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Ghaza: Israël empêche des enfants cancéreux de se faire soigner

par Mohamed Mehdi

Mardi, 121e jour du cessez-le-feu, Israël continue ses violations de l'accord de Charm Al-Cheikh, faisant des centaines martyrs et davantage de blessés depuis la signature du «plan de paix», dans ce qui semble être une démarche menée en total accord avec l'administration Trump.

Le nouveau rapport statistique publié, hier, par le ministère de la Santé fait état de 10 nouvelles victimes des bombardements israéliens sur Ghaza, dont 5 martyrs et 5 blessés, lors des précédentes 24h (lundi).

Le bilan des victimes, depuis l'accord de cessez-le-feu du 11 octobre 2025 (respecté uniquement par la partie Palestinienne), passe ainsi à 586 martyrs et 1.558 blessés. Le nombre cumulé des victimes du génocide israélien à Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, passe à 72.037 martyrs et 171.666 blessés.

Concernant les attaques commises par les agents palestiniens d'Israël à Ghaza, le nouveau porte-parole des Brigades Al-Aqsa, Abu Obeida, a déclaré, hier sur Telegram, que ceux qui commettent ces «actes ignobles contre notre peuple et ses honorables résistants ne reflètent rien d'autre qu'une allégeance totale à l'occupation».

«Ces lâches ne se comportent en hommes que dans les zones contrôlées par l'armée sioniste et sous la protection de ses chars. Leur trahison, leurs brimades envers les civils et leur agression contre les héros de la résistance (coincés à Rafah, ndlr), épuisés par la faim et le siège, ne sont pas des actes de bravoure, mais une tentative désespérée de leur part».

Abu Obeida a promis que «le «sors de ces traitres, instruments de l'occupation, approche» et que «leur fin sera la mort certaine» et «l'anéantissement» des groupes armés et guidés par l'armée sioniste. «L'ennemi ne pourra les protéger de la justice de notre peuple, et ils ne trouveront même pas de sépulture sur notre terre pour accueillir leurs corps en décomposition».

Cisjordanie : Un enfant palestinien se voit refuser d'être soigné

Le tribunal de district de Jérusalem a rejeté la requête d'un garçon palestinien de cinq ans, atteint d'un cancer, visant à obtenir son admission en Israël pour y recevoir des soins, a rapporté hier Al Jazeera English (AJE), citant un communiqué publié lundi par le Centre juridique Gisha pour la liberté de circulation.

Le communiqué indique que «la requête avait été déposée par l'organisation et que le garçon réside actuellement en Cisjordanie occupée, mais est enregistré comme résident de Ghaza».

«La requête visait à faciliter l'entrée du garçon en Israël afin qu'il puisse recevoir des soins médicaux vitaux à l'hôpital Tel Hashomer», ajoute la même source. «Cette décision a été prise malgré la gravité de l'état de santé du garçon et l'avis d'un expert, un médecin israélien, recommandant un traitement disponible à proximité et mettant en garde contre les risques liés à son transfert à l'étranger pour y être soigné», souligne l'organisation.

Gisha, qui représente l'enfant depuis novembre 2025, a expliqué qu'il «avait quitté Ghaza pour la Cisjordanie en 2022 afin de recevoir des soins médicaux non disponibles dans la bande de Ghaza».

Selon le communiqué, après avoir épuisé toutes les options de traitement en Cisjordanie, ses médecins ont déterminé qu'il avait besoin en urgence d'une immunothérapie par anticorps, suivie d'une greffe de moelle osseuse - disponible en Israël, précise encore AJE.

Départ de 19 malades vers l'Egypte via Rafah

Le Croissant-Rouge palestinien a annoncé, mardi, avoir «participé à l'organisation du départ de 50 voyageurs, dont 19 patients, par le point de passage terrestre de Rafah.

«Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts humanitaires déployés pour évacuer les patients et les cas humanitaires vers des centres de soins situés hors de la bande de Ghaza», ajoute l'organisation dans une déclaration oublié sur Telegram.

Les voyageurs ont été pris en charge et ont bénéficié d'un suivi médical à l'hôpital de campagne du Croissant-Rouge palestinien à Al-Mawasi, dans le gouvernorat de Khan Younes. «Les équipes d'ambulanciers les ont ensuite transportés et escortés en toute sécurité jusqu'au point de passage, jusqu'à la fin des formalités de voyage», ajoute le Croissant-Rouge de Ghaza soulignant un «contexte humanitaire et sanitaire extrêmement difficile», en raison de l'attitude des soldats de l'occupation.

Bilan de 120 jours de violations du cessez-le-feu par l'entité sioniste

Le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza a publié, mardi, un bilan des violations israéliennes durant les «quatre mois» (du 10 octobre 2025 au 9 février 2026) de l'accord de cessez-le-feu que seule les factions palestiniennes respectent scrupuleusement.

En 120 jours l'armée génocidaire a commis (et continue encore) 1.620 violations ciblant les civiles, dont «560 incidents de tirs» et «749 bombardements», faisant «573 martyrs», y compris «292 enfants, femmes et personnes âgées», ainsi que «1.553 blessés», parmi eux «954 enfants, femmes et personnes âgées».

Depuis la réouverture (partielle) du point de passage de Rafah, le 2 février, «le nombre total de personnes ayant transité dans les deux sens est de 397 (sur les 1.600 prévus par l'accord, soit 25%), dont 225 départs et 172 arrivées, alors que «26 ont été refoulés» par l'armée sioniste. A propos de l'aide humanitaire, le taux de conformité avec les accords signés est de 43%, uniquement, soit 31.178 sur les 72.000 prévus.