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Pour une politique agricole durable

par Abdelkader Reguig*

Dimanche 31 juillet 2022 lors de la rencontre avec la presse, « le Président Abdelmadjid Tebboune prône une profonde réforme de l'agriculture pour assurer une sécurité alimentaire».

Aujourd'hui ma contribution ou alerte à l'instar des alertes émises auparavant notamment pour souligner la gravité de l'impérative rupture avec les pratiques du passé. Dans mes contributions parues sur le Quotidien d'Oran en date des 17/01/2008 et 25/09/2008 « les milliards de l'agriculture, et les apprentis fellahs et les trabendistes » et « ce riche parent pauvre sur les Hauts-Plateaux »

Je reviens encore une fois sur la nécessité de réformer l'agriculture en profondeur en premier lieu se concerter avec les acteurs qui sont partie prenante vitale du monde rural. La participation des fellahs pour un véritable renouveau de l'agriculture algérienne que préconise le Président Abdelmadjid Tebboune « pour faire du secteur le fer de lance de l'économie nationale, la mise en œuvre de la nouvelle feuille de route doit passer nécessairement par une réorganisation adéquate des structures du ministère de l'Agriculture, aussi bien au plan national, régional que local. Celle-ci passe aussi par la création d'offices et de structures qui permette une synergie avec les agriculteurs ».

De ce fait, il est urgent que les milliers d'ingénieurs agronomes soient associés au devenir de l'agriculture algérienne. Ils sont marginalisés et se débattent seuls sur le terrain. Nos ingénieurs agronomes sont capables d'identifier les domaines prioritaires de développement (article ce riche parent pauvre).

Toute précipitation engendrera les mêmes effets que lors des différentes réformes. Le ministère de l'Agriculture doit impérativement organiser des assises non folkloriques pour amener les fellahs à une réelle participation.

Il faut prendre le taureau par les cornes pour mettre des mesures courageuses à l'instar d'une Algérie nouvelle. L'objectif d'autosuffisance alimentaire et de sécurité alimentaire doit s'inscrire dans une politique globale de l'agriculture.

La sonnette d'alarme que vient de tirer le président de la République Monsieur Abdelmadjid Tebboune ce dimanche s'inscrit dans une logique implacable ; pour rappel, un chiffre éloquent en céréales, notre consommation est de 11,40 millions de tonnes environ et notre production la meilleure année en 2021-2022 soit 4 millions de tonnes sur une superficie de 2,9 millions ha. Nous importerons 7,5 millions de tonnes. Ce qui implique que nous devrions emblaver 2 millions d'hectares avec un rendement de 40 qx/ha ! Je laisse le soin au ministère de l'Agriculture de réfléchir… Notre alimentation est compromise ainsi que les produits en céréales secondaires (pour l'alimentation animale), mais aussi en produits tels que les viandes ou la poudre de lait, qui sont importés par notre pays.

La réflexion prospective : quelle sera la production de l'agriculture à l'horizon 2030 ? L'Algérie se doit d'arriver à des rendements importants des grandes cultures, une très forte réduction de la jachère volontaire, et à une spécialisation accrue vers les cultures de blé, orge et maïs.

- Avec les 2,9 millions ha actuellement emblavés nous pourrions arriver à satisfaire notre consommation de 11,4 millions de tonnes.

Pour cela nous recommandons:

1. La création d'un observatoire scientifique de l'agriculture algérienne qui semble nécessaire pour instaurer un développement durable de notre agriculture.

2. De nouveaux outils de technologies ont permis de fortes avancées pour de nombreux pays, se traduisant par un fort accroissement de quintaux et une productivité et la sécurisation de l'approvisionnement alimentaire.

3. Des modes de production innovants et de nouvelles technologies doivent être développés de façon à répondre aux enjeux à savoir :

a) Produire une semence de qualité - pureté génétique élevée - bien traitée par un fongicide.

b) Subventionner les intrants (semences, engrais, produits phytosanitaires...) pour les agriculteurs que l'Etat maitrise efficacement.

c) Maximaliser le rendement en blé par la multiplication des grains par unité de surface.

d) L'irrigation d'appoint.

e) La fertilisation par l'azote et le potassium et au stade de la croissance printanière le phosphate qui est un levier majeur pour obtenir un blé de qualité et un rendement adéquat.

f) Afin de mettre un terme à la léthargie des périmètres existants du nord des actions de mise en valeur des anciens périmètres Bouna Moussa, et la plaine de Safsaf, Habra, Sig, Maghnia devront être menées, ainsi que la création de nouveaux périmètres notamment dans les plateaux et dans les zones sahariennes lorsque la viabilité durable est avérée.

- En plus des mesures incitatives prises par le président de la République de relever les prix des céréales d'achat des céréales au même titre que le cours international entre dans le cadre d'une politique à long terme avec des objectifs bien déterminés.

Faute d'avoir développé une autre économie pour ne pas être dépendante de ses hydrocarbures, la manne pétrolière doit nous conduire à une autosuffisance alimentaire notamment en céréales.

Nous devons absolument produire 150 millions de quintaux en céréales. Le secteur de l'agriculture doit transformer la production agricole en industrie rentable et exportatrice. Il doit être le moteur de la croissance et du développement des Hauts-Plateaux. Le gouvernement se doit d'encourager tous les efforts en matières agricoles pour atteindre l'objectif d'autosuffisance alimentaire et la création de 50.000 emplois viables chaque année.

L'Algérie ne doit en aucun cas se projeter dans des mégaprojets avec des multinationales sur des grandes surfaces de plus de 500 000 ha pour la production de céréales, pomme de terre, etc. Des expériences similaires ont ruiné les petits exploitants, les petits éleveurs et ont porté un coup rude à l'agriculture en général et à l'environnement ainsi qu'à l'utilisation abusive des ressources hydriques et pesticides en Amérique latine. Ils ont recours aux semences OGM. (Organismes génétiquement modifiés). L'agrobusiness, modèle capitaliste et commercial à la recherche des gains faciles sans se soucier des répercussions engendrées tant sociales qu'environnementales.

L'exemple de l'Arabie saoudite qui a opté pour ce modèle pour produire les céréales est là: de 4.000 tonnes en 1981, elle est passée à 3,5 millions de tonnes l'autosuffisance en blé a été atteinte mais à quel prix ? Des nappes phréatiques épuisées, contaminées, etc. Une situation alarmante qui a amené l'Arabie saoudite à interdire la culture des céréales.

Votre feuille de route Monsieur le Président pour la nouvelle Algérie ordonne l'encouragement des créneaux créateurs de richesse, tels l'arboriculture fruitière et l'apiculture, avec une réduction des prix pour que ces produits soient à la portée du citoyen, et la création d'un institut de l'agriculture saharienne

Elle vise également au développement d'un nouveau modèle agricole et rural, porté par l'investissement privé et l'émergence d'une nouvelle génération de producteurs, ainsi que l'amélioration de la compétitivité des produits agroalimentaires et forestiers et l'intégration des chaines de valeur à l'international.

Elle vise aussi à la modernisation de l'agriculture à travers le développement des filières animales et végétales, l'accompagnement des agriculteurs par un nouveau mode de financement basé sur le crédit mutuel rural, la réactivation de la couverture sociale au profit des agriculteurs, la protection phytosanitaire, outre le développement et la généralisation des nouvelles technologies par la formation, l'orientation et la recherche scientifique dans le domaine agricole.

Elle encourage à la production de la viande locale afin de réduire la facture d'importation, le traitement définitif de la question du manque de lait, l'impératif de mettre en place une politique nationale de stockage des produits alimentaires, ainsi que la résolution du problème d'irrigation, notamment dans les Hauts-Plateaux et le Sud du pays.

L'objectif d'autosuffisance alimentaire et de sécurité alimentaire doit s'inscrire dans une politique globale par l'observatoire scientifique de l'agriculture. Une politique à long terme avec des objectifs bien déterminés :

-La mise en défens des terres

-La régénération des espèces végétales

-L'extension des superficies cultivables

-Création de nouveaux périmètres

-L'irrigation

-Le soutien des prix.

Pour rappel, le secteur de l'Agriculture contribue à hauteur de 12,5 % au PIB et garantit plus de 3 millions de postes d'emploi permanents, soit un quart de la main-d'œuvre du pays. En 2019, le taux de croissance du secteur s'est établi à 4%.

En revanche, malgré l'augmentation de la production agricole la facture alimentaire a atteint plus de 4,8 milliards dollars. La situation alimentaire post-réformes n'a pas fait l'objet d'évaluation, mais les améliorations qualitatives enregistrées par la ration alimentaire. Les réformes économiques et le soutien alimentaire généralisé ont, selon l'enquête de consommation, atténué les effets pervers sur le pouvoir d'achat. «La sécurité alimentaire est assurée quand toutes les personnes, en tout temps, ont économiquement, socialement et physiquement accès à une alimentation suffisante, sûre et nutritive qui satisfait leurs besoins nutritionnels et leurs préférences alimentaires pour leur permettre de mener une vie active et saine. ». Sommet mondial de l'alimentation de 1996

A- Des solutions à inventer pour améliorer les choses Monsieur le Président

- La diversification et l'intensification

Aujourd'hui, nous pouvons dire que La terre est modérément ou gravement touchée par la désertification. Le processus de dégradation des sols continue sur sa lancée, nul n'est en mesure de dire combien d'hectares sont plus ou moins dégradés ou en voie de désertification. La régression des superficies des parcours, la non-régénération des espèces végétales, l'abandon du barrage vert ont fait que le désert avance de façon sûre. La désertification joue un rôle déterminant dans le réchauffement global et les menaces de déséquilibres écologiques. Il faudrait qu'une partie au moins de ces espaces soit confiée à des jeunes habitants de la steppe. Ils représentent la plus précieuse des ressources dans ce combat, car ils connaissent mieux que quiconque leurs terres. En réalité ces populations ont été contraintes d'abandonner leur mode traditionnel d'utilisation du sol, le nomadisme, pour s'imbriquer dans des programmes initiés pour le Nord par le ministère de l'Agriculture (FNRA, FNDRA - Aides et subventions agricoles,). La croissance démographique élevée, le chômage incite à la seule activité, l'élevage sur pâturage dont les conséquences sont visibles à l'œil nu. Selon des sources concordantes, l'estimation du cheptel est de l'ordre de 20 millions des têtes, pratiquement 1 ovin/ha. Le marché est libre, dominé exclusivement par des spéculateurs.

- Association de l'élevage extensif et intensif

1. L'élevage extensif

Le système d'élevage extensif est lié à la terre. L'extensif est ainsi associé à un faible niveau de chargement animal par hectare d'où une faible production que dans des situations intensives. La viabilité économique des systèmes extensifs s'appuie sur une diminution des charges de structures à l'hectare. Des économies d'intrants apparaissent réalisables par une gestion des systèmes fourragers adaptée aux contraintes du milieu et privilégiant le pâturage. Actuellement l'élevage extensif est pratiqué au détriment des équilibres naturels, d'où la dégradation des écosystèmes steppiques.

Les progrès de l'alimentation animale permettent de penser à l'élevage pour la substitution d'aliments (herbes chih l'armoise renferme des flavonoïdes une essence aromatique qui donne un gout spécial a nos viandes de moutons) en croissance animale.

2. L'élevage intensif

L'élevage intensif est une forme d'élevage qui vise à augmenter la productivité de cette activité, notamment en s'affranchissant plus ou moins fortement du milieu environnant.

Ce système d'élevage se caractérise par l'utilisation de surfaces réduites, les animaux étant logés dans des bâtiments fermés, avec une densité élevée de population, et dépendant totalement de l'éleveur pour leur alimentation. Ce type d'élevage se caractérise aussi par le recours important à la mécanisation et par son insertion dans un système économique. Les progrès de l'alimentation animale permettent de penser l'élevage en termes de substitution d'aliments en croissance animale. L'intérêt de ce type d'élevage est qu'il permet de fournir de la viande et d'autres produits (lait, cuir, laine).

B- Des solutions pour améliorer dans l'immédiat dans les Hauts-Plateaux et le Sud

1- Créer des emplois dans les Hauts-Plateaux et le Sud

Une mobilisation des ressources humaines, techniques et financière pour la création de 300.000 emplois pour une nouvelle génération de jeunes pour les Hauts-Plateaux et le Sud. Allocation de chômage pour 3 ou 4 ans plus terre agricole et pâturage et matériel à mettre en valeur au Sud au plus 30 ha, des coopératives d'élevages. (A ne pas confondre avec dispositions permettant une rente de développement politique…) soit 30 ha x300.000 jeunes= 9 millions ha de terre à mettre en valeur grâce a la nappe albienne estimée à plus de 40.000 milliards de mètres cubes d'eau sur le sous-sol algérien.

Sur les Hauts-Plateaux. Des terres arides d'une superficie estimée entre 20 millions et 25 millions ha des terres dont la végétation est rare et le climat implacable et plus ou moins dégradées en voie de désertification un processus de dégradation des sols Les précipitations par an entre 100 mm et 350 mm d'eau. Autrefois une herbe était une des richesses de l'Algérie: l'alfa. Les touffes de ce végétal plus clairsemées avec d'autres herbes «chih l'armoise » sont les délices des moutons et des chameaux.

La création d'un périmètre à titre expérimental pour nos jeunes agriculteurs de pistachiers cet arbuste qui pousse très bien au moyen orient et surtout dans des zones désertiques eu Rafsandjan en Iran. De même qu'il serait souhaitable de planter des manguiers qui n'est pas très gourmand en eau, l'alimentation des arbres doit être optimale qui varient au cours de l'année entre 200-250 mm. Le manguier se développe sur une gamme de sols assez variée qui peut pourquoi pas servir comme barrage vert. Pour être une manne très profitable pour le futur.

En plus des investissements avec des facilitations d'acquisition des terrains, des crédits et des bonifications fiscales sont nécessaire pour développer les Hauts-Plateaux pour:

- La création des marchés à bestiaux

- La création de grands abattoirs avec des chaînes de froid

- D'usines de transformation des peaux

- D'usines des produits de lait

- D'usines des produits cosmétiques

- D'usines de transformation de laine

- Des ateliers d'artisanat (tapis, etc.)

2- Créer des emplois dans le Sud

Pour les jeunes du Sud, sur des terres qui recèlent d'immenses richesses et potentialités, de l'or, des terres rares, du plomb et du fer. Le Sud offre aussi des opportunités pour un développement des filières de production agricoles notamment dans les:

- La création des oasis

- Des périmètres agricoles

- Développement de l'agriculture saharienne

Grâce à son expérience du Sud le Président Abdelmadjid Tebboune préconise un investissement important par la mise en place d'un programme prioritaire pour le développement des régions du Sud dans les wilayas de Biskra, El Oued, Ouargla, Ghardaïa, afin de pérenniser l'amélioration des conditions de vie et des revenus des populations rurales une fois pour toute.

- Activités agricoles

Il faut rappeler ce que Henri Chevalier a dit « l'eau est le moteur des grandes civilisations » dans son livre « Un enjeu pour demain ». Nous avons ce constituant essentiel pour tous les organismes vivants. Cette eau pour la vie sur terre. Nous détenons des réserves pour des milliers d'années. Le volume des eaux contenues dans le Sahara algérien est estimé à 40.000 milliards de mètres cubes. Nous exploitons à peine 1,7 milliard de mètres cubes pour In Salah et Tamanrasset.

L'utilisation rationnelle et durable de la gestion des ressources doit être intégrée comme base pour un domaine d'intérêt prioritaire lié à « la sécurité alimentaire ». Par conséquent, à travers la mobilisation des ressources techniques et financières, et le capital humain doivent être au centre des stratégies de développement agricoles tant au Sud qu'aux Hauts-Plateaux. Toujours est-il que la question reste posée comment utiliser l'eau de la nappe albienne du Sud algérien sans porter préjudice à l'équilibre environnementale, apportant ainsi une alternative possible aux usines de dessalement d'eau, très couteux en énergie fossile.

L'agriculture vise à promouvoir une approche d'autosuffisance dans le cadre de la stratégie de sécurité alimentaire à travers la production et la commercialisation des produits agricoles. Faire face à la rareté de l'eau est considéré comme une autre priorité pour assurer la stabilité et le développement durable des eaux. Il faut sensibiliser les communautés, les agriculteurs et tous les bénéficiaires sur l'importance de la préservation de l'eau pour promouvoir le développement économique et social.

- La phœniciculture

L'agriculture dans les régions sahariennes repose essentiellement sur la culture du palmier dattier dans l'écosystème oasien du fait de son adaptation aux conditions climatiques très rudes. La phœniciculture a été pendant longtemps délaissé. Elle est estimée à 170.000 ha à 200.000 ha avec une production entre 11 à 12 millions de qx.

La variété Deglet Nour représente plus de 50% localisée majoritairement dans les Zibans, le Souf et l'Oued Righ. Malheureusement nos voisins ont profité de nos problèmes dans les années 90 pour inscrire Deglet Nour une appellation d'origine (AOP) labellisée pour leur pays. Ils affirment leur position de leadeur de cette production grâce aux trabendistes. Cette spéculation sur notre variété Deglet Nour avec un packaging personnalisé soigné montre la différence avec nos emballages foutoirs. A quand le holà par notre ministère de l'Agriculture ?

De même que les Hauts-Plateaux, le Sud nécessite des investissements avec des facilitations d'acquisition des terrains, des crédits et des bonifications fiscales sont nécessaire pour développer le Sud pour la création des usines en rapport avec :

- L'or

- Les terres rares

- Le plomb

- Le fer

Aujourd'hui, plus que jamais il faut introduire des modes de production innovants et de nouvelles technologies doivent être développés de façon à répondre aux enjeux nationaux.

Nous sommes parties prenante du programme de l'U.N.C.C.D (United Nation Convention to Combat Desertification) nous n'avons jamais à ce jour profité de ce programme afin de créer des coopératives pour les jeunes. Des superficies des parcours à l'abandon, la non-régénération des espèces végétales, l'abandon du barrage vert, a fait que le désert avance de façon sûre. La désertification joue un rôle déterminant dans le réchauffement global et les menaces de déséquilibres.

Les conditions pour que soient atteints les objectifs de développement durable, semblent difficiles à réunir.

- Activités agricoles au Sud

Des études ont démontré qu'il existe des sols aptes à une mise en valeur estimée à 1,5 million d'hectares et qui sont localisées dans les grands ensembles des anciennes palmeraies. De même que la superficie au niveau du Sud a connu une extension de plus 100.000 ha localisée dans les Zibans, l'Oued Righ, le Touat, le M'zab, le Souf et Ouargla. Nous devrions avec l'eau nous atteler à la création de périmètres de mise en valeur pour les emplois aux jeunes (allocation de chômage plus terre et aide)

- L'arboriculture dans le Sud s'adapte et prospère avec une superficie appréciable de même nous devrions créer des périmètres pour les jeunes avec les mêmes conditions.

- L'élevage camelin qui a été délaissé pendant plusieurs années commence à prendre de l'ampleur par la valorisation de sa laine et son lait miraculeux. Le cheptel camelin est estimé 340 000 têtes. Un encouragement aux futurs jeunes éleveurs dans le cadre de la création des emplois (Allocation de chômage plus cheptel).

L'utilisation rationnelle et durable de la gestion des ressources doit être intégrée comme base pour un domaine d'intérêt prioritaire lié à « la sécurité alimentaire ». Par conséquent, à travers la mobilisation des ressources techniques et financières, et le capital humain doivent être au centre des stratégies de développement agricoles tant au Sud qu'aux Hauts-Plateaux. Toujours est-il que la question reste posée comment utiliser l'eau de la nappe albienne du Sud algérien sans porter préjudice à l'équilibre environnementale, apportant ainsi une alternative possible aux usines de dessalement d'eau, très couteux en énergie fossile.

Cette contribution est une démarche qui facilitera l'élaboration d'un système holistique de lutte contre la pauvreté, dans le cadre d'un programme d'intérêt général décentralisé, pour favoriser une approche bottom-up, afin d'assurer une action conjointe par les autorités locales et la participation active de la population vulnérable. Une insertion dans le système économique pour la réalisation de la sécurité alimentaire et l'amélioration efficace des conditions de vie de l'ensemble des Algériens.

*Ingénieur d'Etat en agronomie, expert international - Président de l'Ordre des ingénieurs experts arabes (ORAREXE) Genève