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Dimanche, 87e jour du cessez-le-feu,
Israël continue de transgresser unilatéralement l'accord de Charm
Al-Cheikh, en commettant, depuis le 11 octobre 2025, plus de 960 violations du
cessez-le-feu, et de ne pas respecter le volet des aides humanitaires préconisé
par le « plan de paix », dans ce qui semble être une démarche menée en total
accord avec l'administration Trump.
Les attaques israéliennes contre les civils de Ghaza se poursuivent. Dans son dernier rapport statistique, publié dimanche, le ministère de la Santé a fait état de 16 nouvelles victimes, dont 2 martyrs et 13 blessés, lors des précédentes 24h (samedi), ainsi qu'un 3e martyr lors de l'éboulement d'une bâtisse à Khan Younes. Le nombre de victimes depuis l'accord de cessez-le-feu du 11 octobre 2025 passe ainsi à 420 martyrs et 1184 blessés, et 684 corps de martyrs exhumés des décombres des bâtiments bombardés depuis le début du génocide. Quant au bilan cumulatif des victimes du génocide israélien à Ghaza depuis le 7 octobre 2023, il passe à 71.386 martyrs et 171.264 blessés. Par ailleurs, l'agence de presse Shehab News a rapporté le martyre de deux Palestiniens, dont un civil et un pêcheur, et un autre blessé dimanche matin par les tirs de l'armée d'occupation israélienne à Khan Younes, dans le sud de Ghaza, en violation continue de l'accord de cessez-le-feu. « L'Union des comités de pêcheurs a annoncé la mort du pêcheur Aberrahmane Abelhadi al-Qan et la blessure d'un autre pêcheur après que la marine israélienne a ciblé leur embarcation au large de Khan Younes », écrit Shehab News qui rapporte également le martyre de « Fadi Najib Salah tué par des tirs israéliens dans la zone de Fash Farsh à Khan Younes ». Le correspondant de l'agence dans la même région a également affirmé que « l'aviation israélienne a lancé d'importantes frappes aériennes à l'aube, ciblant les zones orientales de Khan Younes, simultanément à d'intenses bombardements d'artillerie sur les parties est et nord de la bande de Ghaza ». Dans le centre de la bande de Ghaza, des « véhicules militaires israéliens ont ouvert le feu à l'est du camp de réfugiés d'al-Bureij, tandis que des avions de combat israéliens ont également bombardé des zones orientales de la ville de Ghaza», rapporte aussi Shehab News. MSF: «La grave menace d'Israël de retirer l'enregistrement des ONG» « Refuser une assistance médicale aux civils est inacceptable en toutes circonstances, et il est inadmissible d'instrumentaliser l'aide humanitaire à des fins politiques ou de sanction collective », a déclaré Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué, estimant qu'il est « urgent d'agir » car « Israël intensifie ses graves attaques (...) à Ghaza et en Cisjordanie, menaçant directement les soins médicaux et l'aide humanitaire destinés aux civils ». « Autoriser l'aide humanitaire à Ghaza n'est pas une faveur, mais une obligation en vertu du droit international », rappelle MSF qui « réfute catégoriquement les allégations formulées ces derniers jours par les autorités israéliennes ». « MSF n'emploierait jamais sciemment quiconque impliqué dans des activités militaires, ce qui contrevient à ses valeurs et à son éthique fondamentales. Si les descriptions de ce que nos équipes voient de leurs propres yeux à Ghaza - la mort, la destruction et les conséquences humaines des violences génocidaires - sont insoutenables pour certains, la faute en incombe à ceux qui commettent ces atrocités, et non à ceux qui les dénoncent », explique l'organisation. « Pourtant, au lieu de dialoguer avec MSF pour entendre nos préoccupations, le ministère chargé des inscriptions a ignoré nos demandes répétées de rencontre et nous a accusés dans les médias d'abriter sciemment des terroristes présumés » souligne l'organisation, rappelant que « les forces israéliennes ont tué et blessé des centaines de milliers de civils, détruisant délibérément des infrastructures essentielles et ciblant le personnel médical, les humanitaires et les journalistes ». MSF affirme que le soutien qu'elle apporte « est loin d'être suffisant pour répondre aux besoins des Palestiniens », « et le supprimer aurait des conséquences dramatiques ». « Le fait qu'Israël empêche MSF et des dizaines d'autres organisations de fournir des services aux Palestiniens après que les forces israéliennes ont anéanti le système de santé de Ghaza constitue une escalade des attaques perpétrées contre les Palestiniens ces deux dernières années », lit-on dans le communiqué. « Le gouvernement israélien cherche désormais à interdire le peu d'aide et de services disponibles » explique MSF qui affirme poursuivre « ses efforts pour dialoguer avec les autorités israéliennes afin de maintenir ses activités essentielles », et considère que « autoriser l'aide humanitaire à Ghaza n'est pas une faveur (mais) une obligation en vertu du droit international ». « Aujourd'hui plus que jamais, les Palestiniens ont besoin de plus de services, et non de moins », conclut MSF. |
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