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Après l'assassinat du jeune Assil: Activation des dispositifs de sécurité au sein des cités universitaires

par Yazid Alilat

Une semaine après l'assassinat, à la Cité universitaire «Taleb Abderahmane 2», de Ben Aknoun, à Alger, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Tahar Hadjar a réagi, en ordonnant, la sécurisation de toutes les cités universitaires, à travers le pays.

Il a donné, lundi, à Alger, une série d'instructions à l'ensemble des directeurs des Œuvres universitaires pour «l'activation des dispositifs de sécurité internes», au sein des cités universitaires, en les dotant de tous les moyens humains et techniques pour assurer la sécurité des étudiants.

Le ministre a, lors d'une réunion avec les directeurs des Œuvres universitaires, mis l'accent sur la sécurisation des résidences universitaires, à travers «l'activation des dispositifs sécuritaires disponibles», «le respect des instructions» et la mobilisation de tous les moyens susceptibles de garantir la sécurité des étudiants résidents.      

Pour autant, le ministre a estimé que «les cités universitaires ne sont pas des internats», en rappelant la convention signée, en 1998, entre les directions des Œuvres universitaires et les organisations estudiantines, sur la relation entre les étudiants résidents. Selon cette convention, chaque étudiant a le droit de recevoir des personnes (membres de la famille ou autres) dans la cité où il réside. M. Hadjar a ainsi souligné que «les incidents survenus récemment à l'Université tel que l'assassinat de l'étudiant en médecine Assil Belalta, dans sa chambre, à la résidence ne datent pas d'aujourd'hui.». «Ce qui a changé aujourd'hui, c'est la rapidité de circulation des informations sur les réseaux sociaux», a-t-il dit, dénonçant certains médias qui ont amplifié les faits et les ont relayés, sans vérification des informations qu'ils ont divulguées.

Pour le ministre, «certaines parties tentent, à la veille de l'élection présidentielle, de ternir l'image de l'Algérie», que ce soit dans l'Enseignement supérieur ou les autres secteurs. En outre, M. Hadjar a insisté sur la mise en place d'un dialogue entre les différentes parties, au sein des milieux universitaires. Il rappelé, également la nécessité «d'ouvrir la porte du dialogue entre les différentes organisations estudiantines», et a estimé que la voie empruntée, actuellement, n'est pas suffisante, ce qui transforme de simples problèmes en de véritables énigmes.» D'autant que «la concertation entre les directeurs des Œuvres universitaires et les partenaires sociaux est de mise», a encore souligné le ministre, qui a insisté sur l'intégration de la question de la sécurité comme point essentiel, lors des prochaines rencontres. Il a, en outre, rappelé ses instructions adressées aux directeurs des cités universitaires, lors de la rencontre de juillet dernier, relative à la propreté des cités, les travaux de restauration, la promotion des services et la dynamisation de la vie estudiantine notamment, à travers la création des clubs.

Les instructions de M. Hadjar viennent après le tollé au sein de la communauté estudiantine, à la suite de l'assassinat de l'étudiant Assil, dans sa chambre universitaire, qui a révolté et provoqué une grande émotion au sein de la communauté estudiantine et universitaire. Originaire de la ville de Bordj Bou Arreridj, le jeune Assil avait été retrouvé égorgé, dans sa chambre, à la Cité universitaire de Ben Aknoun. On l'a retrouvé gisant sur le sol de sa chambre. Cet acte odieux a relancé la question de la sécurité dans les cités universitaires, et, surtout, mis le ministère devant ses responsabilités.