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Le vrai et le faux

par El Yazid Dib

On n'évolue pas toujours sur un chemin de velours ou un itinéraire plein de douceurs. Il y aura des virages et des pentes. La vie est ainsi faite. Des hauts et des bas sont à surmonter à chaque phase de cheminement. La meilleure prudence est de savoir bien non seulement négocier les virages mais aussi amadouer les pentes qui le plus souvent sont ardus. C'est de ces difficultés d'avancer que surgissent les bonnes volontés de continuer.

Avant ou après son retour, les choses qui semblent bien bouger, ne font en fait que du surplace. Les défis sont monstrueux face à ce qu'avait laissé supposer son absence comme coté contingenté dans la gestion du pays. Un désordre d'information, voire un déficit criard a été constaté. Cependant, suppléant à cette cimentation communicative, l'ordre du jour en a été ainsi immédiatement établi. Remaniement et dissolution.

Si Djerad va partir pour être remplacé par un autre, sera-t-on ainsi dans une situation de démission du gouvernement ? Le nouveau nommé comme tel sera t-il dans l'obligation constitutionnelle de présenter son programme d'action par devant l'Assemblée nationale ? Donc, avis de néophyte ; il ne peut être procédé à sa dissolution avant changement de la chefferie du gouvernement. A charge pour ce gouvernement dont le programme aurait été adopté par l'Assemblée appelée à être dissoute peu après ; de mener les élections législatives anticipées. Là ; nous aurons un gouvernement d'étape qui ne va vivre que jusqu'à l'avènement de la nouvelle majorité parlementaire, issue des nouvelles élections. Un quiproquo qui ne va pas pour autant arrêter la machine d'une feuille de route déjà mise en branle.

Mais bon sang, que se passe-t-il ?

Il y a des choses, énormément de choses qui se disent, se racontent, se facebookent, se twittent et qui laissent plus d'un dans un doute élevé. Qui croire ? Les analystes pullulent, les commentateurs de plateaux aussi. Les écrits, les vidéos circulent. Certains les prennent pour l'absolue vérité, d'autres en trouvent des fakenews. Qui croire ?

La politique s'est entremêlée aux scandales lorsque les limogeages font les frais des fausses cohabitations. Le règlement de compte aurait pris ses diverses formules dans les programmes malingres des différents détenteurs de postes de direction des affaires publiques. La blague, tellement vraie et authentique, s'est transformée en une locution caricaturale d'un humour qui ne fait point rire. L'angoisse frôle l'alarme nationale, tant la plus infime expression politique ou au bas mot sociale entraine les affres des prétoires et la foudre des procureurs. L'on voit encore des fois et des fois, réussir les traînards là où échouèrent les grands managers. La marginalisation et l'exclusion ont emporté dans leur élan le mérite, le brio et l'action , ne laissant le soin du mérite qu'aux seuls critères de la caporalisation et le copinage de bas étages. L'on avait fait semblant de remplir les annales quotidiennes d'un ordre du jour politique mal dressé, eu égard aux grands écarts constatés dans l'hégémonie tant du pouvoir que dans la sphère que l'on nous sommes de dénommer, sans crainte, le gotha des décideurs. La sphère se vide pour laisser place à la domination au coude à coude, Chacun tire les rennes de son coté. La corde risque de se briser au mauvais moment tant qu'aucune bouée de sauvetage n'est en vue ou à portée de main. L'apport de vérité est une aubaine dans la satisfaction de revendications demeurées longtemps enfouies au risque de devenir des tabous inabordables. Les déclarations responsables sont le fruit d'une conviction et d'une conscience. Rien ne s'efforce, rien ne s'impose de part et d'autre, tout se concerte et se converse. L'impasse a aussi des issues. Comme la concertation à ses outils. La sagesse idéale n'est-elle pas un moyen juste, légal et légitime pour aplatir tout obstacle ? Alors qui dit vrai, qui prêche le faux ?

La gestion de l'Etat se confond avec la congélation de nombreuses compétences. Celles-ci, à chaque nouveauté dans la prise de rennes sont fins prêtes pour faire office d'offrande sur l'autel du sacrifice pour raison d'harmonie de méfiance. Elles vont, elles reviennent au gré des familiarités et des aplombs. Le pays est géré d'une façon toute aussi coutumière, qu'il apparaît aux yeux d'autrui souffrir d'un discrédit politique. Le mal qu'emmagasine le plus souvent en silence la forte majorité n'aurait pu faire décider « l'opposition » à plus d'actes et de combat. Celle-ci se confinant dans un veuvage mal en point ou à la limite tend à marquer une présence oppositionnelle de façade à ne voir qu'aux circonstances électorales, n'avait pu hélas remporter les aspirations qu'elle prônait.

C'est encore le brouillard qui plante son décor sur l'amorce de ce début d'année. Rien n'est clair. L'on brouille les pistes sans vouloir parfois le faire, mais à force de ne pas avoir sous la main les outils de ses ambitions ; l'on essaye de créer l'illusion que ca bouge. Le silence et le dit-on demeurent dans ce cas l'unique preuve des désaccords politiques. La transparence n'a jamais était de la compromission. Elle est l'émanation civilisationnelle d'un comportement responsable. Dire, clamer et communiquer la chose publique doit faire partie dynamique de cette démocratie que l'on appelle participative. Alors qu'elle doit être d'abord synallagmatique, c'est à dire qui s'applique à deux parties ; le peuple et ses dirigeants.

A voir l'incertitude, l'hésitation, le flou, l'indécision, l'incohésion et la confusion qui caractérisent le fait national, l'on a tendance à croire qu'il y a quelque chose qui grince dans la machine. L'engrenage n'est plus lubrifié de la même huile. Une huile commune et consensuelle peut être complice mais pas compromettante. Les parties la composant craquent les dents, tandis que d'autres font dans l'immobilisme, l'attente. Rien n'arrange la situation à connaître un semblant de changement. Le mal est essentiellement viral. Pas dans les hommes mais bel et bien dans la doctrine qui fait vivre ces hommes. Le mode de gouvernance. Il est pourtant facile de décanter la situation. Il suffit de dire toute la vérité, rien que la vérité et prendre en charge les mauvais coups de cette sacrée vérité.

Un gouvernement n'est pas un jeu de dominos

A chaque départ de gouvernement, la faillite comme motif d'éviction est brandie. A chaque arrivée d'un autre la solution est annoncée comme imminente. Le circuit valseur et rotatif se perpétue. Gérer un Etat, voyez-vous n'est pas une simple tournée dans une commune où l'on engueule sans coup férir son élu local ou un speech sur la philosophie d'un sachet de lait. Cela exige bel et bien un niveau de discernement, de punch et de fort gabarit. Mais quand l'on a en face, un peuple qui s'apprête à rejeter tout, la mission est presque difficile. Un gouvernement qui se cherche et peine à rassembler ses impossibles morceaux ne peut faire un moteur de gouvernance. Ainsi, la malchance a rattrapé Djerrad juste au seuil d'une apothéose inaccomplie. Il n'aurait pas mérité un tel sort final, s'il avait un tout p'tit peu équilibré son ardeur et su garder sa longitude professionnelle. Une tête gardée froide est toujours utile dans les grands moments de canicule. Mais hélas, les zéphyrs enivrants du siège et surtout les ovations déloyales qui l'entourent en chant de sirènes en font que l'horloge de son ascension s'arrête là, à cette station de l'an II du Hirak.

Djerrad ou un autre, le problème n'est plus de personnes, mais de système. De codification et de respect de celle-ci. Le chef du gouvernement joue t-il un rôle mal défini, exerce t-il une haute fonction de l'Etat ou effectue t-il une simple mission de routine? Le questionnement est continuel. Comme le wali et le ministre ; le chef du gouvernement reste tout aussi indéchiffrable. Son profil n'est astreint en apparence à aucune exigence intrinsèque. Aucun critère, si ce n'est ceux définis ostensiblement dans la constitution où l'on parle de majorité parlementaire ou présidentielle. Il doit faire l'objet d'une faveur de circonstance, d'un rappel historique ou d'une compétence conjoncturelle supposée efficiente pour le moment adéquat. , le chef du gouvernement exprime le résultat d'une majorité politique. Il sort des listes de partis. Il devait faire d'abord l'unanimité en son sein. Dans son propre camp. C'est cette consécration « partisane » et « corporatiste » qui à juste titre devrait légitimer la nomination et octroyer par voie de conséquence une caution fortement morale envers la concrétisation d'un programme. La légalité serait ainsi corroborée. Car si le président de la république est censé rechercher l'amplitude de sa « légitimation » dans les urnes, le chef du gouvernement, n'étant assujetti à nulle élection, devrait néanmoins faire un consensus. Une sorte de deal entre les différents acteurs de la scène politique. Pouvoir et opposition. Toute force confondue.

Ce poste rempli tous les désavantages. Il donne en fin de course un fort sentiment d'aigreur, de nostalgie et de répugnance. Les pauvres Sellal et Ouyahia doivent ronger leurs ongles pour la chute aux enfers des geôles et des humiliations. Le miracle d'un retour subsiste.

Ce gouvernement de Djerrad I et ii restera dans la rubrique du grand humour national hélas désolant. Des ministres qui n'ont pu se sangler allégrement dans le costume offert par je ne sais qui. Sans citer de noms et presque sans exception, tous sont hors-rang ministériel digne d'une Algérie combattante. La culture, la communication, l'industrie, le commerce, alors la justice l'on se la boucle, le tourisme entre autres excellent dans le ratio-haine populaire.

Une Assemblée n'est pas une annexe administrative

Le pays va encore se paver d'une assemblée nationale. Des partis naissent d'autres s'excitent. Les partisans s'affolent et les opposants boudent. La démocratie c'est aussi un face-à-face d'un oui et d'un non. Peut-on provoquer publiquement la question d'à quoi va servir le député ? A bien représenter les citoyens. À défendre leurs intérêts sociaux et politiques. A utiliser sa lourde bourse financière pour les œuvres de bonne charité. À s'éloigner du wali. A ne pas picoler à toutes les cantines gratuites. A éviter le cholestérol des banquets étatiques. A faire taire la grogne émeutière des électeurs. A bien lire et relire les projets de lois et mâcher l'éventuel amendement. A ne pas, dès la première invite du perchoir, lever la main, sans oser quelquefois lever le petit doigt. Eh bien ils se cognent, se refusent l'expression en tentant l'usage de la force des biceps au lieu et place de celle de la conviction et de la tolérance. Si l'assemblée est un mode de gestion communautaire des affaires publiques, toujours en vogue depuis l'humanité, elle a été toujours objet d'enjeux. C'est sa composante humaine qui lui donne les mauvaises nuances et lui cause le rejet. Tout dépend de ceux qui vont agiter son souffle. L'on a vu des assemblées insipides, amorphes à la limite d'une armée composite de fonctionnaires. Obéissants, zélés et bien complaisants. Même le pluralisme politique n'eut pu leur ôter cette fausse hégémonie entretenue becs et ongles par un système trop tendu. La course aux sièges parlementaires, la hargne d'obtenir des fauteuils ministériels ou l'envie chatoyante d'être juché au perchoir de l'APN ou du Sénat n'épargnent personne. L'affichage d'ambitions osées ne se fait plus dans l'opacité du système, il se fait au contraire dans l'embrasement, la clarté et avec précision. Il est de constance que ces gens siègeront à Alger, y crècheront et feront de la figuration au sein de (l'amphi) théâtre où les principaux rôles ne sont détenus que par ceux, en dehors de la scène, qui les ont mis en orbite. La bonne rétribution par la grâce d'un trésor public mis à contribution sait faire figer les luettes et clouer les becs.

On ne sait intelligemment ce qu'apportera de nouveau ce nouveau code électoral. S'il n'agit pas dans le noyau du « candidat » , la procédure électorale, ses phases de souscription, de contrôle, de dépouillement etc.... n'auront aucun impact. Il faudrait profiler à l'extrême le personnage de ce « candidat » mettre des pré-requis, provoquer des engagements sévères, amoindrir l'immunité, réduire les salaires, éviter les privilèges, le rendre un représentant du peuple quoi ? Le poste que procure la députation n'obéit autrement dit, à nulle circonspection si ce n'est celle de savoir à quelle caisse de retraités, dans cinq ans ; faudrait-il piocher les arrhes et les dividendes engrangés par l'occupation d'un siège dans le cénacle des automates goulus et inassouvis.

Le dialogue Présidence/Partis n'est pas une pause-café

Ce qui est étonnant et quasi-populiste dans l'ouverture de ce dialogue, c'est que les partis majoritaires FLN et RND ne sont pas de la mise. Pourquoi ? Ils sont bien là, présents, en hommes et structures à travers tout le pays. S'ils sont indésirables – et ce qui est généralement avéré- que l'on prononce juridiquement leur interdiction. Ces partis dits de l'alliance présidentielle ont été déjà exclus de tout dialogue avec la commission que présidait Karim Younes. L'on argumentait que cette exclusion serait une revendication populaire. L'on ne saurait pas assez sur ceux dits d'opposition, si toutefois ceux-ci avaient une certaine apparence d'existence. Ceux reçus ou en voie de l'être, ont été tous un jour ou l'autre des pièces dans le jeu de « l'ancien système » - pour ne pas dire toujours le même- Puisque ces partis étaient derrière tous les mandats de Bouteflika, qui par sa participation aux élections organisées, qui par soutien, qui par abstention positive. Ils sont par ricochet indésirables dans la construction de l'après-Bouteflika. Cette nouvelle Algérie dont rêve tout le peuple et qui s'est projetée dès le 22 février et qu'avec la compromission, la désinvolture et la propagande de ces partis , elle s'est laissée choir dans les abysses de la médiocrité. Les diplomaties politiques qu'offrent les techniques du dialogue favorisent tout rapprochement, tel qu'il a été ingénieusement expliqué par le FFS. L'essentiel reste le partage de responsabilité de par la concertation flexible, modulable et sereine.

L'on peut néanmoins admettre qu'un pré-requis de critères conditionnels soit dressé. Que ces partis déclarent en primo et solennellement s'inscrire dans la mouvance du Hirak, de bénir et mettre en exergue les revendications populaires et surtout de désavouer les pratiques de l'ancien régime, en faisant une espèce de mea-culpa. Les plaidoiries déculpabilisant devraient foisonner chez eux. Ils sauront, audacieux qu'ils sont, avoir le verbe pour difficilement se déresponsabiliser des gabegies et des basses besognes commises le long d'une double décennie. Ils trouveront dans la menace, le chantage, l'influence, la domination, l'infiltration pas mal de subterfuges pour ce faire. Secundo, leur appellation, abréviation, initiales doivent être bannies à jamais. C'est sur ce plan de la résonnance et de la phonologie, en dehors de leur substance politique, que le peuple ne veut plus entendre, ni voir aussi se répéter ces indications, noms, sigles, dénominations ou génériques. Juste à les prononcer une nausée vous prend à la gorge et vous fait rappeler le temps des cerises amères. A cet effet, il y a lieu de manipuler modificativement et par ordonnance la loi sur les partis, rendant impératif le changement de dénomination, d'ici à un délai très court, de tous les partis agrées au 22 février. Ainsi un nouveau paysage structurellement politique naitra ou au moins donnera la sensation que nous sommes déjà dans le commencement d'un changement. Un climat quasi-prometteur. Tercio, et c'est le plus fondamental, écarter par la force de la même loi organique sur les partis, avec un truchement de dispositifs toute personne responsable, membre d'une direction politique, partisane, syndicale ou associative, élue nationale ou locale ayant sous l'égide de ces organisations fait à l'excès l'apologie du cadre, brandi ses fausses vertus ou appelé avec exagération à son maintien. Il y aura tout de même des personnes qui ont su garder une distance, une certaine retenue, voire une opposition vague et muette. Nous aurons en finalité, par cette illusion, des partis réaménagés, des personnes neuves.

Le Hirak n'est pas un épouvantail, il est une « bénédiction »

Alors pourquoi l'Etat semble épouser l'habit d'une peur ou d'un hérissement face à cette bénédiction qu'il a en lui-même attribuée ? Si cet Etat est l'expression de la souveraineté populaire , rien ne viendra l'empêcher pour être un facteur encourageant à sa maturité. Certes, l'on soupçonne qu'il n'est plus un mouvement plein d'ardeur et de sincérité citoyenne tel que venu à ses premières heures, Il demeure toutefois une idée nationale qui se perpétue à se mettre en œuvre. Kherrata, Khenchela ou toutes les villes font un beau pays d'un peuple si généreux et rebelle qu'il bat le contretemps et refuse à travers tous les temps de rester assis contemplant sa détresse ou ovationnant les concepteurs de son malheur. Il existe encore dans le paysage politique les relents fétides toujours actifs de la Issaba. Parfois ils sont dans le noyau dur du système, sinon agrippés à ses périphéries. Le Hirak, idée ou concept révolutionnaire est né pour balayer la mauvaise odeur qui s'est répandue des années durant. L'on n'a pas idée d'avoir peur. Il suffit de remémorer les doléances initiales non encore satisfaites et les revendications pendantes pour que le ciel s'éclaircisse et la terre Algérie s'étale à tous ces enfants. C'est quand l'opinion politique ne sera pas punie que l'on dira que le pays va bien. C'est quand les prisons ne seront réservées qu'aux bandits et malfrats que l'on dira que la justice va bien. C'est quand le champ médiatique public et privé sera ouvert à la contradiction d'avis que l'on dira que le droit à l'expression est garanti. C'est quand l'on verra le citoyen heureux que l'on dira que le bonheur est général.

Le 22 février n'est pas une date figée et immobile. Ce n'est pas une journée, mais tout un avenir rédempteur qui se pointe sans discontinuité à l'horizon d'un radieux rêve de jeunesse. Pourvu qu'il ne se fasse pas surplomber par les aigris et le contre-révolutionnaires.

La crise de légitimité, la méfiance quasi générale, le désespoir, la désespérance, le défaut de projet viable ont gagné sans tergiverser le cœur d'un gouvernement rejeté tant ses membres sont de nature à faire horripiler leurs propres adeptes, ils se sont renforcés dans l'invalidité représentative. Le discours officiel d'un porte-parole à contre sens de l'histoire actuelle ne rapporte rien. Le peuple ne croit plus. La simple croyance reste uniquement dans tout ce qui est palpable. Pas dans la parole ni dans l'agencement des jours moroses qui ont pu investir le grand espace de la masse populaire. Cette masse que l'Etat peinait à définir ne sachant plus comment calculer la moitié des choses. Elle est ainsi devenue un ton et une humeur.

C'est encore dire que le Hirak n'est pas exclusivement la société civile ,cette mauvaise invention qui ne se fait vivre que par subventions et qui chez nous n'est qu'un cartable, un cachet et un agrément. Son rôle, hélas est loin d'être celui de ses origines. Ni un groupe, ni une organisation, ni un parti, ni un clan, Il n'a aucun propriétaire, sauf ce souffle national qui émane des profondeurs de toute une population avec sa diversité et son pluralisme doit-il cependant être encadré, plus organisé, moins anonyme et impersonnel ? L'avenir le dira.