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Le ministère du Commerce
intérieur et de la Régulation du marché national vulgarise sa feuille de route
pour à la fois réguler les prix, contrôler le marché, lutter contre la
spéculation et assurer la disponibilité des produits tout en renforçant le
commerce intérieur. Le but étant de protéger le pouvoir d'achat des citoyens,
conformément aux recommandations du président de la République. Pour atteindre
cet objectif, le ministre du commerce, Tayeb Zitouni, a fait état d'une série de mesures susceptibles
d'assurer un meilleur fonctionnement et organisation des marchés. Présidant,
les 17 et 18 janvier, une rencontre réunissant les directeurs régionaux et de
wilaya, les cadres centraux du ministère, la présidente du Croissant-Rouge
(CRA), ainsi que les associations de protection du consommateur et les
représentants d'associations patronales, au Palais des expositions (Alger), M. Zitouni a souligné la nécessité d'adopter des solutions
pratiques pour réaliser la transition économique et renforcer le commerce
intérieur. Il a également appelé à l'adoption de recommandations
opérationnelles pour améliorer la performance du secteur du commerce, réaliser
les objectifs visant à optimiser les services et protéger le pouvoir d'achat
des citoyens. M. Zitouni a expliqué que l'année en
cours « verra la relance de la société Magros », qui
possède actuellement 9 marchés régionaux de légumes et de fruits, et la
soumettre à un plan de modernisation et de développement de ses activités pour
activer son rôle dans le processus d'approvisionnement et de contrôle du marché
national de divers produits agricoles et alimentaires. M. Zitouni
avait, en juillet dernier, mis en relief lors d'une séance de travail consacrée
à la présentation des résultats de l'évaluation préliminaire de Magros, l'importance pour l'entreprise de développer et de
diversifier son activité. En insistant sur la nécessité de l'orienter vers le
conventionnement avec les agriculteurs et les producteurs et d'établir un
partenariat avec les investisseurs dans le domaine des réseaux de grande
distribution. Et ce, pour renforcer son rôle dans la régulation du marché
national au service des objectifs stratégiques de l'économie nationale. Sur le
plan réglementaire, le ministère entend réorganiser le secteur, tant dans sa
partie classique qu'électronique. Le ministre a affirmé dans ce sens, « qu'une
révision globale et radicale du cadre législatif et de l'organisation actuelle
a été initiée et de nouvelles lois ont été préparées », pour suivre le rythme
des transformations économiques et sociales. Dans ce contexte, le ministre a
évoqué la loi, en préparation, concernant l'approvisionnement, le contrôle du
marché et la protection du pouvoir d'achat du citoyen. Ainsi que
l'actualisation des lois et règles appliquées aux pratiques commerciales et au
commerce électronique. A cela s'ajoute l'actualisation et le développement des
espaces commerciaux et les réseaux de grande distribution. Il sera aussi
question d'actualiser les textes relatifs à la protection du consommateur, à la
qualité et à la sécurité des produits et services. Sans parler de
l'actualisation des conditions de contrôle de la conformité des produits
importés au-delà des frontières et des modalités pour y parvenir, selon les
déclarations du ministre.
Intégration du commerce informel dans le circuit officiel Par ailleurs, M. Zitouni a souligné que le contrôle et l'organisation des activités commerciales reposent principalement sur l'élaboration d'un plan national d'urbanisation commerciale et l'expansion des investissements dans les grands espaces et les espaces commerciaux, tout en préparant une feuille de route nationale pour une exploitation optimale des espaces commerciaux achevés et inexploités. Le ministre a mis l'accent sur la nécessité de faire intégrer les acteurs du commerce parallèle au sein du tissu commercial officiel. Pour rappel, les deux départements du Commerce et des Finances ont décidé tout récemment, le lancement d'ateliers de travail périodiques dans le cadre de la lutte contre l'informel. Les deux départements devront ainsi se concerter pour la mise en œuvre de la stratégie arrêtée. Le but est de tenter de canaliser des pans entiers de l'activité économique qui évoluent hors du circuit formel, échappant ainsi à l'administration fiscale. Et d'œuvrer pour son intégration dans le circuit officiel. M. Zitouni a évoqué en outre, devant l'assistance, la révision de la réglementation des marchés de proximité hebdomadaires et quotidiens, ainsi que du plan de création de marchés de gros régionaux des produits alimentaires dans plusieurs wilayas. |
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