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Centre hospitalier universitaire d'Oran: Clôture de l'enquête nationale sur les violences faites aux femmes

par J. Boukraa

Le Centre hospitalier universitaire d'Oran a procédé, dimanche, à la clôture officielle de l'enquête nationale sur les violences faites aux femmes, menée durant un mois en application des directives du ministère de la Santé, dans le cadre des efforts nationaux visant à mieux cerner l'ampleur de ce phénomène et à renforcer la prise en charge des victimes. Durant toute la période de l'enquête, le CHU d'Oran a mobilisé l'ensemble de ses moyens humains et organisationnels. L'opération a ciblé les femmes se présentant aux urgences, qu'elles soient patientes ou accompagnatrices, sur une période d'un mois, 24 heures sur 24. Elle s'est déroulée à travers des entretiens individuels confidentiels et le remplissage de questionnaires numériques via des tablettes électroniques, utilisant une application spécialement dédiée à la campagne.

Les équipes médicales et paramédicales, appuyées par des psychologues cliniciens, ont assuré un travail de terrain rigoureux, notamment au niveau du service des urgences médico-chirurgicales pour adultes, principal point d'accueil des situations de détresse. Une attention particulière a été accordée à la confidentialité des informations recueillies ainsi qu'au respect strict de la dignité des femmes interrogées, garantissant un accompagnement éthique, sécurisé et bienveillant. Ce recensement constitue un outil scientifique fondamental pour les pouvoirs publics. Il a pour objectifs principaux de collecter des données précises et actualisées sur les différentes formes de violences exercées contre les femmes, de soutenir l'élaboration de politiques publiques adaptées dans les domaines de la santé et du social, et de renforcer les dispositifs de prévention, d'orientation ainsi que de prise en charge médicale et psychologique des victimes. Cette opération est organisée par l'Institut national de santé publique, sous la tutelle du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Elle s'inscrit dans une démarche globale visant à protéger la santé des femmes, à préserver leur dignité et à promouvoir leurs droits fondamentaux, tout en contribuant à une meilleure compréhension d'un phénomène sociétal encore largement sous-déclaré. Dans son allocution, le directeur général du CHUO a salué l'engagement et le sens élevé des responsabilités dont ont fait preuve les différentes équipes mobilisées. Il a réaffirmé la volonté de l'établissement de poursuivre ses efforts en matière de prise en charge multidisciplinaire et de coordination avec les différents acteurs du secteur de la santé. La cérémonie s'est achevée par un hommage particulier rendu aux psychologues restés mobilisés 24 heures sur 24 tout au long de l'enquête, en reconnaissance de leur dévouement et de leur rôle essentiel dans l'accompagnement des victimes.