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Visite du Président nigérien en Algérie: «Un gain pour toute l'Afrique»
par El-Houari Dilmi Commentant la visite de fraternité et de
travail en Algérie du Président du Niger, le Général d'Armée Abdourahamane Tiani, arrivé,
hier, à Alger, le Directeur général de l'Institut national d'études de
stratégie globale (INESG), Abdelaziz Medjahed a
estimé qu'«il s'agit d'un gain pour toute l'Afrique, compte tenu de la
situation globale qui prévaut dans le Sahel».
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a accueilli, hier après-midi, à l'aéroport international d'Alger, le président de la République du Niger, chef de l'Etat, le Général d'Armée Abdourahmane Tiani, qui effectue une visite de fraternité et de travail en Algérie, à la tête d'une importante délégation, à l'invitation de Monsieur le président de la République. «C'est un gain pour toute l'Afrique, cela conforte et confirme la voie et les choix de l'Algérie», a indiqué le DG de l'INESG, sur les ondes de la Radio algérienne. Citant la célèbre phrase du roi Numide, Massinissa, «l'Afrique aux Africains», l'intervenant a rappelé que ce slogan est «toujours valable et toujours d'une brûlante actualité». «L'Algérie fait partie des pionniers de la construction africaine, depuis 1958, en plus de sa qualité de membre fondateur de l'ex- OUA en 1963», a-t-il dit. Abdelaziz Medjahed s'est également réjoui que «les Africains ont pris conscience de leur lourde responsabilité pour réaliser le bonheur de leurs peuples respectifs». Commentant la décision prise, jeudi dernier, par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, concernant le retour à Niamey (Niger) de l'ambassadeur d'Algérie, l'invité de la Radio, a expliqué que le «message de paix a toujours été la préoccupation principale de l'Algérie». «L'Algérie a toujours essayé d'éclairer les positions pour empêcher les manipulations de puissances étrangères, en l'Afrique», a-t-il souligné. Selon le Directeur général de l'Institut national d'études de stratégie globale, l'Algérie, «de par sa position géographique, sa vision et ses aspirations, assume pleinement ses obligations et devoirs envers ses voisins et envers les autres pays du continent». Afin d'étayer son propos, l'hôte de la Radio a cité des exemples concrets de mégaprojets achevés ou en cours d'achèvement, à l'instar de la route transsaharienne, qui doit relier Alger à Lagos (Nigéria), la route Tindouf-Zouérate (Mauritanie), la dorsale transsaharienne à fibre optique, ou encore les zones de libre-échange, comme celle d'El Mougar (Tindouf). Il a également cité la création de l'Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement (AICA), dotée d'un fonds d'un milliard de dollars pour le financement des projets de développement, afin de consolider la gouvernance dans les pays africains. «C'est l'Algérie qui a lancé la politique du bon voisinage», a-t-il rappelé. «Cela date depuis la Révolution et c'est ancré en nous, la générosité fait partie de notre identité, et cela n'est pas conjoncturel, puisque ça relève de propre identité», a-t-il conclu. |
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