
«A la faveur des importantes
précipitations depuis début janvier, les quatre-vingt et un barrages
que compte le pays ont enregistré jusqu'à samedi 18 janvier un taux de
remplissage de 36%, soit 2 milliards 700.000 m³, en légère progression par
rapport à la même période de l'année dernière», a indiqué, hier dimanche, Nadia
Ouachar, directrice centrale à l'Agence nationale des
barrages et transferts (ANBT). Intervenant sur les ondes de la Radio nationale,
la directrice centrale à l'ANBT a expliqué que «les barrages de la région ouest
du pays ont enregistré, jusqu'à la date du 18 janvier, un taux de remplissage
de 43,74%, 11% pour le Cheliff contre 17,60% pour la région centre du pays et
55,44% pour l'Est du pays avec cinq barrages remplis à 100%». Concernant la
région sud du pays qui compte trois barrages, «celui de Djorf
Torba dans la wilaya de Béchar, était déjà totalement
plein début septembre dernier avec un taux de remplissage actuel de 88% principalement
à cause du phénomène de l'évapotranspiration», a précisé l'invitée de la Radio.
«Des réflexions sont en cours justement dans le domaine de l'hydro-solaire pour
limiter le phénomène de l'évaporation, et une première expérience a déjà
commencé au niveau du barrage de Beni Haroun dans la wilaya de Mila», a encore
expliqué Nadia Ouachar. Au sujet du problème de
l'envasement des barrages estimé à plus de 30 millions de m³ pour une dizaine
de barrages lourdement impactés par ce phénomène, la directrice centrale à
l'ANBT a expliqué que la baisse du niveau d'eau de ces barrages n'a pas permis
d'entamer l'opération de dragage», surtout dans la région du Cheliff qui compte
les barrages parmi les plus anciens du pays», a-t-elle souligné. Et d'ajouter :
«Le phénomène de l'érosion et la dégradation des bassins versants et les
mauvaises techniques culturales employées par certains agriculteurs ont un
impact direct sur les barrages et leur niveau d'eau». Des mesures sont prises
pour atténuer le phénomène naturel de l'érosion et de l'envasement des
barrages, «comme le reboisement des bassins versants ou encore des opérations
de correction torrentielle», a encore expliqué l'hôte de la Radio. Depuis 2003,
un programme en collaboration avec la Direction générale des forêts est en
cours, pour la protection des bassins versants des barrages, «sans parler du
phénomène du changement climatique et la déforestation en raison principalement
des feux de forêt», a-t-elle indiqué.
«En plus de la réalisation
en cours de quatre nouveaux barrages et les grands transferts d'eau vers
plusieurs wilayas du pays, des opérations d'entretien et de maintenance
hydromécanique des barrages est en cours en prévision de la saison estivale,
une période où les besoins en eau potable sont les plus importants», a-t-elle
conclu.