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«Les dépenses de la Caisse
nationale des Assurances sociales (CNAS) s'élèvent à environ 650 milliards de
dinars annuellement, pour couvrir les besoins d'environ 30 millions de
bénéficiaires du système de Sécurité sociale en Algérie», a indiqué, hier lundi,
le directeur des prestations à la CNAS, Abdelhafid Djeghri.
Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, le directeur central des prestations à la CNAS, a estimé que ce chiffre «reflète l'ampleur des défis liés au financement de ce vaste système». La décision de lancer le service de mise à jour de la carte Chifa depuis les officines pharmaceutiques «s'inscrit dans le cadre de l'amélioration des prestations et de la facilitation de la procédure pour les assurés, dont le nombre est estimé à 7 millions de salariés», a expliqué l'intervenant, ajoutant que «l'ancienne procédure exigeait que l'assuré mette à jour sa carte annuellement au début du mois d'avril, ce qui exerçait une grande pression sur le personnel de la CNAS et nécessitait la mobilisation d'énormes moyens humains et techniques», a-t-il souligné. «La nouvelle procédure vise à faciliter la vie des assurés et à les soulager des longues files d'attente, cela en application de la nouvelle politique de la Caisse visant à numériser et à moderniser les prestations», a encore expliqué l'invité de la Radio. Le même responsable a indiqué dans ce même contexte que le nombre de pharmacies conventionnées avec la Caisse «a dépassé les 13.000 pharmacies, qui fonctionnent sous le système du tiers payant, assurant une couverture médicale régulière, notamment pour les patients atteints de maladies chroniques», précisant au passage que le contrat «sera élargi aux établissements spécialisés tels que la chirurgie cardiovasculaire, l'hémodialyse et le transport sanitaire». Arrêt des transferts médicaux à l'étranger «Dans le but de réduire les dépenses et de promouvoir les compétences locales, le même responsable a annoncé la suspension des transferts des malades à l'étranger, notamment pour les patients cardiopathes, sauf dans de très rares cas», a-t-il encore expliqué, ajoutant que «des conventions ont été signées, avec 50 institutions hospitalières privées et spécialisées dans ce domaine». «En application des instructions du Président Tebboune, les malades du cancer sont totalement pris en charge, y compris les non assurés sociaux», a-t-il précisé. Le directeur des prestations à la CNAS a révélé qu'en 2024, les remboursements des frais médicaux se sont élevés à environ 298 milliards de DA, alors que les indemnisations des congés de maladie, des accidents de la circulation, des maladies professionnelles, des congés de maternité et de l'invalidité dépassent 550 milliards de dinars, outre la contribution du Fonds à hauteur de 150 milliards de dinars supplémentaires dans le financement de la santé publique. L'hôte de la Radio a également rappelé que la liste des médicaments remboursables fait l'objet d'une révision mensuelle par un comité national multisectoriel, «une liste comprenant plus de 7.500 médicaments de marque locale et plus de 1.600 médicaments internationaux». Djeghri a souligné que l'amélioration de la qualité des prestations «passe par la numérisation, qui permet de créer une base de données précise des assurés et facilite la lutte contre la fraude et les abus», a-t-il souligné. «L'objectif des mécanismes de contrôle est d'assurer la pérennité du système et non d'exercer une pression sur le citoyen», a-t-il précisé, notant que les organisations internationales préconisent ces mesures pour contrôler l'équilibre financier des systèmes de protection sociale. «Le système de protection sociale en Algérie est l'un des meilleurs au monde, couvrant 90% de la population, alors que les organisations internationales considèrent qu'une couverture de 50% seulement est acceptable», a-t-il conclu. |
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