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Réduction de 3 ans l'âge de départ à la retraite pour les enseignants: Les syndicats satisfaits

par M. Aziza

Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a décidé, lors de la tenue de la réunion du Conseil des ministres, dimanche dernier, la réduction de trois (03) ans, l'âge de départ à la retraite au profit des enseignants du secteur de l'éducation, dans tous les cycles, en raison de leur rôle important en tant que formateurs. Et d'étendre à cinq (05) mois le congé de maternité.

Cette décision permettra aux enseignantes dans le secteur de l'éducation, à leur demande, d'être admises à la retraite à l'âge de 52 ans, au lieu de 55 ans.

Et de partir en retraite aux enseignants (homme), à 57 au lieu de 60 ans. Mais, tout cela dépendra bien évidemment des nouveaux textes d'applications qui vont accompagner cette nouvelle décision.

Des syndicats du secteur ont salué la décision prise lors du Conseil des ministres, par le président de la République, la qualifiant « d'acquis » qui doit être accompagné par d'autres mesures qui prennent en considération, non seulement la pénibilité du travail de l'enseignant, mais aussi le travail en milieu scolaire en général.

Contacté par nos soins, Mohamed Belamri, secrétaire général du Syndicat algérien des travailleurs de l'éducation (SATE), a salué la décision, affirmant que c'est un acquis pour les enseignants. Mais, dit-il, « nous espérons toujours plus, en raison de la pénibilité de ce métier ». Précisant « bien qu'il soit un métier noble, il devient notamment en fin de carrière de plus en plus compliqué et fatigant », dit-il. Et d'expliquer que la pénibilité du travail d'enseignant prend parfois des formes de difficultés beaucoup plus sur le psychique qui sont parfois invisibles, d'où la nécessité de penser à d'autres mesures qui accompagnent cette décision, par des réflexions et des études plus approfondies. Il propose par exemple la possibilité d'accorder à un enseignant de migrer vers d'autres fonctions administratives ou de recherche pédagogiques et d'inspection après 20 ans de travail effectif, pour ceux qui le souhaitent. Et ce, pour optimiser le rendement de l'enseignant en classe. Si « l'on veut vraiment améliorer la qualité de l'enseignement en Algérie », ajoute-t-il.

Le responsable de l'information et de la communication au Syndicat national des travailleurs algériens (SNTE), Djahid Hireche, a exprimé sa satisfaction quant à la décision prise par le président de la République, portant réduction de l'âge de départ à la retraite au profit des enseignants. Mais, dit-il, « nous regrettons le fait que cette décision concerne uniquement les enseignants. Nous aurions aimé que tous les corps exerçant dans le milieu scolaire bénéficieront de cette nouvelle réduction ». En enchaînant « tout le personnel scolaire contribue au fonctionnement et à la stabilité de l'école dans le milieu scolaire, une mission qui n'est pas du tout aisée ou facile ».

Sadek Dziri, président de l'Union nationale du personnel de l'éducation et de la formation (Unpef) a salué lui aussi la décision du président de la République. Et surtout la reconnaissance de la part du président et du Conseil des ministres « du rôle important qu'assurent les enseignants en tant qu'éducateurs et formateurs ». Précisant que la réduction de l'âge de départ à la retraite de trois ans au profit des enseignants notamment pour ceux qui ont commencé très tôt leur carrière dans l'enseignement est une nécessité absolue, en raison de la pénibilité du travail et la difficulté de leur mission. Mais, dit-il, « nous aurions aimé que le départ à la retraite soit accordé 5 ans avant l'âge légal, comme il a été annoncé dans le cadre du nouveau statut particulier ».