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Situation sociale des fonctionnaires: Le SATEF réclame un point indiciaire à 120 DA

par M. Aziza

Au-delà des revendications socioprofessionnelles dont certaines datent de plusieurs années, le Syndicat autonome des travailleurs de l'Education et de la Formation (SATEF) est revenu à la charge pour défendre la liberté syndicale, en remettant au goût du jour la nécessité d'octroyer l'agrément si attendu à la Confédération des Syndicats autonomes (CSA).      

A l'issue de la tenue de son 6ème congrès les 26, 27, 28 juillet derniers, au lycée «Frantz Fanon» à Boumerdes, le SATEF a dénoncé, dans un communiqué rendu public, «la politique de deux poids, deux mesures adoptée par le ministère de l'Education vis-à-vis des syndicats du secteur». En précisant, dans ce sens, que «souvent le ministère de l‘Education travaille avec des syndicats qui cautionnent ses décisions et entravent le chemin et exercent des pressions sur ceux qui les désapprouvent». Le Syndicat est revenu, encore une fois, sur la nécessité d'octroyer l'agrément à la Confédération des Syndicats autonomes (CSA) dont il est membre.

Et pour améliorer la situation sociale des fonctionnaires, notamment ceux de l'Education, le Syndicat demande l'augmentation du point indiciaire à hauteur de 120 DA. Pour rappel, la nouvelle grille indiciaire des salaires de la Fonction publique a été récemment revue, avec une augmentation de 50 points sur les indices de base pour l'ensemble des catégories de fonctionnaires en sus de points supplémentaires affectés selon les catégories et les échelons. Mais, cette dernière valorisation n'a pas été du goût des fonctionnaires qui s'attendaient à une revalorisation du point indiciaire de 100 à 120 DA.

Le syndicat a également exigé la révision à la hausse du régime indemnitaire. Sans parler autant de la nécessité d'actualiser la prime de zone calculée sur la base du barème des rémunérations de 1989, suivant la classification administrative des zones du Sud. Sur le plan pédagogique, le SATEF réclame une réforme du système éducatif et les méthodes d'enseignement et de revoir également l'organisation des examens de fin d'année, notamment pour les pays du sud du pays. En exigeant parallèlement, la récupération des instituts technologiques appartenant au secteur et de les redynamiser. Et ce, précise les membres du Satef, pour assurer une école de qualité.

Le Satef a plaidé, en outre, pour la promotion de la langue amazighe en lui donnant la place qu'elle mérite. Il est revenu encore une fois sur la nécessité d'intégrer le personnel des corps communs dans le secteur de l'Education. Et l'intégration sans conditions des enseignants contractuels.

Ainsi que l'attribution de quotas de logements pour les éducateurs sous différentes formes. Enfin le Satef réclame une loi criminalisant toutes formes de violences contre le personnel de l'Education.

A noter que Boualem Amoura a été reconduit à la tête du SATEF pour un autre mandat de cinq ans, en tant que secrétaire général du Syndicat.