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Commerce: La distribution, le maillon faible

par M. Aziza

En dépit des mesures de régulation mises en place, les prix des produits phares du Ramadhan (légumes, viandes et fruits) continuent de connaître certaines hausses.

Pourtant, l'État a renforcé les ventes directes à travers les marchés de proximité, intensifié les contrôles contre la spéculation et sécurisé les stocks de produits de base tels que les viandes, les céréales et le lait. Cependant, certaines pratiques persistent, qu'elles émanent de commerçants ou de consommateurs, contribuant à entretenir la hausse des prix.

Un retour à la normale ne semble pas encore à l'horizon, selon les déclarations du président de la Fédération algérienne des consommateurs, Zaki Hariz, faites au «Le Quotidien d'Oran». Il précise que cette hausse des prix a été enregistrée bien avant le mois sacré et qu'elle persiste au troisième jour du Ramadan, notamment pour les fruits, les légumes et surtout les viandes rouges.

Ainsi, la viande bovine importée est cédée entre 1.500 et 1.600 DA/kg, avec des prix moins élevés pour celle en provenance du Brésil. La viande ovine importée est, quant à elle, vendue dans certaines boucheries à Alger à environ 2.300 DA/kg. Concernant la production locale, la viande ovine est commercialisée entre 3.200 et 3.500 DA/kg, tandis que la viande bovine locale atteint en moyenne 2.500 DA/kg.

M. Hariz a également évoqué les viandes blanches, dont les prix oscillaient entre 370 et 390 DA/kg avant le Ramadhan, contre environ 440 DA/kg actuellement. Cette hausse intervient alors que les ménages à revenus moyens et modestes se tournent davantage vers la viande blanche, devenue une alternative face aux prix élevés de la viande rouge.

S'agissant des fruits et légumes, il souligne que le prix de la pomme de terre reste relativement stable, variant entre 66 et 80 DA/kg. En revanche, la courgette demeure onéreuse, avec des prix oscillant entre 200 et 220 DA/kg.

Certes, le marché obéit à la loi de l'offre et de la demande, la première semaine du mois sacré étant traditionnellement marquée par un pic de consommation. Toutefois, Zaki Hariz insiste sur le fait que même lorsque les prix restent stables à la production et sur les marchés de gros, les circuits de distribution classiques, aujourd'hui dépassés, ne répondent plus aux besoins des grandes villes en pleine expansion démographique. Il préconise ainsi de rompre avec ces circuits traditionnels et de les remplacer par des centres logistiques modernes ou un réseau de distribution structuré, permettant un meilleur contrôle des stocks et des prix.