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Mercredi, 122e jour du
cessez-le-feu, Israël continue ses violations de l'accord de Charm Al-Cheikh, faisant des centaines de martyrs et
davantage de blessés depuis la signature du « Plan de paix », dans ce qui
semble être une démarche menée en total accord avec l'administration Trump.
Le nouveau rapport statistique publié, hier, par le ministère de la Santé fait état de 25 nouvelles victimes des bombardements israéliens sur Ghaza, dont 5 martyrs et 20 blessés, lors des précédentes 24h (lundi), ainsi que la récupération sous les décombres des restes de 3 autres martyrs. Le bilan des victimes, depuis l'accord de cessez-le-feu du 11 octobre 2025 (respecté uniquement par la partie palestinienne), passe ainsi à 591 martyrs et 1.578 blessés, ainsi que 720 corps retirés des décombres. Le nombre cumulé des victimes du génocide israélien à Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, passe à 72.045 martyrs et 171.686 blessés. Par ailleurs, le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza a publié, hier, un bilan des flux de passagers au point de passage de Rafah entre les 2 et 10 février 2026, dont deux jours de fermeture, relevant que sur les «1.800 voyageurs prévus (par l'accord de cessez-le-feu), seuls 488 ont pu le franchir (244 départs et 213 arrivées), soit un taux de passage d'environ 27%». Sur les 244 ayant pu quitter Ghaza, le nombre de malades est de 102, contre 173 accompagnateurs. Le document précise que 26 voyageurs ont été refoulés par l'armée sioniste. Des corps de martyrs «évaporés» sous les bombes américaines utilisée par Israël Dans une enquête diffusée lundi dernier, la chaine Al Jazeera a révélé «comment des munitions thermiques et thermobariques fournies par les États-Unis», dont la température de l'explosion «peut atteindre jusqu'à 3.500°C», «ont fait disparaître sans laisser de traces près de 3.000 Palestiniens» à Ghaza, rapporte un compte-rendu d'Al Jazeera English (AJE). «À l'aube du 10 août 2024, Yasmin Mahani parcourait les ruines fumantes de l'école al-Tabin, à Ghaza, à la recherche de son fils, Saad. Elle a trouvé son mari qui hurlait, mais aucune trace de Saad», explique AJE. Mahani est loin d'être la seule dans cette situation. «Elle fait partie des milliers de Palestiniens dont les proches ont tout simplement disparu durant la guerre génocidaire menée par Israël contre Ghaza», qui a fait plus de 72.000 martyrs , pour ne compter que ceux dont les corps ou des restes ont été retrouvés. L'enquête, intitulée «La suite de l'histoire», révèle aussi que les équipes de la Protection civile à Ghaza ont recensé 2.842 Palestiniens «évaporés» depuis les premiers bombardements du 7 octobre 2023, «ne laissant derrière eux que des traces de sang ou de petits fragments de chair». «Experts et témoins attribuent ce phénomène à l'utilisation systématique par Israël d'armes thermiques et thermobariques interdites par le Droit international, souvent appelées bombes à vide ou aérosols, capables de générer des températures supérieures à 3.500 ° Celsius», ajoute AJE, précisant que «le chiffre de 2.842 n'est pas une estimation, mais le résultat d'un bilan macabre effectué par la Protection civile de Ghaza». Le porte-parole de la Protection civile, Mahmoud Basal a expliqué à Al Jazeera que les équipes de secours et de recherche utilisent la «méthode par élimination» sur les lieux des bombardements. «Nous pénétrons dans une maison ciblée et comparons le nombre connu d'occupants avec les corps retrouvés», a déclaré M. Basal. « Si une famille nous dit qu'il y avait cinq personnes à l'intérieur et que nous ne retrouvons que trois corps intacts, nous ne considérons les deux autres comme disparus qu'après des recherches exhaustives qui ne donnent rien d'autre que des traces biologiques des éclaboussures de sang sur les murs ou de petits fragments comme des cuirs chevelus », a-t-il ajouté. Sur les types de bombes utilisées l'enquête donne la parole à Vassily Fatigarov, expert militaire russe, qui a expliqué que «les armes thermobariques ne se contentent pas de tuer ; elles pulvérisent la matière» et que «contrairement aux explosifs conventionnels, ces armes dispersent un nuage de carburant qui s'enflamme, créant une énorme boule de feu et un effet de vide». «Pour prolonger la combustion, des poudres d'aluminium, de magnésium et de titane sont ajoutées au mélange chimique», a déclaré Fatigarov, ajoutant que ces composants permettent de «porter la température de l'explosion entre 2500 et 3000 degrés Celsius». Selon l'enquête, cette température intense «est souvent générée par le tritonal, un mélange de TNT et de poudre d'aluminium utilisé dans des bombes de fabrication américaine comme la MK-84». Cette complicité fait dire à l'avocate Diana Buttu, maître de conférences à l'Université de Georgetown au Qatar, qu'il s'agit «d'un génocide mondial, et pas seulement israélien». « Nous constatons un flux continu de ces armes en provenance des États-Unis et d'Europe. Ils savent que ces armes ne font pas de distinction entre un combattant et un enfant, et pourtant ils continuent de les envoyer. » |
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