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Vendredi, 595e jour de
l'agression sioniste et 83e jour de blocus humanitaire total, l'armée
génocidaire d'Israël intensifie ses massacres contre la population civile de Ghaza.
Le bilan statistique quotidien du ministère palestinien de la Santé, publié hier, indique que le nombre de victimes arrivées dans les hôpitaux, durant les précédentes 24 heures (jeudi), s'est élevé à 60 martyrs et 185 blessés. Ce bilan porte à 53.822 martyrs et 122.382 blessés, le nombre de victimes depuis le début de l'agression contre Ghaza, et à 3.63 martyrs et 10.341 blessés depuis la reprise des bombardements le 18 mars 2025. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les bombardements sionistes ont visé les travailleurs humanitaires qui assurent le stockage des sacs de farine entrées, lors de la journée de jeudi, a indiqué le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza dans un communiqué de presse. «L'occupation»israélienne' a commis un horrible massacre contre le personnel de sécurité humanitaire et les comités populaires volontaires, dans la région de Deir al-Balah (centre de la bande de Ghaza), entrainant - jusqu'au moment de la publication de cette déclaration - le martyre de 6 membres des équipes de sécurité et de protection humanitaires, dont les corps ont été transférés vers les hôpitaux, à la suite de 8 raids aériens les ciblant directement », lit-on dans le communiqué qui fait état également d'un « certain nombre de martyrs se trouvant toujours sur le lieu du massacre, en raison de la difficulté d'accès due aux bombardements dans la zone ». Jusqu'aux environs de 15h (localement), le nombre de victimes des bombardements depuis l'aube de vendredi, a atteint 53 martyrs et des dizaines de blessés dans plusieurs régions de l'enclave assiégée. L'hôpital Al-Awda du nord de Ghaza a subi plusieurs bombardements suivis d'une incursion terrestre des troupes sionistes, encerclant les malades, les blessés et le personnel médical et administratif de l'établissement. Trois parmi le personnel soignant ont été blessés par des tirs de drones mettant également le feu à la pharmacie de l'hôpital, rapporte Al Jazeera. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a révélé que 94 % des hôpitaux de la bande de Ghaza ont été détruits ou endommagés, alertant de l'effondrement imminent du système de santé dans l'enclave. L'OMS affirme aussi que quatre grands hôpitaux de Ghaza ont été contraints de suspendre leurs services, la semaine dernière, en raison des attaques israéliennes, soulignant que les établissements de santé souffrent d'une grave pénurie de fournitures, d'un nombre croissant de victimes et d'un manque de sécurité. Le manque de soins de santé une cause majeure de «mort silencieuse » Les quelques dizaines de camions d'aide humanitaire (87 selon le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza) autorisés par Israël à entrer dans l'enclave, ces derniers jours, ne représentent « qu'une goutte d'eau dans l'océan », car les besoins sont « 1.000 à 1.200 camions par jour, a déclaré à Al Jazeera, le porte-parole de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Tommaso Della Longa, s'exprimant depuis Genève. «Le président du Croissant-Rouge palestinien a déclaré aujourd'hui que l'entrée de quelques camions est une invitation au meurtre. Les gens sont désespérés. Nous avons besoin de beaucoup plus d'aide humanitaire, de nourriture, d'eau, de produits commerciaux, de médicaments et de lait maternisé » a ajouté Della Longa. L'intervenant estime que le manque de soins de santé est une cause majeure de « mort silencieuse » à Ghaza, expliquant que les personnes atteintes de maladies chroniques, comme le cancer ou les maladies rénales, n'ont pas accès à des traitements comme la chimiothérapie et la dialyse en raison des attaques israéliennes contre les hôpitaux ou du manque de médicaments et d'équipements dû au blocus israélien. De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) a souligné jeudi, « la nécessité d'apporter davantage de denrées alimentaires de base dans la bande de Ghaza pour éviter la menace de famine », rapporte l'agence palestinienne Wafa. « Certaines boulangeries de Ghaza ont repris leur production après avoir reçu des approvisionnements limités en farine, mais cela ne suffit pas à maintenir en vie les Palestiniens de la bande. Il est nécessaire d'apporter davantage de denrées alimentaires pour éviter la menace de famine », ajoute le PAM. En outre, le Commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) Philippe Lazzarini, alerte sur l'épuisement de l'alimentation pour enfants. « L'aide qui arrive maintenant à Ghaza est comme une aiguille dans une botte de foin. La population souffre de la faim et de la privation des nécessités de base depuis plus de 11 semaines. Les réserves de nourriture pour les enfants sont épuisées et les personnes âgées meurent par manque de médicaments. Un flux d'aide ciblé et soutenu est le seul moyen d'empêcher que la catastrophe actuelle ne s'aggrave », explique Lazzarini qui estime le minimum nécessaire en besoins alimentaire est de « 500 à 600 camions par jour, gérés par les agences de l'ONU, dont l'UNRWA ». |
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