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Quand la recherche de l'audimat et du sensationnel de la «télé poubelle» éclipse morale, éthique et déontologie !

par Abdelkader Khelil*

Les séries qui se veulent divertissantes comme la « caméra cachée » sont devenues dans l'Algérie de l'impéritie et du formatage des esprits, l'apanage de cette « télé-poubelle » bizarrement tolérée. Des émissions où les gens piégés sont mis dans des situations extrêmes avec en sus : l'humiliation, l'invective et le harcèlement, incitent à la délation et encouragent certains esprits haineux à chercher des poux dans la tête de ceux qui ne leur ressemblent point.

En gardiens du temple du « layadjouz » dont ils usent et abusent à volonté, ils ont vu ce soir là en la victime expiatoire d'un divertissement somme toute abrutissant et bêtifiant, cette « vermine » ennemie qui parce que ne répondant pas aux canons d'une certaine idéologie rétrograde et malsaine, mérite le châtiment qui lui est infligé au cours d'une émission de véritable torture morale et d'inquisition moyenâgeuse qui n'en finissait plus ! Mais dites- moi, c'est quoi ce délire ?

Selon l'analyse du philosophe français Bernard Stiegler, Fondateur-président du groupe de réflexion de l'association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit « Ars industrialis », directeur de recherche et d'innovation au sein du centre Georges-Pompidou, l'importance accordée aux jeux violents et par extrapolation à la « caméra cachée » chez-nous, conçue sans un brin d'intelligence ni une once de professionnalisme – pas celles hilarantes, des artistes d'autrefois qui savaient faire rire leur public avec finesse et sans outrer leur conviction, leur morale et leur esprit rationnel - vient de la place plus globale qu'occupe la télé dans la vie quotidienne de chaque individu et de l'interactivité de cette boite à images non triées, du tout venant.

Plus que tout autre média et plus particulièrement chez-nous, la télé-réalité capte l'attention et stimule fortement les sens des gens en permanence, parce que devenue le centre d'intérêt de leur misérable et unique divertissement par alternance avec des émissions de cuisine mettant en scène des «Top chefs» bedonnants, étalant leurs ingrédients et matière grasse par excès. En France, la «télé-poubelle » bien que loin d'égaler la notre en horreur et sénilité, est apparue au début des années 1980 lorsque débute la libéralisation des médias, dépendante des recettes tirées de l'achat d'espace publicitaire par les annonceurs. Sentant la bonne affaire, les chaînes privées se livrèrent à une course effrénée à l'audimat et s'emparèrent de manière mercantile du domaine de l'intimité, de la vie privée des gens et de l'image spectaculaire.

Tout est alors permis ! En 2010, une polémique éclate dans les médias français à la suite de la diffusion, sur France 2, du documentaire : « Le Jeu de la mort », ce test scientifique déguisé en jeu télévisé où des candidats croient infliger des décharges électriques à un concurrent. Cette expérience avait pour but de démontrer si besoin est, la soumission au pouvoir grandissant du petit écran. La diffusion du programme relance le débat au sein de l'intelligentsia sur l'objectif véritable de ce type d'émissions et de leurs effets dévastateurs sur les mentalités. Dois-je rappeler au passage, les propos controversés de Patrick Lelay, ex-PDG du groupe français privé TF1 qui, interrogé parmi d'autres patrons dans un livre : Les dirigeants face aux changements (Editions du huitième jour), affirme en 2004 que selon lui « à la base, le métier de sa télévision, c'est d'aider Coca-cola par exemple, à vendre son produit (…).

Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Les émissions télévisuelles ont justement pour vocation de le divertir et de le détendre afin de le préparer entre deux messages, à être réceptif. L'objectif recherché est dit-il, de nous : « vendre du temps de cerveau disponible à la publicité ? »

Tout est dit et synthétisé on ne peut plus claire et explicite ! Ce qui importe, c'est de se faire de l'argent, toujours de l'argent en utilisant la crédibilité de gens reclus, accros à cet écran dont ils n'arrivent pas à s'en défaire combien même ils l'auraient souhaité. C'est ce mode opératoire qui a été reproduit chez-nous au titre du libéralisme débridé et non régulé, avec l'ouverture du champ télévisuel aux intérêts privés, le plus souvent « off shore » sans chercher à ménager les esprits attachés aux valeurs de notre société et l'intimité des familles algériennes touchées bien souvent dans leur honneur, surtout lorsqu'elles sont rassemblées au moment du f'tour en ce mois sacré du Ramadhan. Et comme pour tout le reste, force est de constater que ce divertissement qui infantilise est conçu de façon bête, par mimétisme et dans la précipitation. Il est servi à une société algérienne désabusée que des esprits indigents et peu regardants sur ses valeurs fondatrices, essaient de la remodeler à leur façon selon leurs propres intérêts mercantiles et leurs fantasmes les plus délirants, en procédant par touches successives de « copier-coller » en tout, comme-si cette entité du parfait vivre-ensemble d'autrefois, n'avait pas ses spécificités et ses propres règles !

Plus grave encore, tout cela est conçu et mis en œuvre en faisant sciemment abstraction de l'état de sa convalescence, elle qui sort difficilement d'une décennie noire traumatisante et destructrice qui a impacté considérablement sa mémoire collective par les horreurs commises, sans pour autant que nous soyons arrivés à en extirper les germes dormants de sa reproduction. Attention ! Le danger latent est toujours présent, lorsque nous savons que ceux qui sont nés entre le début de cette période tragique des années de braise et l'annonce de la réconciliation nationale, ont aujourd'hui entre 15 et 27 ans, autrement dit, cette frange importante de la population par son nombre, de surcroît fragile au plan psychologique et s'adonnant de plus en plus à la drogue, alors que c'est sur elle que repose l'avenir d'un pays à la recherche de l'apaisement nécessaire pour se développer et s'insérer dans le concert des nations dites émergentes …

Avec ça, et faisant fi de cet enjeu majeur, le divertissement proposé n'est conçu que comme une source génératrice de richesses pour ses promoteurs parce qu'adossé à la publicité offerte avec générosité par les pouvoirs publics. Oui ! Le reste importe peu ! L'Algérie n'a d'importance aux yeux de tous ces esprits mercantiles, que parce ce qu'elle offre d'énormes possibilités et opportunités pour se faire de l'argent ! Oui ! De l'argent et encore de l'argent ! Au diable l'éthique, la déontologie, la morale et les vraies valeurs, doivent-ils se dire en ingrats ne sachant pas ou ne voulant pas faire l'effort nécessaire pour concilier leurs intérêts égoïstes avec ceux fondamentaux de leur pays, ne fusse qu'en contribuant comme tous les salariés au Budget de l'État, en payant honnêtement leurs impôts ! Il n'y a pour eux, que le gain facile qui compte. Ils croient maîtriser la trajectoire de leurs grandes fortunes bâties rapidement et le plus souvent sans aucun effort réel, ni risque pris, sans penser à l'avenir fait d'impondérables et d'aléas à surmonter ! Alors ! Pourquoi cette méprise ?

Nullement perçu comme instrument d'émancipation et d'éducation de la société, le petit écran dévoyé se serait substitué à la vie intime et aux structures sociales traditionnelles telles que : l'école du savoir, le théâtre de l'éveil, le sport formateur, la morale véhiculée par la religion de la tolérance et de la « Wassatiya » pratiquée par notre peuple depuis près de 15 siècles, les valeurs d'une nation unie, solidaire et pratiquant la politique du seul intérêt général… La « caméra cachée » qui nous est servie copieusement chaque Ramadhan est faut-il le dire : débile, simpliste, démoralisatrice, scandaleuse, ignare, douteuse et néfaste sur le plan idéologique. Ses producteurs n'hésitent pas à s'appuyer essentiellement sur les clichés, les raccourcis et les caricatures en annihilant chez le téléspectateur tout effort et faculté critique ou intellectuelle.

Ce dernier est pris pour un simple demeuré, consommateur boulimique d'images et de spots publicitaires qui finissent par impacter négativement son cerveau. Cela fait de lui un être totalement captif des bêtises systématiquement distillées par doses successives et dont-il aurait pu s'en passer largement, s'il avait songé un temps soit peu à prendre plutôt un livre, à s'imprégner des vrais préceptes de l'Islam tolérant, à exercer son esprit aux joies des mots croisés, à faire des exercices sportifs ou même à piquer un somme réparateur qui lui aurait évité de se sentir encore une fois plus petit, pour ne pas dire plus bête que la veille, s'il n'avait pas regardé cette « télé-poubelle » de malheur.

Immoraux et très violents, ces « divertissements » de mauvais goût sont à considérer comme hérités des jeux de la Rome antique avec dans l'arène : des gladiateurs esclaves et des lions. Ils sont de ce fait, un facteur qui encourage la régression culturelle dés lors qu'ils occupent l'essentiel du paysage audiovisuel, où de par leur caractère débilisant, ils ont tendance à enfoncer davantage notre population dans l'ignorance et l'abrutissement, elle qui a déjà perdu l'essentiel de ses référents culturels qui lui auraient permis de se maintenir en éveil et aussi, stimuler ses capacités productives.

Elle semble avoir bradé progressivement la vitalité et le punch qu'on lui a connu autrefois, contre l'oisiveté encouragée et alimentée, occupée par les images bien souvent malsaines distillées par les médias actuels. Oui ! Le théâtre de Abdelkader Alloula et de bien d'autres illustres artistes que l'intolérance, la violence et la médiocrité ont obligé à tirer malgré eux leur révérence, nous manque énormément ! Combien sont-ils ces jeunes à avoir vu la pièce « Babor aghrag ? » Où est-il, ce temple de la morale et de l'éducation citoyenne qui a été la cible privilégiée de l'intégrisme qui continue à proliférer sur le terreau fertile d'une société malléable à merci telle une pâte à modeler, parce qu'elle est composée de femmes et d'hommes à qui on a fait perdre tout sens des valeurs et des traditions qui faisaient la force de sa solidarité et de sa cohésion.

Alors, oui ! Quoi que nous puissions penser, le fanatisme n'a perdu ni de sa verve ni de sa nuisance et s'il semble être en dormance juste le temps d'un repli tactique, c'est qu'il est tout simplement dans l'attente d'une meilleure opportunité pour saborder la citadelle républicaine en lui portant le coup fatal qui l'achèvera, si l'on n'y prenne pas garde. Oui ! À qui sait faire les bonnes lectures du fonctionnement de notre société, de compromission en compromission, l'État républicain a fini par perdre du terrain au profit des forces de l'obscurantisme, de l'argent sale et de la régression. Dans tout cela, tout laisse à croire que l'avenir de notre jeune nation demeure bien incertain ... N'est-il pas vrai que le travail de ces médias faisant l'apologie de la violence, de la débauche, de la sorcellerie, du kidnapping, de la paresse, de la culture du gain facile, de la triche, de l'incivilité, de l'impunité et tant d'autres maux qui frappent notre société n'augure rien de bon pour l'avenir, le bien-être et la quiétude des générations montantes ?

L'objectif de ces médias lourds – comprendre par là par leurs bêtises et nuisances seulement- n'est-il pas de préparer nos concitoyennes et nos concitoyens à accepter leur situation d'être soumis, usés et sans aucune réaction ou initiatives productives, comme s'il s'agissait là d'une fatalité contre laquelle personne ne peut rien faire et encore moins la surmonter ? Les plus jeunes dont les cerveaux sont systématiquement formatés, reproduisent déjà ces travers à leur tour : à l'école, au lycée, dans les stades, dans les cités dortoirs, et même à l'université où des « étudiants papi » s'oublient en licence tout au long d'une décennie pour chercher pour certains parmi eux, à briguer des postes de hauts responsables et de ministres, occupant pour l'instant indument des chambres sans que cela n'inquiète personne et en tout premier lieu, les responsables laxistes des œuvres universitaires qui subissent leurs chantages …

Mais comment, en sommes-nous arrivés à cette situation ? Qu'avons-nous fait durant toutes ces dernières années pour nous prémunir de la perversité et de la nuisance de ceux qui ne cherchent qu'à s'enrichir rapidement au détriment des intérêts de la grande masse de la population, de la cohésion et de l'émancipation de leur société ? Comment faire pour restaurer et développer le mental de notre jeunesse lorsque les chaînes satellitaires distillent à longueur de journée des programmes intégrant les images les plus choquantes, les idées les plus diaboliques et les sujets les plus violents pour tenter d'attirer les téléspectateurs sans se soucier des règles de bienséance et de civilité ? Quelle piètre image que nous renvoyons de nous-mêmes à ceux qui nous épient, comme-si, la violence reste pour nous la seule chose exportable de trouvée, en cette nuit sombre et inquiétante de l'ère de l'après-pétrole, du libéralisme débridé et sauvage ! Et si nous en sommes là, c'est que de toute évidence nous n'avons pas utilisé au moment opportun, les « anti-virus » nécessaires au nettoyage du « disque dur » de notre société dénaturée et travestie par la faute de ceux qui nous gouvernent…

Des scènes de violence, des prises d'otages, des rackets et du racolage intégrant armes à feu et hommes cagoulés c'est plus, de la propagande gratuite pour les forces du mal et une banalisation de la violence que de l'humour à consommer en famille et sereinement autour d'une table pour l'instant bien garnie ! Non, c'en est trop, on ne rigole pas en terrorisant de braves gens dont le seul tort a été de ce prêter avec amabilité et sans le savoir à des « embuscades », alors qu'ils avaient juste consentis avec courtoisie à se faire interviewer !

C'est ce qui est arrivé à notre ami Rachid Boudjedra ce grand écrivain émérite connu par son œuvre romanesque. Ces jeunes qui l'ont piégé connaissaient-ils au moins son parcours et son génie littéraire ? Ont-ils feuilleté ou lu quelques uns de ses romans : «La Répudiation » édité chez Denoël en 1969 est couronné par le prix des Enfants terribles, «L'Insolation» (1972), «Topographie idéale pour une agression caractérisée» (1975), «L'Escargot entêté» (1977), «Les 1001 années de la nostalgie» (1979), «Le Vainqueur de coupe» (1981), «Le Démantèlement» (1982), «La Macération» (1984), «La Pluie» (1987), «La Prise de Gibraltar» (1987) pour ne citer qu'une partie des titres dont beaucoup sont étudiés dans plusieurs universités à l'étranger et qui constituent une partie de sa riche œuvre littéraire ?

Savaient-ils qu'à l'âge de 17 ans il avait pris le maquis pour qu'eux les inconscients, soient libres au point de réaliser 55ans après l'Indépendance à laquelle il y a contribué, une « caméra cachée » minable pour le piéger et tenter de le discréditer ? Savaient-ils au moins en élèves de l'école sinistrée dont-ils sont sortis sans grande éducation ni culture, sans esprit rationnel et sans esprit critique que cet illustre personnage quoi que des esprits tordus puissent dire de mal de lui, a signé quelques scénarios de films clés dans la filmographie nationale post-indépendance dont: «Chronique des années de braise» (Palme d'or du Festival de Cannes en 1975) et « Ali aux pays des mirages » (Tanit d'Or du Festival de Carthage en 1980) ?

Savaient-ils que son œuvre littéraire est traduite en plusieurs langues et qu'il a fait l'effort par lui même de la livrer dans sa version originale, en langue arabe pour, dit-il : « moderniser le roman arabe ? » Qu'ils veuillent bien se donner la peine de fréquenter les librairies et les bibliothèques ! En ce prêtant à cet exercice fort instructif qui leur ferait certainement le plus grand bien pour peu qu'ils sachent se remettre en cause et se repentir, ils sauront alors, combien ils ont été nuls et de piètres exécutants d'un projet dont l'objectif était de vouloir l'humilier publiquement, à une heure de grande écoute ! « Ahram alaikoum » esprits incultes et maléfiques, vous qui portez atteinte au moral de notre élite !

Que dire aussi, de ces jeunes filles qui furent impliquées sans leurs consentements dans des affaires scabreuses ! À-t-on pensé un instant à leurs familles ? Que diront d'elles leurs voisines et voisins quand le moment viendra de les marier, dans une société conservatrice et rétrograde comme la nôtre qui ne badine pas avec l'honneur des femmes et plus encore, des jeunes filles ? Non messieurs, votre « caméra cachée » est plus de nature à faire voler en éclat le peu de dignité et de ciment qui restent dans notre société, plutôt que de nous faire rire ! Alors, baraket ! C'en est assez de vos bêtises de mauvais aloi ! Vous n'êtes pas drôles, si vous voulez le savoir ! Nous sommes suffisamment choqués dans notre quotidien par ce qui se passe dans notre pays, pour que vous en rajoutiez une couche, vous aussi ! Oui ! C'est grave qu'un « intello » de la veine de Rachid Boudjedra soit trainé par vous dans la boue, lui qui a toujours su honoré son pays à l'international !

Qui a eu à suivre à l'occasion la « caméra cachée » made in Grande Bretagne, s'apercevra du grand décalage qui existe entre une société civilisée qui rit de bon cœur deux minutes pour se détendre sans « b'sala » ni méchanceté tout en respectant les lignes rouges d'une société en plein délire et pleine régression sans qu'elle ne soit féconde pour autant, comme on nous l'a fait croire. Que l'on en juge ! Les individus supposés nous faire rire, grognent dans un dialogue de sourds leurs vociférations, leurs insultes et leurs grossièretés obscènes aux oreilles de millions de téléspectatrices et téléspectateurs grands et petits, à l'écoute en familles à une heure de grande audience… Oui mes amis (es) ! Il est bien loin le temps où un petit baiser dans un film étranger faisait tousser le père de famille, en signe de : « sauve qui peu » faisant fuir toute la « nichée » de jeunes filles et garçons, marquant ainsi la fin du spectacle ce soir là, pour aller dormir en guise de punition pourtant non commise. Mais tant pis ! Pourvu que la morale soit sauve, et c'était bien mieux ainsi je vous assure !

Oui ! J'entends certains esprits laxistes dire : « Chaque génération à ses propres valeurs et repères ! » Mais ces malins qui nous traitent de ringards et de gens périmés comme ils disent si souvent lorsque nous leur parlons de morale et de comportement sociétal, de quelles valeurs se réclament-ils ? Non ! À vrai dire, notre société est bien malade ! Elle est malade de toutes ses nouvelles mœurs qui lui renvoient cette image hideuse qui lui colle à la peau et qui fait de nous des gens honnis plus que tous les autres, à l'étranger ! Elle est aussi malade de, cette pléthore d'institutions budgétivores censées être le bras de fer de l'État régulateur mais qui ne servent en définitif à rien, sinon qu'à distribuer généreusement des postes, souvent aux moins méritants qui ne font que profiter des avantages liés à leurs fonctions en brassant de l'air, au moment où il faut se serrer la ceinture en réduisant les dépenses de l'État pour ne retenir que les choses essentielles. Alors ! Question pour un champion ! À quoi sert dans ce cas précis, l'autorité de régulation de l'audiovisuel, cette structure étatique qui pourtant est censée surveiller et sanctionner les dépassements dangereux ? Dites-moi !!!

* Professeur