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Sous la présidence d'Abdelmadjid Tebboune: L'Algérie, catalyseur du développement africain

par Madani Belhafiane*

Dans un contexte international marqué par la recomposition des équilibres géopolitiques, la montée des rivalités économiques et la recherche de nouveaux modèles de développement, l'Afrique apparaît comme un espace stratégique en pleine transformation. Le continent, riche en ressources humaines et naturelles, cherche aujourd'hui à renforcer son autonomie politique et économique en s'appuyant davantage sur des dynamiques internes de coopération et d'intégration régionale. C'est dans cette perspective que l'Algérie, sous l'impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, s'est progressivement affirmée comme un acteur stratégique du développement africain, combinant diplomatie active, solidarité historique et coopération économique structurante. Cette orientation ne constitue pas une rupture, mais plutôt la réactivation d'un engagement panafricain profondément enraciné dans l'histoire diplomatique Algérienne. Depuis son indépendance, l'Algérie a construit sa politique Africaine autour de principes constants : soutien aux luttes de libération nationale, défense du droit des peuples à l'autodétermination, promotion du dialogue politique et recherche de solutions africaines aux crises du continent.

Cette tradition diplomatique, héritée de la période des indépendances, confère aujourd'hui à Alger une légitimité particulière dans les débats liés à la stabilité régionale et au développement durable en Afrique.

Sous la présidence de Mr Abdelmadjid Tebboune, cette vision historique s'est progressivement traduite par une stratégie plus structurée et orientée vers l'action. L'Algérie cherche désormais à articuler son influence politique avec une présence économique plus affirmée, à travers des projets d'infrastructures transfrontalières, des partenariats énergétiques, des initiatives de coopération technique et un engagement renforcé dans les secteurs clés tels que la santé, la formation et l'industrie.

L'objectif est double: contribuer à la stabilité du voisinage africain tout en participant activement à la construction d'un espace économique continental intégré.

Aujourd'hui, cette dynamique se manifeste par une intensification des partenariats économiques, politiques et sociaux visant à renforcer la résilience collective du continent face aux crises sécuritaires, climatiques et économiques. En misant sur la coopération Sud-Sud, l'intégration régionale et la valorisation des ressources africaines, l'Algérie ambitionne de jouer un rôle de catalyseur dans la transformation du continent, en favorisant l'émergence d'un modèle de développement plus autonome et plus inclusif. Cette analyse propose ainsi d'examiner comment l'Algérie, à travers son héritage historique et ses initiatives contemporaines, tente de conjuguer diplomatie, géoéconomie et solidarité panafricaine pour contribuer à redéfinir les dynamiques de développement africaines dans un monde en mutation.

Le rôle historique de l'Algérie en Afrique

Depuis son indépendance en 1962, l'Algérie s'est imposée comme l'un des piliers du mouvement panafricain et comme un acteur central des luttes de libération du continent. Forte de sa propre expérience révolutionnaire contre le colonialisme, elle a très tôt adopté une diplomatie militante, faisant d'Alger une véritable « capitale des mouvements de libération » dans les années 1960 et 1970. Cette posture n'était pas uniquement symbolique : elle s'est traduite par un soutien politique, diplomatique, financier et militaire concret à plusieurs mouvements africains engagés dans la conquête de leur indépendance.

Dans la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, l'Algérie a joué un rôle particulièrement structurant. Elle a apporté un appui déterminant à l'African National Congress (ANC), notamment par la formation militaire de cadres sud-africains, un soutien diplomatique constant dans les forums internationaux et une mobilisation active au sein des organisations panafricaines pour isoler le régime ségrégationniste.        

Cette solidarité active a contribué à inscrire l'Algérie parmi les États africains les plus engagés dans le combat contre le racisme institutionnalisé et pour la justice internationale.

L'Algérie a également soutenu les processus d'indépendance de la Namibie et du Mozambique, en apportant un appui aux mouvements de libération tels que la SWAPO et le FRELIMO. Ce soutien s'est exprimé à travers l'accueil de représentants politiques, la formation de cadres et un plaidoyer diplomatique constant au sein des instances africaines et internationales en faveur du droit à l'autodétermination. Dans la continuité de cette tradition diplomatique, l'Algérie, sous la présidence de M. Abdelmadjid Tebboune, réaffirme son engagement en faveur du principe d'autodétermination des peuples, notamment concernant la question du Sahara occidental, Alger continue de soutenir, dans le cadre des résolutions internationales et des mécanismes onusiens, les efforts visant à permettre au peuple de la République arabe sahraouie démocratique d'exercer son droit à décider librement de son avenir politique. Cette position s'inscrit dans une lecture historique de la politique étrangère Algérienne, fondée sur le respect du droit international, la décolonisation et la recherche de solutions pacifiques négociées. Ce positionnement a consolidé l'image de l'Algérie comme bastion du panafricanisme militant et défenseur des causes africaines sur la scène mondiale, tout en renforçant son rôle de soutien aux processus politiques visant à garantir la stabilité et la justice sur le continent.

Au-delà des luttes d'indépendance, l'Algérie a progressivement orienté son action vers la prévention et la résolution des conflits intra-africains. Dans le conflit entre l'Érythrée et l'Éthiopie, elle a soutenu les efforts africains de médiation et les initiatives de réconciliation, réaffirmant son attachement aux mécanismes continentaux de règlement pacifique des différends.  

Cette approche s'inscrit dans une doctrine diplomatique fondée sur la non-ingérence, le respect de la souveraineté nationale et la primauté du dialogue politique. Au Mali, l'Algérie a joué un rôle central dans la facilitation des négociations entre les parties au conflit, contribuant à la conclusion d'accords de paix visant à apaiser les tensions inter-ethniques et à préserver l'intégrité territoriale du pays. Sa proximité géographique, sa connaissance des dynamiques sahéliennes et sa crédibilité diplomatique lui ont permis d'agir comme médiateur incontournable dans la région.

Dans le dossier libyen, l'Algérie s'est positionnée en faveur d'une solution politique inclusive, refusant toute militarisation excessive du conflit et privilégiant le dialogue entre les différentes composantes Libyennes. Elle a plaidé pour un règlement intra-Libyen, soutenant les efforts des Nations unies et des acteurs régionaux afin de préserver la stabilité aux frontières et d'éviter une fragmentation durable de l'État Libyen. Ainsi, l'action historique de l'Algérie en Afrique ne se limite pas à un héritage symbolique ; elle constitue un continuum stratégique allant du soutien aux luttes de libération à la médiation contemporaine des conflits. Cette continuité confère à l'Algérie une légitimité particulière dans les affaires africaines et renforce sa capacité à se positionner aujourd'hui comme acteur stabilisateur et partenaire crédible du développement continental.

Contexte de la coopération Sud-Sud en Afrique

La coopération Sud-Sud s'est progressivement imposée comme l'un des piliers du repositionnement stratégique de l'Afrique dans un système international en profonde recomposition. Face aux limites des modèles traditionnels d'aide au développement souvent marqués par l'asymétrie, la dépendance financière et des conditionnalités externes, les États africains cherchent à construire des partenariats plus équilibrés, fondés sur la réciprocité, la complémentarité économique et l'appropriation nationale des politiques publiques. Cette évolution traduit une volonté affirmée de renforcer la souveraineté économique du continent et de promouvoir des solutions adaptées aux réalités africaines. Dans cette dynamique, la coopération Sud-Sud dépasse le cadre symbolique pour devenir un véritable instrument de transformation structurelle. Elle s'appuie sur le transfert de technologies adaptées, le partage d'expertise entre pays confrontés à des défis similaires, le développement des capacités institutionnelles et la valorisation des ressources locales.

Les priorités concernent notamment les infrastructures régionales, l'intégration énergétique, la sécurité alimentaire, l'industrialisation et la formation du capital humain. L'objectif est de consolider des chaînes de valeur régionales capables de stimuler le commerce intra-africain et de réduire la dépendance aux marchés extérieurs. C'est précisément dans cette phase de consolidation que l'Algérie se positionne comme un acteur accélérateur du processus. Par son poids géopolitique, ses capacités énergétiques, son expérience industrielle et son héritage diplomatique panafricain, elle contribue à transformer la coopération Sud-Sud d'un principe politique en une dynamique opérationnelle. Ses initiatives en matière d'infrastructures transfrontalières, d'intégration énergétique et de coopération technique participent à réduire les délais de concrétisation des projets régionaux et à renforcer la crédibilité des mécanismes de coopération intra-africaine. L'engagement Algérien ne se limite pas à la participation aux cadres multilatéraux africains ; sous l'impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, il s'inscrit dans une volonté affirmée d'impulser une dynamique concrète d'intégration économique continentale. La diplomatie présidentielle a contribué à repositionner l'Algérie comme un acteur moteur, en soutenant activement des projets structurants destinés à relier le Maghreb, le Sahel et l'Afrique subsaharienne, et en faisant de l'intégration africaine un axe prioritaire de la politique étrangère nationale.

Cette orientation stratégique, portée au plus haut niveau de l'État, vise à transformer la coopération africaine en réalisations tangibles capables de renforcer les interconnexions économiques et la complémentarité régionale.

Cette posture proactive confère à l'Algérie un rôle de catalyseur dans la mise en œuvre des ambitions de l'Agenda 2063 et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). En articulant diplomatie, géo-économie et coopération technique, le président Tebboune a cherché à inscrire l'action Algérienne dans une logique d'accélération, où les projets énergétiques, logistiques et industriels deviennent des leviers concrets de transformation régionale. À travers cette approche, Alger ambitionne de contribuer à l'émergence d'un espace africain intégré, plus autonome et mieux positionné dans les équilibres économiques mondiaux.

Dans un contexte de compétition géostratégique accrue sur le continent, la vision portée par le président Tebboune renforce la capacité d'initiative et d'entraînement de l'Algérie. Elle confère au pays une fonction structurante : non seulement participer à la coopération Sud-Sud, mais en accélérer la matérialisation concrète, en reliant vision politique, leadership diplomatique et exécution stratégique au service d'un développement africain partagé.

Analyse du rôle catalyseur de l'Algérie

L'Algérie agit comme un véritable catalyseur du développement africain en articulant de manière cohérente stabilisation politique, intégration économique et coopération stratégique. Son action repose sur la conviction que le développement durable du continent ne peut être dissocié de la paix, de la connectivité régionale et du renforcement des capacités nationales.

Sous la présidence de M. Abdelmadjid Tebboune, cette approche s'est traduite par une diplomatie plus proactive, visant à transformer les principes de solidarité panafricaine en initiatives concrètes capables d'accélérer les dynamiques d'intégration continentale.

Le rôle catalyseur de l'Algérie s'articule autour de trois piliers complémentaires.

Premièrement, la médiation et la prévention des conflits constituent un axe central de son action. Forte d'une expérience diplomatique reconnue et d'une tradition de neutralité constructive, l'Algérie privilégie le dialogue politique et les solutions négociées pour répondre aux crises africaines.

Son implication dans les processus de paix au Mali, ses efforts en faveur d'une solution politique en Libye et son soutien aux mécanismes africains de réconciliation illustrent cette volonté de créer un environnement régional stable, condition essentielle à tout développement économique durable.

Deuxièmement, le développement d'infrastructures régionales structurantes représente un levier stratégique majeur. L'Algérie soutient des projets transfrontaliers destinés à relier le nord du continent aux régions sahéliennes et subsahariennes, favorisant ainsi la circulation des biens, des personnes et de l'énergie.

Des initiatives telles que la route transsaharienne ou le projet de gazoduc transsaharien s'inscrivent dans une logique d'intégration économique concrète, visant à réduire les barrières géographiques et à stimuler le commerce intra-africain.

Troisièmement, le renforcement des capacités humaines et institutionnelles constitue une dimension essentielle de cette stratégie.

À travers la formation de cadres africains, la coopération universitaire, le partage d'expertise technique et le développement de partenariats dans les domaines de la santé, de l'énergie et des ressources naturelles, l'Algérie contribue à consolider les bases d'un développement autonome. Cette approche vise à renforcer la résilience des États africains et à promouvoir une croissance inclusive fondée sur le capital humain.

En combinant ces trois dimensions, sécurité, infrastructures et développement humain , l'Algérie contribue à créer un environnement favorable à la coopération continentale et à la croissance inclusive. Son rôle ne se limite pas à une participation passive aux initiatives africaines ; il consiste à accélérer leur concrétisation en reliant vision politique, diplomatie active et mise en œuvre opérationnelle. Cette posture confère à l'Algérie une fonction structurante dans la dynamique d'intégration africaine, en faisant d'elle un acteur capable de transformer les ambitions continentales en réalités tangibles.

Dimensions économiques de la coopération

Coopération dans les infrastructures

La coopération dans le domaine des infrastructures constitue un pilier important de la stratégie algérienne en faveur de l'intégration africaine. La route transsaharienne en est l'un des projets emblématiques, reliant l'Algérie à plusieurs pays du Sahel et de l'Afrique subsaharienne, tels que le Niger, le Mali et le Tchad, et, au-delà en facilitant l'accès aux marchés ouest-africains. Véritable corridor nord-sud, elle renforce la connectivité régionale en facilitant la circulation des biens et des personnes, en réduisant les coûts logistiques et en stimulant le commerce intra-africain.

Au-delà de sa dimension économique, cette infrastructure contribue au désenclavement des régions sahéliennes, favorise l'émergence d'activités économiques locales et participe au développement territorial. Elle s'inscrit ainsi dans une vision de développement inclusif où les infrastructures deviennent des leviers de croissance, d'intégration régionale et de stabilité.

Partenariats énergétiques et miniers

Le projet de gazoduc transsaharien Nigéria–Niger–Algérie–Europe constitue un axe stratégique majeur visant à connecter les ressources énergétiques africaines aux marchés internationaux, tout en renforçant l'intégration régionale et la souveraineté énergétique du continent. Dans ce cadre, la société nationale Sonatrach joue un rôle central grâce à son expertise dans l'exploration, la production et le transport des hydrocarbures, contribuant à la réalisation de projets énergétiques transfrontaliers et au transfert de compétences vers les pays partenaires notamment au Niger.

Parallèlement, Sonelgaz participe activement au développement de la coopération énergétique africaine à travers son savoir-faire dans les infrastructures électriques et la gestion des réseaux.

Son engagement s'est notamment illustré par la construction, à titre gracieux, d'une centrale électrique au Niger, initiative qui témoigne de la dimension solidaire de la coopération Algérienne et de sa contribution concrète à l'amélioration de l'accès à l'énergie dans la région.

Par ailleurs, l'Algérie apporte une assistance technique dans la recherche minière et pétrolière à plusieurs pays africains, notamment à travers la formation de cadres et le partage d'expertise, contribuant ainsi au renforcement des capacités nationales et à une meilleure valorisation des ressources naturelles du continent.

Échanges commerciaux et investissements

La diversification des exportations algériennes vers l'Afrique et l'encouragement aux investissements intra-africains participent à la construction de chaînes de valeur régionales et à la consolidation d'un espace économique africain intégré.

Dimensions politiques et diplomatiques

Diplomatie et résolution des conflits

L'Algérie s'impose comme médiateur crédible dans plusieurs crises africaines, notamment au Mali et en Libye.

Son approche privilégie le dialogue politique, la non-ingérence et la recherche de solutions africaines aux conflits africains.

Promotion de l'intégration régionale

À travers son engagement au sein des institutions continentales et son soutien à la Zone de libre-échange continentale africaine, l'Algérie œuvre au renforcement de l'intégration économique.

Dimensions sociales et humaines

Coopération en matière d'éducation et de formation

L'Algérie accueille chaque année des milliers d'étudiants africains dans ses universités et instituts spécialisés, contribuant au renforcement du capital humain continental.

Partenariats dans le domaine de la santé

L'Algérie joue un rôle croissant dans le renforcement des systèmes de santé africains à travers la coopération hospitalière, la formation médicale et le partage d'expertise.

Au-delà de cette assistance technique, elle s'affirme aujourd'hui comme un acteur clé de l'industrie pharmaceutique en Afrique.

Dotée d'un secteur pharmaceutique en pleine expansion, l'Algérie dispose d'une capacité significative de production de médicaments génériques et de produits essentiels, réduisant ainsi la dépendance vis-à-vis des importations extra-continentales.

Elle accompagne plusieurs pays africains dans le développement de leurs industries pharmaceutiques nationales à travers :

• le transfert de technologies,

• la formation de pharmaciens et d'ingénieurs spécialisés,

• la mise en place de partenariats industriels,

• le partage d'expériences en matière de régulation et de contrôle qualité.

Dans le contexte post-COVID-19, cette coopération pharmaceutique revêt une dimension stratégique majeure pour la souveraineté sanitaire africaine, en garantissant un meilleur accès aux médicaments essentiels et en renforçant la résilience des systèmes de santé.

Assistance humanitaire et développement social

L'Algérie apporte également une assistance humanitaire aux pays confrontés à des crises sécuritaires ou climatiques, traduisant une solidarité africaine active.

L'initiative du Président

Tebboune: vecteur d'accélération

Sous la présidence de M. Tebboune, l'engagement africain de l'Algérie connaît une nouvelle impulsion, articulée autour :

• de la sécurité régionale et la lutte anti-terroriste

• des infrastructures transfrontalières,

• de la coopération énergétique,

• du développement humain et sanitaire.

Cette initiative vise à consolider l'autonomie stratégique du continent et à renforcer la coopération intra-africaine.

Impacts et perspectives

L'action Algérienne contribue directement aux objectifs de transformation structurelle définis par l'Agenda 2063 de l'Union africaine. Elle participe au renforcement :

• de la souveraineté énergétique,

• de l'intégration régionale,

• de la souveraineté sanitaire,

• de la stabilité politique.

Les défis demeurent liés aux contraintes financières, aux tensions géopolitiques et aux disparités économiques, mais les opportunités de transformation restent significatives.

Conclusion

L'Algérie, forte de son héritage historique panafricain et de sa diplomatie active, s'impose comme un acteur catalyseur du développement africain.

Son rôle dans la lutte contre l'apartheid, dans les processus d'indépendance de plusieurs États africains, dans la résolution des conflits contemporains et dans le lancement de projets structurants tels que le gazoduc transsaharien et la route transsaharienne illustre une stratégie globale fondée sur la stabilité, l'intégration et la souveraineté.

Sous la présidence de M. Tebboune, cette dynamique connaît un nouvel élan, notamment dans les secteurs stratégiques de l'énergie, des infrastructures et de l'industrie pharmaceutique, positionnant l'Algérie comme un partenaire clé dans la transformation économique et sociale du continent africain.

*Dr. ancien consultant de l'Organisation Mondiale de la Santé à Juba au Sud Soudan