
Les calculs astronomiques rigoureux
fixent le premier jour du ramadhan 2026, au jeudi 19 février, vu
l'impossibilité d'observer le croissant lunaire, lors de la nuit du doute,
fixée par le ministère au mardi 17 février. Selon les explications fournies par
l'Association Sirius' d'Astronomie à travers un communiqué, l'instant de la
conjonction du croissant lunaire marquant le début du mois de Ramadhan 1447 H
se produira le mardi 17 février 2026 à 13h01 (heure locale). Ajoutant que l'âge
du croissant lunaire au moment du coucher du soleil, ce même soir, ne sera pas
suffisant pour permettre son observation à l'œil nu depuis notre région.
Précisant dans ce sillage qu'à Alger, bien que le croissant demeurera au-dessus
de l'horizon pendant environ six minutes seulement après le coucher du Soleil,
le croissant ne sera pas formé et donc invisible même dans les meilleures
conditions d'observation. «Il est donc patent qu'astronomiquement parlant, nous
devrions compléter le mois de Chaabane à 30 jours et
débuter le mois de Ramadhan, le jeudi 19 février, sur la base de l'observation
visuelle directe stricte du croissant», soutient la même source.
Pour certains pays, notamment au
Moyen-Orient, la durée de présence de la Lune au-dessus de l'horizon sera
encore plus courte que chez nous. «Ainsi, à La Mecque, la Lune se couchera huit
minutes après le coucher du Soleil, avec une élongation de 2,2 degrés, tandis
qu'en Indonésie, à l'extrême Orient, la Lune se couchera six minutes avant le
coucher du Soleil. L'impossibilité d'observer le croissant sera donc encore
plus manifeste. En fait, à l'œil nu, le croissant ne sera visible que depuis la
côte ouest des États-Unis, précise la même source, qui soutient encore que
cette rigoureuse impossibilité d'observer le croissant lunaire ce mardi 17
février s'étend à tout le monde arabe et le continent africain (et cela même au
télescope) de même qu'aux deux Amériques. Son observation à l'œil nu ne sera
possible qu'à partir d'une région située bien à l'ouest du continent
nord-américain (et donc son observation éventuelle n'est pas pertinente pour
nous). Et de conclure en relevant que seul le Comité des Croissants Lunaires du
ministère des Affaires religieuses est habilité à se prononcer sur la date
effective du premier jour du Ramadhan ou du premier jour de l'Aïd.