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Mercredi, 586e jour de
l'agression sioniste et 74e jour de blocus humanitaire total, l'armée sioniste
poursuit ses massacres contre la population civile de Ghaza.
Le nouveau bilan statistique quotidien du ministère palestinien de la Santé de l'enclave, publié hier, indique que le nombre de victimes de la barbarie israélienne durant les précédentes 24h (mardi) est passé à 20 martyrs (dont 1 corps retrouvé sous les décombres) et 125 blessés, portant le nombre global des victimes depuis le 7 octobre 2023 à 52.928 martyrs et 119.846 blessés. Le document ajoute que le nombre de victimes recensées depuis la reprise des bombardements, le 18 mars dernier, s'élève à 2.799 martyrs et 7.805 blessés. En outre, le document du ministère de la Santé a fait état du bilan provisoire de 70 martyrs et de dizaines de blessés, suite aux massacres sionistes commis depuis l'aube de mercredi jusqu'aux environs de 11h de la même journée. Un correspondant d'Al Jazeera à Khan Younes a rapporté au moins «six frappes aériennes israéliennes (qui) ont ciblé les environs de l'hôpital européen de Ghaza de la ville» depuis le début de la matinée jusqu'à la mi-journée. Le journaliste a également fait état d'une attaque de drone ciblant un bulldozer dans la cour de l'hôpital européen de Khan Younes. «Les raids brutaux et intensifs lancés par l'armée d'occupation fasciste depuis l'aube d'aujourd'hui (mercredi), en particulier dans le nord de la bande de Ghaza, ciblant des maisons densément peuplées, entraînant la mort de plus de soixante-dix personnes» est un «comportement barbare qui n'apportera aucune victoire au criminel de guerre Netanyahu», a déclaré le Hamas dans un communiqué. Pour le Mouvement, ces bombardements, qui interviennent au moment où «les médiateurs cherchent à parvenir à un cessez-le-feu et à conclure un accord d'échange de prisonniers», sont l'expression de la volonté de Netanyahu «d'intensifier l'agression et les massacres contre des civils innocents, dans le but de saper ces efforts, au service de son agenda politique». «Conditions inhumaines» Mardi soir, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires a dénoncé les «conditions inhumaines» imposées par Israël aux civils dans les territoires palestiniens occupés. S'exprimant lors d'une réunion du Conseil de sécurité, il a souligné que la «méthode de distribution de l'aide à Ghaza établie par Israël n'est pas la solution». Le plan israélien, soutenu par les Etats-Unis, a été également rejeté en bloc par les ambassadeurs des quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité, selon un compte rendu d'Al Jazeera English. Le représentant de la Chine a critiqué le plan américano-israélien de distribution d'aide à Ghaza, et a rappelé à Israël ses devoirs en tant que puissance occupante et a critiqué le rôle des Etats-Unis dans l'élaboration de ce plan. Fu Cong, a déclaré que «Israël doit remplir ses obligations ( ) en levant immédiatement le blocus et en rétablissant le plein accès aux approvisionnements», soulignant que les agences de l'ONU l'ont «catégoriquement rejeté». La Russie a critiqué également le plan américano-israélien. «Au lieu de faire preuve de volonté politique et d'ouvrir les points de passage frontaliers, [Israël] a annoncé la mise en place d'un nouveau mécanisme de distribution de l'aide» dont le but est «de rendre complice les agences de l'ONU de l'opération militaire israélienne», a déclaré Vassily Nebenzia, le représentant permanent russe. Le Royaume-Uni et la France ont rejeté à leur tour le plan américano-israélien. «Le Royaume-Uni ne soutiendra aucun mécanisme d'aide visant à atteindre des objectifs politiques ou militaires ou mettant en danger des civils vulnérables», a déclaré la représentante du Royaume-Uni auprès de l'ONU, Barbara Woodward. Elle a ajouté : «Nous appelons Israël à collaborer de toute urgence avec l'ONU afin de garantir un retour à une distribution d'aide conforme aux principes humanitaires.» Le représentant français auprès des Nations Unies a déclaré : «Nous nous opposons au mécanisme de distribution et de gestion de l'aide humanitaire proposé par Israël», appelant ce dernier à «lever immédiatement les obstacles à l'acheminement de l'aide humanitaire et à l'activité des travailleurs humanitaires à Ghaza», et considérant que «les violations du droit international par Israël ne contribueront pas à sa sécurité et mettront en danger la stabilité de la région» |
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