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Timimoun : La ville candidate à l'inscription aux SIPAM

par Bentouba Said

La ville de Timimoun a accueilli un atelier international sur la préservation écologique et patrimoniale durant une semaine. Cet événement s'est tenu en présence d'étudiants et de chercheurs, dans le cadre d'une collaboration entre plusieurs universités et institutions, visant à protéger le patrimoine culturel de la région de Timimoun, a indiqué le Dr Guerrot Chouaib, enseignant-chercheur à l'Université d'Alger. L'atelier a été organisé par l'Union pour la Méditerranée sous la supervision du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger et a réuni des étudiants et experts en architecture et en paysage issus de diverses universités. Parmi les institutions ayant participé à l'événement, on cite l'Université d'Alger 1, l'École Supérieure d'Architecture de Val-de-Seine à Paris et l'École de Paysage de Versailles.

L'atelier s'est également déroulé en partenariat avec le ministère de l'Agriculture et du Développement rural ainsi que le Ministère de la Culture et des Arts. Selon les organisateurs, l'objectif principal de cet atelier était la préparation d'un dossier scientifique afin d'inscrire la ville de Timimoun au sein des systèmes écologiques patrimoniaux mondiaux.

À cette fin, les étudiants en master et en doctorat ainsi que les chercheurs ont consacré plus d'une semaine à l'exploration et à l'étude de la région, dans le but de préparer un dossier de candidature pour l'inscription de Timimoun aux Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole Mondial (SIPAM). Ce label, décerné par l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), vise à mettre en valeur les paysages culturels vivants issus de savoirs traditionnels durables.

L'obtention de cette distinction permettrait de renforcer la protection du patrimoine naturel et culturel unique de la région, composée notamment de foggaras et d'oasis. L'atelier a offert aux jeunes talents une opportunité de collaboration sur un projet commun, axé sur l'analyse des interactions entre l'architecture urbaine et les systèmes traditionnels d'irrigation, notamment les foggaras, élément central de l'écosystème local.

Les participants ont étudié les impacts réciproques entre le milieu urbain de Timimoun et le système de foggaras. En réalisant des cartes et des graphiques, ils ont mis en évidence la manière dont ces systèmes d'irrigation traditionnels influencent l'urbanisme local, et inversement, comment le développement urbain peut affecter ce patrimoine unique.

Le travail collaboratif et l'atmosphère positive de l'atelier ont permis aux étudiants et aux enseignants de partager leurs connaissances et compétences, créant ainsi une dynamique enrichissante autour des travaux d'analyse et de valorisation.

Cette initiative marque un pas important dans la préservation du patrimoine naturel et culturel de Timimoun, une région riche en histoire et en biodiversité. Grâce à ce projet, la richesse écologique et patrimoniale de Timimoun pourrait être reconnue à l'échelle mondiale, contribuant ainsi à sa préservation pour les générations futures, selon le Dr Guerrot Chouaib.

L'événement a mis en lumière la nécessité de renforcer les collaborations internationales pour protéger les paysages et les systèmes agricoles qui constituent une part essentielle du patrimoine mondial.