|
Campagne contre la rapporteuse spéciale de l'ONU: L'hypocrisie des capitales occidentales dénoncée
par Mohamed Mehdi Dimanche, 126e jour du cessez-le-feu,
Israël continue ses violations de l'accord de Charm
Al-Cheikh, faisant des centaines martyrs et davantage de blessés depuis la
signature du «plan de paix », dans ce qui semble être une démarche menée en
total accord avec l'administration Trump. Dans son
rapport statistique publié samedi, le ministère de la Santé a fait état de 19
nouvelles victimes des attaques israéliennes, dont 10 martyrs et 9 blessés,
lors des précédentes 24h (samedi). Le bilan des victimes, depuis l'accord de
cessez-le-feu du 11 octobre 2025 (respecté uniquement par la partie
Palestinienne), passe ainsi à 601 martyrs et 1.607 blessés, ainsi que 726 corps
retirés des décombres. Le nombre cumulé des victimes du génocide israélien à Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, passe à 72.061 martyrs et
171.715 blessés. L'escalade israélienne à Ghaza se
poursuit. Le bilan des bombardements survenus hier, dans plusieurs parties de Ghaza, hors des zones de déploiement de l'armée
d'occupation, s'est élevé à 11 martyrs et plusieurs blessés.
L'hôpital Nasserde Ghaza appelle MSF à reconsidérer sa décision de suspendre ses activités La direction de l'hôpital Nasser de Khan Younes a demandé à Médecins Sans Frontières (MSF) de «reconsidérer sa décision de suspendre certaines opérations au sein du complexe médical », affirmant que cette mesure « ne fera qu'aggraver les souffrances de notre population dans le contexte actuel ». Basée à Genève, MSF a indiqué, samedi, sur son site web que les activités non essentielles à l'hôpital Nasser étaient suspendues depuis le 20 janvier. Le communiqué de l'établissement hospitalier, publié dimanche, précise que Ghaza «connaît de nombreux phénomènes inhabituels pour sa population » en raison de la guerre, notamment « le fait que certaines familles prennent les armes et recourent à la violence ». Il indique que le complexe médical Nasser a déjà été la cible d'attaques de la part de ces familles et d'autres groupes, ce qui a conduit l'établissement à déployer des forces de police pour assurer la sécurité de l'hôpital, la continuité des services et la protection du personnel médical. « Des violations commises par des éléments incontrôlés se produisent encore ponctuellement et font l'objet de poursuites immédiates », ajoute le communiqué, concluant : « Nous insistons sur la sécurité de l'hôpital et sa protection contre toute présence armée. » De son côté, l'organisation Médecins contre le génocide accuse MSF de faire usages de fausses allégations en accusant le complexe médical Nasser de Khan Younis d'abriter des armes ou des groupes armés, a rapporté hier Al Jazeera English (AJE) «En tant que communauté médicale et humanité tout entière, nous sommes indignés par ces accusations scandaleuses et nous exhortons les organisations médicales et les soignants à dénoncer les affirmations de MSF », a déclaré l'organisation. «Ces fausses accusations exposent les soignants et les patients du complexe hospitalier Nasser à des risques d'attaques et de mort. » Les médecins demandent à MSF de retirer ces allégations, de « cesser immédiatement de publier ou de diffuser toute déclaration qui compromet le statut civil et protégé de l'hôpital » et de « réaffirmer publiquement son engagement en faveur de la neutralité médicale fondée sur des faits vérifiés », ajoute AJE. Hypocrisie politique et double discours Dans un communiqué publié samedi, le Mouvement Hamas considère que «la campagne systématique menée contre la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation en Palestine sous occupation, Mme Francesca Albanese, illustre de façon flagrante l'hypocrisie politique et le double discours qui caractérisent le comportement des capitales occidentales à l'égard de l'entité fasciste d'occupation et de la Palestine occupée ». Cette campagne révèle une «volonté préméditée de punir Mme Albanese pour ses positions fermes, fondées sur la conscience, les valeurs humaines et le respect de l'esprit et de la lettre du droit international humanitaire, et d'intimider toute voix qui réclame justice pour notre peuple et le soutient », ajoute la déclaration. L'UA exige l'adhésion pleine et entière de la Palestine à l'ONU Lors de la séance de clôture du sommet 39e de l'Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, les dirigeants africains ont appelé à accorder à l'État de Palestine le statut de membre à part entière des Nations Unies, et aux Palestiniens leur « droit légitime » à l'autodétermination et à la fin de l'occupation israélienne. La déclaration finale du sommet a également condamné toute tentative de déplacement forcé de la population palestinienne, mettant en garde contre la détérioration de la situation à Ghaza. Au cours du sommet, le Premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, a souligné que la situation en Cisjordanie occupée reflète celle de Ghaza, où les forces israéliennes continuent de « s'emparer des terres palestiniennes, d'étendre les colonies illégales et de protéger les agissements des colons qui commettent diverses formes de violences et de destructions contre le peuple palestinien », a rapporté l'agence de presse Wafa. |
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||