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Sonelgaz: Plus de 118 cas d'agression sur le réseau de distribution du gaz en 2019

par D. B.

La direction de distribution d'électricité et du gaz Es-Sénia (RDO/SDC) a recensé, au courant de l'année 2019, plus de 118 cas d'agression sur le réseau de distribution du gaz naturel, indique un communiqué de la direction qui signale que la responsabilité incombe, en premier lieu, aux organismes publics qui exécutent souvent des travaux sans autorisation, au préalable, des services techniques de Sonelgaz. «Ces agressions que subit le réseau sont multiples et peuvent engendrer des accidents graves, à savoir des fuites qui peuvent causer des explosions».

Pour cela et dans un souci de préserver la continuité du service et la sécurité de nos abonnés, la direction de distribution Es-Sénia invite l'ensemble des entreprises, opérant dans sa circonscription, à consulter ses services techniques, avant tout démarrage de travaux.

De même que les abonnés doivent signaler les agressions et les fuites de gaz naturel sur les colonnes montantes, précise cette direction, dans son communiqué. Les agressions que subissent les réseaux aériens et souterrains de Sonelgaz sont multiples. Elles génèrent des points faibles qui entraînent des incidents regrettables et causent des coupures d'électricité, lors des périodes de grande consommation, notamment durant la période estivale.

Des agressions coûteuses pour la SDE pouvant entraîner des retombées sur la qualité des prestations, auprès de sa clientèle, au moment où cette société de service public projette pour mieux tenir ses obligations. Le réseau de gaz de ville, lui-même, fait l'objet d'agressions à cause de travaux entrepris par les particuliers ou des entreprises. En sus des pertes engendrées par les raccordements illicites, la Société de distribution doit faire face à l'atteinte de ses réseaux. Il y a lieu de signaler que les branchements illicites représentent 20% de pertes sur le réseau d'électricité et prolifèrent surtout dans les quartiers périphériques de la ville où des pirates, sans scrupules, se sont spécialisés dans le raccordement des bidonvilles contre une rémunération financière.

Pour la Société algérienne de distribution de l'électricité et du gaz d'Oran, le phénomène est très répandu dans 20 zones réparties sur les localités ‘Coca', Hai Rocher à Bouamama, Sidi El Bachir, Kouchet El Djir, Douar Belgaid, Canastel, les Amandiers, El Barki. Près de 74 gigawatt sont piratés par quelque 32.000 consommateurs ce qui représente 33 milliards de centimes. Un grand préjudicie qui pourrait être investi dans d'autres projets.