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Oran :
Exercice illégal de l'activité, produits périmés...: Dix salons de beauté proposés à la fermeture
par K. Assia Dix salons de beauté ont
été proposés à la fermeture et trois autres ont été mis en demeure, selon un
bilan des opérations de contrôle lancées par la Commission de l'hygiène, de la
santé et de la protection de l'environnement de l'APC d'Oran, en collaboration
avec les services de la direction de la santé, les services du commerce et
également les services de la police. En effet, les informations parvenues aux
membres de la commission ont révélé que certains salons de beauté proposaient
des opérations d'esthétique sans aucune formation ou spécialisation au préalable,
ce qui représente un véritable danger pour la vie des patients. Pire encore,
les produits proposés et utilisés dans ces interventions étaient périmés. En
effet, les descentes effectuées dans ces salons de beauté ont mis à nu
plusieurs anomalies et dépassements en matière de transgression sur la santé
publique et surtout de non-respect de l'hygiène et de la conformité des
produits utilisés. Les soi-disant pratiquants se proclamant médecins n'ont
aucun diplôme de médecine et n'ont pas suivi des études de spécialisation, ce
qui est en infraction avec la loi. La commission a
découvert qu'un contrevenant avait placardé sur le mur de son cabinet dix
diplômes, du jamais vu, une manière de rassurer et de duper les patients et de
les mettre en confiance. Il s'agit souvent d'esthétique au botox,
de plantation de cheveux, entre autres. Par ailleurs, ces contrôles lancés au
niveau du périmètre de la commune d'Oran se poursuivent afin de lutter contre
toute atteinte à l'intégrité physique et éviter de mettre en danger la santé
publique. A titre d'exemple, dans un salon de coiffure pour femmes situé dans
la partie Est d'Oran, il a été découvert des produits d'origine inconnue,
produits périmés et certains de mauvaise qualité étaient utilisés en étant de
grande marque, ce qui représente une tromperie sur la qualité. Il est aussi
question de techniques médicales utilisées sans aucune formation ou agrément
autorisant de telles pratiques. Dans un centre de mise en forme situé à Haï El
Badr, les services d'intervention ont relevé l'infraction d'exercice d'activité
sans autorisation, notamment la pratique de la hijama,
en plus de l'insalubrité des lieux. Des aiguilles ont été saisies. Par
ailleurs, dans un autre salon de coiffure situé en ville, la propriétaire des
lieux n'avait aucune carte d'artisan ou autre document l'autorisant à exercer
cette activité.
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