Envoyer à un ami | Version à imprimer | Version en PDF

Les demandeurs de logements de la formule «à points» reçus par le wali: Des promesses et une lueur d'espoir

par D. B.

En perspective de la prise en charge de leurs doléances, les représentants des demandeurs de logements sociaux, de la formule dite ‘à points', ont été reçus par le wali d'Oran, a-t-on appris, hier, auprès du représentant des familles M. Riyahi Noreddine. « Malgré nos nombreuses démarches auprès des précédents walis, c'est la première fois que nous avons été reçus par un wali. M Cherifi Mouloud tout comme le chef de daïra d'Oran ont été attentifs à nos doléances. Le wali nous a promis de se pencher, sérieusement, sur notre cas », assure le représentant des demandeurs. Ce dernier indique que sur les 94.000 demandes déposées, auprès de la commission, plus de 60.000 demandes ont été rejetées pour diverses raisons, après une étude minutieuse. « Le wali a installé une commission pour l'étude approfondie des quelque 34.000 dossiers restants », assure le même interlocuteur, indiquant au passage que des instructions ont été données aux responsables concernés pour informer les demandeurs dont les dossiers sont incomplets de se rapprocher des services concernés pour compléter leurs dossiers, avant le 23 mai en cours.

« Le wali nous a rassurés qu'un quota de logements sera destiné aux demandeurs de la formule ‘à points', peut-être avant la fin de l'année », ajoute M. Riyahi. Il y a lieu de signaler que la commission de wilaya, installée il y a quelques mois, par le wali d'Oran, a étudié plus de 90.000 dossiers de demandeurs. Dans une 2ème étape, la commission s'attéllera à l'étude de plus de 30.000 dossiers, au cas par cas, en recourant au Fichier national du Logement pour pouvoir éliminer tout postulant ayant déjà bénéficié d'un logement, d'un lot de terrain ou d'une aide de l'Etat au logement. Selon nos sources, certains dossiers ont été déposés, dans les années 70 et d'autres dans les années 80 et 90. C'est dire l'attente de ces milliers de mal-logés. Ces dossiers seront étudiés au cas par cas, dans chaque daïra pour élaborer une liste qui sera transmise au wali d'Oran. En effet, des dizaines de mal-logés, de plusieurs quartiers de la ville d'Oran, attendent depuis plus de 2 décennies un logement social notamment, dans la cadre de la formule des « points ». La wilaya d'Oran a recensé plus de 90.000 demandes de logements sociaux, a indiqué dernièrement, le wali.

« Pour évaluer la situation et connaître les vrais besoins, pour une éventuelle prise en charge de ces demandeurs, plusieurs mesures ont été prises », a t-il souligné. Dans ce sens une commission de wilaya a été installée pour évaluer et étudier les dossiers.

Dans le même cadre « des commissions composées des chefs de daïra et des présidents des APC et autres services concernés, ont lancé des opérations de contrôle et de mise à jour de dossiers », a affirmé M. Mouloud Cherifi. Les postulants seront convoqués, au fur et à mesure, pour actualiser leurs dossiers.

D'autre part et au grand bonheur des ces milliers de postulants le wali d'Oran a annoncé qu'un quota de 6.800 logements sociaux sera destiné à la formule des «points ».

Des promesses ont été faites, il y a quelques années, par un ex-wali d'Oran, pour consacrer un quota spécial de logements socio-locatifs, pour les demandeurs de la formule des «points», mais à ce jour, ils n'ont toujours pas été intégrés, dans les nombreuses opérations de relogement qu'a connues la wilaya. Certains affirment qu'ils occupent une pièce chez des parents depuis 10 ans et ont déposé une demande de logement social depuis plusieurs années et à ce jour, ils n'ont rien vu venir. Ces familles précisent, également que la commission d'attribution chargée d'étudier les dossiers des postulants ne s'est jamais penchée sur leur cas, puisque jusqu'à présent, aucun demandeur ayant déposé son dossier, dans les années 90 et bien avant n'a obtenu satisfaction. Certains affirment avoir déposé leurs dossiers dans les années 80 et depuis, aucune suite favorable ne leur a été donnée. D'autres expliquent avoir déposé leurs dossiers, en 2009, auprès de l'OPGI de Gambetta, mais en vain.