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Une philosophie de la jeunesse algérienne ou la négation du non

par Rachida Kalfat Rostane*

La réflexion philosophique chez la jeunesse algérienne est d'actualité et pose une véritable interrogation, celle du : «COMMENT s'accrocher ?» Et ses manifestations vont poser ce problème. Comment s'accrocher à un système ? Un questionnement né d'une négation qui alimente la crainte face à leur avenir donc celui du pays, qui répond à une réplique, qui invoque le changement de TOUT ! «yarhlou ga'3....yatnahaw ga'3».

Comment, suite au règne des incertitudes, qu'allons-nous faire à court terme pour apporter des solutions immédiates aux difficultés de l'Algérie?

Or, la meilleure façon de préparer nos jeunes à la société de demain n'est-elle pas plutôt de les équiper avec les outils de réflexion et de connaissance de soi qui les aideront à faire face à l'incertitude et soutiendront leurs choix pour garantir un devenir nouveau ? Il y a, que le Jeune Algérien, pense la vie, La VIE DANS SON PAYS ET NULLE PART AILLEURS. Il invoque le changement par la déconstruction et la Négation du Non : Non à la violence pour dire non à la violence de l'État !

Qu'est –ce à dire ? Que nos jeunes ont fait l'éloge du NON qui nous révèle une réalité par leur calme, la paisibilité à l'intérieur d'eux-mêmes, pour faire émerger des solutions avec confiance et sérénité et aboutir à l'émergence d'une Algérie Nouvelle. Leur degré de contrôle sur les événements les rassure et ils ne sont plus spectateurs mais acteurs de ce qui se passe. Le spectacle de la rue les a rendu acteurs et ils ont semé les premières semences en faisant confiance à la dynamique de croissance des premières graines de ce 22 février 2019.

Certes, jusqu'à l'heure nous ne savons rien, car la valeur du doute a paralysé la production d'idées pour une honnête représentativité de tout le peuple algérien. Le plus haut niveau de leur citoyenneté a confirmé leur PATRIOTISME, et les autorise à accepter le doute et les incertitudes que de s'accrocher à des certitudes qu'ils rejettent. Ces incertitudes philosophiquement sont très positives car elles créent le changement et le changement à son tour crée des incertitudes. Une dialectique de taille qui permet à l'incertitude, une certitude pour le changement.

L'attitude de notre jeunesse algérienne est une attitude à PENSER UNE ALGÉRIE NOUVELLE, AVEC UNE POLITIQUE HARMONIQUE basée sur l'amour-amitié. Et à nous de rappeler à nos jeunes algériens cette devise prémonitoire de notre cher Augustin d'Hippone, né il y a de cela 1665 ans à Tahagaste (l'actuelle Souk Ahras) « Aime et fais ce que tu veux» , devise réanimée par le hara'k , en affirmant fermement notre amour pour notre Algérie et l'amour entre Algériens. Cette pensée-devise augustinienne soutient l'idée que «celui qui possède l'amour, peut agir en toute liberté car il ne peut faire le mal». khawa khawa, n'est autre que cette devise héritée de nos ancêtres philosophes antiques AMOUR-AMITIÉ-FRATERNITÉ rebaptisée par ce parallélisme des trois scandes de khawa khawa dans la rue et sur nos écrans : Le Peuple - L'Armée - la Police.

Ce message que notre jeunesse veut transmettre à tous les Algériens et au monde entier contenu dans «khawa khawa» est cet amour désintéressé à la Augustin qui doit inspirer les gouvernants et les gouvernés et comprendre que le pouvoir n'est que dépositaire et non propriétaire. Khawa khawa est devenu un concept, le servité de notre Cité pour l'intérêt du peuple algérien, car, le commander c'est d'abord le servir et lui assurer la paix et non l'inverse, grâce à cet amour qui assure l'unité du peuple et ne le divise pas. Il est clair que les algorithmes participent à cette Négation du Non que le leader politique c'est LE PEUPLE et que les règles du politique y compris le rejet des partis politiques ne sont plus à l'ordre du jour souvent nés du système lui même, ne sont plus dans l'air du Temps et ne répondent plus à la vision de la pensée contemporaine moderne dominée par l'Economique. Une conceptualisation nouvelle du «politique» que tout doit changer en fonction des mentalités algériennes nouvelles qu'il faudrait aussi rééduquer. Telle est une des missions du HARAK comme :

- Renverser la perception pour lutter contre un système qui est le gérant même de cette démolition de notre jeunesse.

- S'unir dans le multiple et nous unifier dans notre multiplicité. Le hara'k, rassembleur de tous les algériens a fait tomber les barrières : plus de régionalisme né du syndrome colonial français. Un peuple Uni pour une Algérie UNE et se méfier des dérapages de tribalité (chaoui, mzabi, nayli, sebdawi, qbayli, tlemçani ...), de religiosité (ibadites, azraqites, sufrites sunnites, shiites et LAÏQUARDS...) et de dérapages langagiers (tashawit, tamzabit, ta shelhit, tasofit, tafinight, tamazight, taqbaylit, ta3rabt et tarumit....).

- Témoigner d'une cohésion vivifiante dans notre vie sociale et réussir une communauté amicale et fraternelle dans le sens de «Umma». Les images parlent d'elles mêmes et foisonnent sur nos écrans pour signifier au monde entier que le hara‘k a donné l'aubade dans la même mesure et le même intervalle harmonique d'unisson parmi les plus petits aux plus grands: L'ALGÉRIE N'EST PAS L'IRAK, NI LA SYRIE, NI LA LYBIE...Ni.... Une négation d'un printemps arabe chez nous pour une négation de la pensée internationale occidentale qui tient à tout prix à faire du hara'k une révolution oxymorique « révolution heureuse, et révolution verte» !

- Rappeler au monde l'effet d'une anamnèse produite par cette situation objective du Hara'k. Ou l'Occident n'a rien compris ou feint de ne rien comprendre, ou bien est-ce une démarche machiavélique à détourner l'esprit du Hara'k et insérer dans le crâne de nos jeunes qu'il est temps de s'acheminer vers une révolution et ensanglanter les écrans du sang de nos Algériens. Ce que rejettent nos jeunes est bien loin du sensationnel. Ils sont dans le passage à l'acte dans sa dimension lacanienne et phénoménologique ou aristotélicienne dans le sens de cette puissance à mettre en mouvement le hara'k pour un réel changement !

Comment l'avons nous perçu? D'abord dire que tous les âges étaient dans la rue mais que notre jeunesse reste notre public privilégié. Or, réfléchir sur notre jeunesse actuelle a souvent formé un «problème», comme si on ne savait pas quoi faire d'elle, parce qu'elle a été soumise au Principe de Désorientation. Nous avons aussi souvent entendu dire que nos jeunes ont ce côté irascible et voilà qu'ils nous témoignent depuis le début, qu'ils savent maîtriser leur moment du bouillonnement et nous prouvent qu'ils sont des jeunes adultes mûrs, capables de se saisir de ces arguments qui leur procurent une sensation d'ivresse très forte. Comment :

- Par leur plaisir de réfuter et surtout de composer des paradoxes de mettre mal à l'aise le système ce qui leur permet de prendre goût de plus en plus infatigablement et inlassablement à maintenir le spectacle de la rue dans une ambiance festive, civique et écologique. Nous signifier leur conception de l'existence n'est autre que leur passion pour leur PAYS qu'il devienne PUISSANT.

- Par leur projet dans la satisfaction immédiate de leur réflexion philosophique qui est de concrétiser un programme «politique» pour ouvrir de nouvelles voies en conformité avec le progrès, la modernité et les nouvelles technologies. À nous de nous inscrire aussi dans la vision FUTURISTE de notre jeunesse...afin de ne plus être en décalage avec le devenir des Hommes!!!!!

- Par leur comportement au service de l'éthique et des valeurs morales allouées à leurs manifestations pour décréter UNE NOUVELLE RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE celle DES VALEURS bien loin de toute deuxième république et qu'il est temps d'annihiler ce concept mimétique occidental (échec de la 2ème république en France sous Napoléon III). Et ainsi affirmer à nos jeunes qu'il ne s'agit pas de deuxième république en référence aux constitutions antérieures algériennes et bien avant 1962.

- Par leur ténacité dans le rejet incontestable d'un esprit vide dans un corps mort et nous serons à leurs côtés pour leur donner les instruments intellectuels. Les jeunes nous ont réclamé par des slogans, par des appels qu'ils attendent de nous de les aider à s'orienter dans le présent incertain et les inviter à se transformer eux-mêmes, pour changer la vie en leur fournissant tous les outils de la réflexion pour leurs interrogations.

- Par cette formule injonctive «Ahna hna we terhlou ga3» nourri par cet élan de DÉCONSTRUIRE , les jeunes ont acté la naissance d'un projet nouveau d'éducation et de pédagogie contenu dans cette philosophie du «besh netrabaw ga'3» , une volonté d' activer les circuits d'une dynamique nouvelle celle de RECONSTRUIRE NOS VALEURS pour Fonder la République Algérienne des Valeurs. Celle de l'intégrité et de l'honnêteté.

- Par cette sensation d'esprit inventif qui acte des idées et des relations nouvelles entre tous les algériens pour une nouvelle cosmologie politique contrairement au système qui valide son action à des fins économiques étrangères aux nobles valeurs aristocratiques. Cela transparait manifestement par leur présence dans la rue qui témoigne qu'ils sont loin d'être dans une lutte féroce pour l'argent, pour le plaisir immédiat pour le pouvoir ou pour l'immédiateté de mener la belle vie.

Bien au contraire, le plaisir de leurs pulsions immédiates de la Négation du Non s'inscrit dans cette affirmation de l'immédiat temporel loin de toute matérialité qui est totalement délié de ce terreau fertilisant de leur passage à l'acte très présent dans leurs apophtegmes chargés de figures de style très riches et très opérationnelles à travers cet outil de taille : L'ironie ! L'ARME par excellence la plus redoutable de la pensée pour railler intelligemment et scrupuleusement une gouvernance transformée en Contre Pouvoir.

L'ironie, arme exceptionnelle, est prise en charge par nos amtha'l al sha3biya al jazairiya, une preuve indiscutable que le peuple algérien baigne bien dans son riche patrimoine linguistique pour dénoncer, se moquer du système afin qu'il se disloque de lui-même, qu'il s'éparpille, et qu'il est un non sens aujourd'hui. Nos jeunes Algériens ne veulent plus d'un avenir invisible et obscur et ils le manifestent par cette dénonciation ironique qui est un appel à changer le pays, à réinventer l'Algérie dans tous les domaines.

Le caractère inventif des slogans et son rôle de réanimateur de notre langue algérienne, à travers les caricatures, les analogies, les expressions métaphorisées, les antiphrases et les termes bien onomastiqués de nos manifestants est né de leur propre imagination, symbole d'inventivité, de fécondité de l'esprit critique et de créativité de l'Algérie Nouvelle, un signe d'espérance et un refus de l'établi et de sa constitution.

- Par le concept du hara'k lui même inscrit dans les valeurs humaines, la dignité humaine des valeurs morales en aucun cas il ne peut se faire avec violence. Loin de toute idée de révolution, il est l'écho de Silmiya Silmiya scandée par des millions d'algériens sur tout le territoire national, reflet d'un comportement nouveau, d'une attitude nouvelle humaine NON VIOLENTE.

C'est une utopie futuriste de nos jeunes Algériens à encourager, qui s'oppose à l'utopie de la mondialisation sauvage, terreau de la dé citoyenneté et au verrouillage des valeurs républicaines. D'ailleurs la gouvernance existante a t-elle compris le concept de silmiya exigée par notre jeunesse algérienne qui a occupé la rue sans violence. Silmiya est l'antipode de la violence. Or, une révolution est toujours violente aussi bien étymologiquement que juridiquement que sociologiquement. Silmiya Silmiya, est cette NÉGATION ÉVIDENTE DE TOUTE FORME DE RÉVOLUTION. Tous les slogans sont logés dans ce discours de silmiya simiya khawa khawa et nos jeunes ont mieux compris que les adultes qu'il est temps de dépasser les schèmes des pensées classiques des révolutions antérieures nourris de violence et de terreur.

Nos jeunes ont compris qu'ils sont dans une vision futuriste de la pensée et ils ont saisi que la MODERNITÉ est dans l'air des temps nouveaux aujourd'hui et dépassent les systèmes devenus archaïques et dépassent les révolutions autrement. Nos jeunes ne veulent pas de RÉVOLUTION. Nos jeunes ont compris que LES RÉVOLUTIONS SONT RÉVOLUES DEPUIS longtemps déjà. Le monde a assisté à l'évolution de la pensée nouvelle de notre jeunesse algérienne, un procédé nouveau celui de SILMIYA SILMIYA totalement opposé à toute idée de révolte pour défendre la volonté contre la nécessité. Pour nous signifier à nous particulièrement et pas simplement au monde qu'ils sont des CITOYENS PATRIOTES et qu'ils participent au respect DES VALEURS RÉPUBLICAINES.

- Par la force et la rationalité du hara'k en accouchant de la Négation du Non un support de réflexion adapté et adopté par notre jeunesse, à signaler que le régime dominant sera abattu par ses propres appareils d'où une volonté inconditionnelle d'une politique indépendante du pouvoir politique si le concept de politique existe puisque il est travesti par l'économique et les jeunes le savent. Nos jeunes ont déclaré par leur prise de conscience que l'État est mort d'où l'urgence de reconstituer les fondements de l'État –nation et d'imaginer, voire inventer d'autres modes de socialisation.

La Négation du Non est ce Contre Pouvoir sans contre pouvoir, d'où ce silence qui fait l'objet d'un silence et notre jeunesse est animée par cette volonté de le rompre. Comment ? Lorsque le temps devient le principal ennemi pour composer une représentativité de notre peuple et qu'il n'y a plus de retour. RASSEMBLER doit être le mot d'ordre en laissant de côté les règlements de compte. L'État a peur et sa violence par le silence est motivée par la peur de ses dirigeants. Alors que dire ? Aujourd'hui le pouvoir est-il entrain de développer des stratégies anti-hara'k et espérer un constat celui d'une société ingouvernable ? Alors ....que faire ? L'espoir étant, le combat continue à travers des actions comme celles de certains complètement isolés. Mais Il est clair qu'un rassemblement républicain urgent doit maintenir le hara'k. C'est une évidence.

Cela nous permet de percevoir que le repère du peuple n'est nullement aboli même si dans la complexité de ses circuits, nos jeunes ont besoin de guides et réclament ces guides qui lui indiqueraient les chemins lui permettant de se construire souverainement autant que d'imaginer paisiblement leur avenir. La jeunesse algérienne nous interpelle afin de lui faciliter de «Penser l'Algérie Nouvelle». Ces guides sont ses élites ! Or le drame est que le manque de visibilité de nos élites ralentit le processus qui mène au débat d'idées. À ce sujet, et en tant que produit arkounien d'une part et héritière par ma formation de la pensée badisienne et ibrahimienne d'autre part, j'invite notre communauté intellectuelle à une immersion immédiate dans leur intellectualité politique. Arkoun, Badis, Ibrahimi, et d'autres encore et ils sont nombreux sont des visionnaires, leaders de la pensée analytique de notre société algérienne et ne pourront que saluer glorieusement d'une manière prométhéenne notre hara'k et nous interpeler par leur pensée discursive :

- Que le hara'k doit enfanter l'élite.

- Qu'il est impératif de mettre en place «une République Algérienne des Elites»

Notre jeunesse s'y prête, conformément au principe d'introduction durant cette phase de transition pour préparer les prochaines élections. D'abord, pour cette première étape afin de préparer les premiers fondements d'une République Algérienne et s'acheminer ensuite avec nos capacités de produire des idées vers une RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE à laquelle nous accouplerons un nouveau concept tant attendu par notre peuple et tant contrôlé par l'International Occidental. Concept en situation fœtale et embryonnaire au nom du principe de vigilance et au nom de ses enjeux, qui évolue vers des propositions que le PEUPLE DÉCIDERA LUI MÊME DE CHOISIR ET D'ÉLIRE.

Aujourd'hui donc, place à l'urgence pour développer une nouvelle conception d'une Algérie Nouvelle et ralentir la rumination de l'état existant qui répond à une autre phase de notre processus pour décider d'une justice immanente ou de s'en remettre à une justice divine afin de ne point compromettre la Négation de l'Algérie existante close et sclérosée avec ses modes de corruption et tout le reste.

Notre jeunesse a compris que l'émulation politique est éteinte par le biais de nos partis politiques dans l'incapacité totale de produire des idées. Et les jeunes ont compris qu'ils sont gouvernés sans démos et sans cratos basé sur une politique instrumentaliste qui chasse les idées y compris auprès des ACTUELLES oppositions qui animent le hara'k avec beaucoup de mollesse sous forme d'une pseudo-opposition, une opposition de l'ancien système retoquée par une dynamique enthousiaste semblable à ce Chant des Sirènes. Mais le peuple n'est pas dupe et il saura contourner toute controverse au moment des choix de ses élites. Sauf, que pour le moment, la gouvernance joue sur le VIDE d'une représentativité politique et le peuple algérien attend tout en cherchant à répondre à ce vide car le vide est entretenu afin d'encourager l'indifférence citoyenne.

Or, la réalité est de ne pas perdre de vue qu'aujourd'hui notre jeunesse a donné le goût à la vanter et à être fière sans ambivalence aucune. D'ailleurs leur unique question philosophique de la Négation du Non persiste à nous démontrer à travers leur discours inventif de plus en plus structuré pensé et réfléchi par des slogans encore plus évolutifs et des apophtegmes proches des maximes à la Rochefoucauld, adaptés à des métaphores plaisantes, et animés par une créativité intense de CALEMBOURS et d'HUMOUR, à l'image du ridicule de la scène politique actuelle .

Pour que le hara'k ne s'essouffle pas les vendredis durant cette pleine période transitoire et que les jeunes se revitalisent afin de ne plus vivre leur mort par une éventuelle usure et une dévitalisation du corps, il est de continuer à dénoncer la déchéance d'un système révolu et annoncer par un impératif catégorique kantien l'émergence de notre pays. Nos jeunes ont prouvé par leur maturité que l'utilité d'abrutir la jeunesse ne peut plus fonctionner. Comment donc ne pas reconnaître leur Philosophie pleine de charme retrouvée dans leur endurance ? Comment ne pas saisir leur volonté de poursuivre l'entretien philosophique lorsque le politique est mal défini ! Or, «Là où la volonté de puissance fait défaut, il y a déclin» ! Comment ne pas prendre en compte leur volonté de puissance pour leur apprendre à savoir se défendre en valorisant leurs actions à partir de Selmiya Selmiya ...Khawa Khawa !!!!!!

* Dr en Anthropologie Philosophique - Département de Philosophie - Université de Tlemcen