AFP. « Le Canada reconnaît l'Etat de Palestine et offre de travailler en partenariat afin de porter la promesse d'un avenir pacifique pour l'Etat de Palestine et l'Etat d'Israël. Le Canada inscrit cette mesure dans le cadre d'un effort international concerté visant à préserver la possibilité d'une solution à deux Etats », a déclaré son Premier ministre Mark Carney dans un communiqué, affirmant ainsi « préserver la possibilité d'une solution à deux Etats ». Le Premier ministre britannique Keir Starmer a, lui aussi, annoncé dimanche, dans une déclaration filmée publiée sur les réseaux sociaux, la reconnaissance officielle par le Royaume-Uni de l'Etat de Palestine afin de « raviver l'espoir de paix et une solution à deux Etats ». |
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