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Le «modèle de développement islamique» : les questions préalables qu'il faut se poser

par Hacène Merani

Cette contribution tente de soulever certaines interrogations que je considère très importantes dans le cadre des efforts déployés par beaucoup d'auteurs, musulmans ou non, dans leurs tentatives de mettre au point ou de souligner l'existence de ce qu'ils appellent le ‘‘modèle de développement islamique''. J'insiste à cet effet que des questions telles que : « Qu'est-ce que le développement ? », « Est-on pour le développement ou non ? », « Le problème du développement est-il ‘‘islamique'' ou simplement ‘‘arabe'' ? », « La question Est-elle liée à un problème de textes ou bien de valeurs et de pratiques ? », méritent d'être posées avant, ou parallèlement, peu importe, à toute tentative dont l'objectif est de savoir si oui ou non il existe ou peut exister un modèle de développement ‘‘islamique''.

Avant d'entrer dans le vif du sujet, commençons d'abord par reconnaître, comme le souligne, entre autres, François Facchini, que « La relation entre l'islam comme religion et le développement économique est une question difficile qui divise de nombreux auteurs de sciences sociales. »(1) En effet, c'est face à la situation dite de ‘‘sous-développement'' économique et technique qui caractérise la plupart des pays musulmans par rapport au monde industriel occidental, quand beaucoup de penseurs se sont intéressés au thème du rapport entre l'Islam et le développement, que la tâche s'est avérée particulièrement ardue.

Ainsi, et devant ce phénomène de décalage économique, technique et militaire, entre le monde européen et le monde musulman, une question, nous disent Maurice Flory et Robert Mantran, a été posée : « Conception globale de la cité, l'Islam est-il en mesure d'apporter sa réponse aux problèmes du sous-développement ? » « Certains, continuent nos deux auteurs, dont Renan », se sont pressés de l'accuser « d'être la véritable cause du retard des pays arabes », car « un certain conservatisme socio-religieux serait l'explication de cette incapacité au progrès » qui caractérisait les pays musulmans. » Toutefois, constataient déjà ce duo, beaucoup d'auteurs « se sont à nouveau penchés sur ce problème et y apportent aujourd'hui des réponses infiniment plus nuancées. » En effet, remarquaient-ils, « Si l'Islam condamne ce qui a constitué les principaux outils du développement occidental et notamment le goût du risque et le prêt à intérêt, cette condamnation a existé aussi à certaines époques dans la chrétienté. »(2)

Dès lors, nous pourront facilement comprendre pourquoi, et dans cette atmosphère donc, et comme le souligne de son côté l'orientaliste français Maxime Rodinson, beaucoup de Musulmans [ou non d'ailleurs], « sous l'effet de la piété ou du nationalisme, ou des deux, tenaient à montrer que rien, dans leur tradition religieuse, ne s'opposait à l'adoption de méthodes économiques modernes et progressives ou encore que ladite tradition était orientée vers la justice économique et sociale. » Ainsi, continue cet auteur, si « Certains savants européens sympathiques à l'Islam maintiennent aussi l'une ou l'autre de ces thèses. D'autres qui lui sont plutôt hostiles (et ils sont rejoints par un flot de publicistes dépourvus de toute science) veulent au contraire montrer que l'Islam, en interdisant à ses adeptes toute initiative économique progressive, voue ceux-ci à la stagnation ».(3)

A vrai dire, et comme le note, entre autres, et à juste titre, l'économiste sénégalais Makhtar Diouf, c'est à la suite des travaux du sociologue allemand Max Weber que cette question n'a cessé d'être régulièrement posée. C'est ainsi, souligne M. Diouf, que pour Max Weber et ses disciples, « la révolution industrielle de l'Europe du dix-huitième siècle a été l'effet et non la cause des changements des modes de pensée et des attitudes à l'égard de l'économie. » Où, surtout, ils soutiennent que ce sont les « valeurs du Judéo-christianisme » qui, en se référant à « l'expérience des pays d'Amérique du Nord et d'Europe », qui ont eu un « impact positif » sur le développement de ces pays.(4) Ainsi, c'est dans ce cadre-là que beaucoup de penseurs ont été amenés, notamment à partir de la deuxième moitié du XXe siècle, à poser la question du lien entre l'Islam et le développement. Beaucoup ont prétendu à cette occasion que ce dernier, à la différence du Calvinisme et même du Catholicisme et du Judaïsme, a été implicitement ou explicitement, un de frein au développement économique. Certains l'on considéré comme principal coupable de l'état de sous-développement qui caractérisait les pays musulmans.

Et c'est dans ce cadre-là également que beaucoup d'auteurs, musulmans ou non, comme nous l'avons déjà noté, ont tenté, afin de démentir les opinions qui lui ont été hostiles, de mettre au point ce que ils ont appelé, et appellent toujours, un ‘‘modèle islamique de développement''. Un modèle qui serait en mesure de permettre aux Musulmans de se développer selon un mode qui conviendrait mieux à leurs systèmes de valeurs et aux spécificités historiques, culturelles et sociales de leurs sociétés. Ma conviction est que, après ces multitudes tentatives et avec un certains recul, la réflexion sur ce ‘‘modèle'' appelle certaines remarques et conduit à soulever, préalablement ou parallèlement à cet effort, certaines interrogations que j'estime nécessaires. Donner des exemples de ces éventuelles questions et en souligner l'importance dans toute entreprise de cette nature, constitue l'objet de cette modeste contribution.

Les questions de base

Les premières questions que j'estime primordiales et qui doivent être, à mon humble avis, posées avant de soutenir si oui ou non il y a un ‘‘modèle islamique'' de développement sont celles qui, une fois posées, vont aider, me semble-t-il, à préciser ce que l'on entend d'abord par le concept de ‘‘développement'' et aussi si oui ou non on est pour ce développement ainsi défini.

En effet, il me paraît qu'il est erroné de croire que ces questions et leurs réponses sont, pour le cas du monde musulman, et surtout pour la partie constituée par les pays dits ‘‘arabes'', définitivement tranchées. Pour s'en convaincre, et si on prend pour synonyme, comme il est de coutume, les termes de développement et de progrès économique, il y a lieu de savoir par exemple que si la conscience arabe semblait considérer les musulmans comme sous-développés et qu'ils étaient, économiquement du moins, ‘‘en retard'' par rapport au monde ‘‘développé'', dés les débuts du siècle passé, comme en témoigne l'ouvrage édité dans les années 1930 par Chakib Arslan, dont le titre même en donne une idée(5), il n'en n'est plus encore le cas de plus en plus aujourd'hui. Un autre ouvrage, édité en 2006, par l'écrivain égyptien Jallel Amin, et on sait l'influence des écrivains de ce pays sur les autres pays arabes, dont le titre(6) est tout aussi révélateur, nous donne assurément un indice. Ainsi, si pour Chakib Arslan, les Musulmans devraient suivre, à peu près, la même voie que celle empruntée avant eux par les peuples qui les avaient devancés s'ils voulaient les rattraper, pour Jallel Amin, le fait de considérer que certains peuples connaissent un progrès et d'autres non ne serait qu'un « mythe » (khourafa).

C'est à partir de là donc qu'il m'a semblé préalablement indispensable, à tout effort visant à savoir si oui ou non il existe un éventuel modèle de développement ‘‘islamique'', d'abord de préciser ce que l'on entend par ‘‘développement'' sans se contenter des réponses plus ou moins vagues apportées par beaucoup d'auteurs à cette question, notamment où on prétend que le développement islamique serait plus ‘‘global'', plus ‘‘humain'', etc., que les modèles ‘‘classiques''.(7) Ensuite, il va falloir répondre d'une manière claire et suffisamment tranchée si oui ou non on considère que les Musulmans sont ‘‘sous-développés'' et aussi et surtout si oui ou non les Musulmans aspirent bel et bien à ce développement. D'autres questions de base, si l'on peut dire, doivent nécessairement être également posées.

Celle relative à la nature de la richesse en est certainement une. Quel sens donne-t-on à cette notion de richesse ? Comment la produit-on ?etc. Et aussi : quelle sera la définition du travail en général et le travail industriel en particulier ? Quelle sera la place du travail, dans son sens moderne en général, et industriel, plus particulièrement, dans la vie individuelle et collective de nos sociétés ? Comment sera-t-il organisé, etc. ? Qu'est-ce que l'entreprise ? Qu'elle est la place de l'entrepreneuriat dans l'échelle des valeurs de nos sociétés ?

Le ‘‘sous-développement'', est-il un problème islamique ou arabe ?

L'autre grande question qu'il me semble nécessaire de se poser préalablement ou du moins parallèlement à toute réflexion visant la mise au point d'un ‘‘modèle islamique'' du développement est celle qui permettrait de savoir si le ‘‘sous-développement'' est un problème réellement ‘‘islamique''. Autrement dit, il s'agit de savoir si ce problème concerne bel et bien tous les Musulmans ou s'il ne concerne en fait qu'un partie de ces Musulmans et plus précisément ceux que l'on désigne comme « Arabes ». Même si certaines statistiques, prises globalement, font penser que ce problème concerne tous les pays à majorité musulmane8. En effet, et comme le souligne beaucoup d'auteurs, il semble bien que, sur ce plan, il n'y ait pas de « malédiction islamique ». Il suffit, pour s'en convaincre, « de comparer, comme le note à juste titre Jacques Brasseul, l'évolution de pays voisins habités par les mêmes peuples, les uns musulmans, les autres non », comme la Malaisie et la Thaïlande, le Sénégal et la Cote d'Ivoire, Le Pakistan et l'Inde, où les situations économiques et sociales ne semblent pas si différentes les unes des autres.9

Certes, si les pays musulmans ont tous été dans un état de ‘‘sous-développement'' économique par rapport au pays industriels occidentaux jusqu'au début du XXe siècle, beaucoup semblent avoir réussi depuis lors, jusqu'à une certaine mesure au moins, leur engagement dans la voie du développement économique tels que la Malaisie, l'Indonésie, la Turquie, etc. Et il semble bien que ce sont surtout les pays dits arabes, dans leur totalité, ou presque, qui ont toujours du mal, en dépit des expérience développementalistes, parfois très volontaristes, tentées par certains d'entre eux, à réussir leur ‘‘décollage''. D'ailleurs, si l'on considère que le « sous-développement économique » est synonyme de « sous-industrialisation », il y a lieu de remarquer que même Ibn Khaldoun avait souligné, il y a plusieurs siècles, dans sa Muqaddima, l'existence d'un problème surtout arabe et non musulman.10

En effet, c'est cette société dite ‘‘arabe'' qui semble plus concernée par ce retard et non tous les pays musulmans tel que le laissent entendre les appels à la mise au point d'un modèle ‘‘islamique'' de développement. Cette société qui, comme l'a bien remarqué Pierre Bourdieu, « a longtemps trouvé son idéal dans le passé », et où « le changement, sans être absent, se trouvant comme ralenti. » Cette société, dont la culture bédouine [on peut dire aussi rurale] pourrait être l'une des causes de l'état de stagnation qui la caractérise, car, comme le souligne encore le même sociologue, le respect du passé, chez le bédouin, « prend forme de culte. » Une société où « La fidélité à la tradition des ancêtres, valeurs des valeurs, domine tous les actes essentiels de la vie sociale ».11

Le problème du « sous-développement », est-il un problème de textes ou de «têtes» ?

Ainsi, et comme le note l'auteur américain d'origine turque Timur Kuran, « Comme cela est souvent le cas des recherches privilégiant les idées, un biais méthodologique s'opère, entraînant une illusion idéaliste dont la forme la plus répandue consiste à appliquer à l'étude de l'histoire dans son ensemble l'approche qui ne convient qu'à l'étude de l'histoire des idées. »12 En effet, et comme le remarque encore une fois Maxime Rodinson, toutes ces thèses qui lient Islam et développement, dans l'un ou l'autre sens, « si contradictoires soient-elles, reposent », remarque-t-il, « sur la même présupposition implicite. » Celle selon laquelle « les hommes d'une époque et d'une région », et « les sociétés obéissent strictement à une doctrine préalable, constituée en dehors d'eux, en suivent les préceptes, s'imprègnent de son esprit sans transformations essentielles, sans qu'ils l'adaptent à leurs conditions de vie et à leurs modes de pensée implicitement suggérés par celles-ci. » Or, cette présupposition, dont les tenants de ces thèses n'ont même pas conscience en général, ajoute Maxime Rodinson, à juste titre, « paraît fausser toute la problématique de ce débat. »13

C'est pour cela donc que parmi les questions qui devront être posées par tous ceux qui souhaitent contribuer aux débats et aux efforts relatifs à la mise au point d'un éventuel ‘‘modèle de développement islamique'', je considère que celle qui aidera à savoir si le problème de développement est lié aux textes ou plutôt aux pratiques et aux comportements est l'une des plus importantes. A mon avis, cette question est peut-être la plus essentielle d'entre toutes. En effet, et même si on14 considère que le problème est lié d'une manière ou d'une autre à l'Islam, il y a lieu de savoir à ce propos et comme le souligne Pierre Marthélot, qu'« En réalité, une religion n'est jamais contenue dans les seuls textes fondamentaux ou officiels, fussent-ils considérés, notamment les premiers, comme inspirés ». Bien au contraire, ajoute avec lucidité le même auteur, la religion est plutôt « un corps de croyances et de pratiques dont l'homme peut alternativement, et selon les époques, les circonscrire, tire vie, progrès, ou au contraire, stagnation. C'est en ce sens qu'elle est, ou qu'elle n'est pas « opium des peuples ».15

C'est en ce sens aussi que la religion, et la culture en général, peuvent constituer, comme le note François Facchini, « des obstacles au développement si elles retardent le processus d'identification de bonnes institutions par les dirigeants politiques. »16 D'où l'importance primordiale en ce domaine non pas des textes pris isolément mais surtout de leur interprétation et leur incarnation dans les comportements des hommes. Car, et comme l'a noté encore une fois Jacques Brasseul, force est de constater que si vraiment « le Coran n'est pas hostile à l'activité économique » ce sont « ses interprétations par les religieux qui « semblent avoir peu à peu défavorisé les innovations. »17 C'est sans doute la même chose qu'avait exprimée Maxime Rodinson quand il avait déclaré que « Les idéologies adoptées officiellement par des mouvements ou des États sont souvent (pour le moins) transformées par la société qui les admet en principe, par le mouvement ou l'État qui prétend les suivre. » Et même que « Leurs préceptes sont interprétés souvent au contraire de leur sens premier et évident. »18

C'est là également que l'on touche du doigt, me semble-t-il, l'importance des explications sociologiques ou des sciences sociales en général du phénomène de sous-développement dans les pays arabes car rien ne nous empêche de croire avec François Facchini que, par exemple, le « rejet des institutions du marchés et les échecs des démocraties dans les pays musulmans » peut effectivement s'expliquer alors « à la fois par l'intérêt des classes dirigeantes qui souhaitent ne pas perdre le contrôle de l'Etat et de la rente fiscale » et aussi « par une certaine manière d'interpréter la parole et surtout la vie du Prophète. » C'est pour cela que l'on peut penser avec lui que la transition vers le développement dans les pays musulmans, je dirais plutôt « arabes », est bloquée non pas par les textes religieux pris de façon abstraite mais bien « par des raisons politiques, géopolitiques et culturelles parce que les élites politiques et culturelles pensent leurs intérêts et le monde à travers une grille idéologique qui les conduit à rejeter les valeurs du capitalisme et de ces institutions. »19 Bien sûr, on peut remplacer dans cette citation le terme ‘‘capitalisme'' par tout autre mot désignant un système socio-politico-économique porteur de développement et de progrès.

Ainsi donc, s'il est vrai dans ces conditions de penser que, comme l'avaient suggéré Maurice Flory et Robert Mantran, « l'interprétation fataliste de l'Islam est une interprétation et non une attitude essentielle de l'Islam lui-même », il est cependant permis de supposer que les pays arabes ont connu pendant de longs siècles une puissante conjonction de facteurs qui », ayant agi tous dans le même sens, « les ont empêchés d'avancer comme l'Occident sur la route du progrès économique. » Car, « S'il est faux d'affirmer péremptoirement que l'Islam est fataliste, il convient d'admettre que dans le contexte où il s'est trouvé depuis plusieurs siècles, il n'a fait que confirmer le fatalisme ambiant dans lequel baignait la condition de l'Arabe. » En conséquence, tout est permis de dire donc avec ces auteurs qu'« Il semble bien qu'une large part du comportement socio-économique des populations arabes, trop superficiellement expliquée par le fatalisme de l'Islam, puisse être attribuée beaucoup plus sûrement à l'état de la société rurale dans laquelle baigne le monde de la nature, d'arabe. »20

Conclusion

Dans cette contribution j'ai tenté de montrer que, parallèlement aux efforts de tous ceux qui déploient les efforts pour la mise en œuvre d'un modèle de développement dit ‘‘islamique'', certaines questions méritent d'être soulevées. Ainsi ai-je estimé, que ces questions, par le débat de fond qu'elles engageraient, pourraient contribuer à mieux savoir peut-être dans quel sens ces efforts devront être déployés. Dans ce cadre-là, j'ai particulièrement souligné l'importance des questions relatives d'abord au sens que pourra prendre le concept de développement lui-même, de la nature de la richesse, des modes de production de cette richesse, de ceux qui y contribueraient à sa création et de la manière de la distribuer et redistribuer et aussi celle de l'activité du travail, industriel notamment, et de sa place dans la vie individuelle et sociale. Ensuite, j'ai souligné l'importance de celle qui permettra de savoir la position de ces Musulmans vis-à-vis du développement et de celle qui aidera à connaître si le problème de développement concerne tous les Musulmans ou bien seulement les sociétés dites arabes. Car tout porte à croire que le problème semble désormais bien lié uniquement à cette dernière partie et non à tout le monde musulman. Enfin, j'ai noté l'importance de la question qui contribuerait à savoir si le problème est inhérent aux textes religieux en tant que tels ou bien aux comportements des hommes concernés eux-mêmes et plus particulièrement aux diverses institutions21 qui déterminent plus ou moins fortement leurs représentations et leurs conduites.

Bibliographie

- Amin, Jallel, (2005), Khourafat attakadoum wa etta akhour (Le Mythe du progrès et du retard), Le Caire, Echourouk.

- Arslan, Chakib, (1939), Limadha ta akhara el mouslimouna wa takadama ghairouhoum ? (Pourquoi les Musulmans sont restés arriérés alors que les autres ont connu le progrès ?), Le Caire, Imprimerie Aïssa El Baby et C°.

- Austruy, Jacques, (2006), Islam face au développement, Paris l'Harmattan.

- Bekkar, Abd El Krim, (2001), Madkhel ila attanmia el moutakamila. Roïya islamiya (Introduction au développement global. Une vision islamique), Damas, Dar El Kalam.

- Brasseul, Jacques, 2004), « Le Déclin du monde musulman à partir du moyen-âge : une revue des explications », Revue Région et Développement, n°19-2004, pp. 19-52.

- Cassidy,John, (2011), « L'islam est-il un frein au développement économique ? » Source : Capital du 06/7/2011.

- Diouf, Makhtar, (2011), L'Islam, un frein au développement. Economie politique de la Charî a, Paris, L'Harmattan.

- Facchini, François, (2007), « Islam et développement économique », Sociétal, n°57, pp. 79-90.

- Kuran, Timur, (2008), « Sous-développement au Moyen-Orient : le rôle historique de la culture, des institutions et de la religion », Afrique contemporaine, 2008/02 (n°226), p.31-54.

- Marthelot, Pierre, (1962), « L'Islam et le développement. Essai sur quelques publications récentes », Archives de sociologie des religions, n°14, 1962, pp.131-138.

- Rodinson, Maxime, (1983), « Islam, facteur de conservatisme ou de progrès ? », Pouvoirs, n°12, p.27-32.

Notes

1- François Facchini, « Islam et développement économique », Sociétal, n°57, 2007, pp. 79-90, p.1.

2- Maurice flory et Robert Mantran, Les Régimes politiques des pays arabes, Paris, PUF, 1968, p.174.

3- Maxime Rodinson, Islam et capitalisme, Paris, Editions du Seuil, 1968, p.20.

4- Makhtar Diouf, L'Islam, un frein au développement. Economie politique de la Charî a, Paris, L'Harmattan, 2011, p.277.

5- Chakib Arslan, Limadha ta akhara el mouslimouna wa takadama ghairouhoum ? (Pourquoi les Musulmans sont restés arriérés alors que les autres ont connu le progrès ?), Le Caire, Imprimerie Aïssa El Baby et C°, 1ère éd. 1939. Dans une de ses études, Maxime Rodinson a traduit le titre de l'ouvrage d'Arslan comme suit : « Pourquoi les Musulmans sont-ils en retard et pourquoi d'autres sont-ils en avance ? ». Voir M. Rodinson, Islam, facteur de conservatisme ou de progrès ? », Pouvoirs, n°12, 1983, p.27-32.

6-7- Jallel Amin, Khourafat attakadoum wa etta akhour (Le Mythe du progrès et du retard) , Le Caire, Ed. Echourouk, 2005.

8- Dont pale à titre d'exemple Abd El Krim Bekkar dans son ouvrage : « Madkhel ila attanmia el moutakamila. Roïa islamiya » (Introduction à un développement global. Une vision islamique), Damas, Dar El Kalam, 2011. Ou encore Makhtar Diouf, L'Islam, un frein au développement ? Economie politique de la Charî'a, Paris, l'Harmattan, 2011.

9- Telles que celles rapportées par Jacques Brasseul où l'on apprend qu' « avec 20% de la population mondiale, les pays musulmans ne produisent que 6% de la richesse ». Voir Jacques Brasseul, « Le Déclin du monde musulman à partir du moyen-âge : une revue des explications », Revue Région et Développement, n°19-2004, p. 26.

10- Jacques Brasseul, 2004, p.26

11- Ibn Khaldun, La Muqaddima.

12- Pierre Bourdieu, Sociologie de l'Algérie, PUF, coll., Que sais-je ? Paris, 1974, (1ère éd. 1958), pp.82-83.

13- Timur Kuran, « Sous-développement au Moyen-Orient : le rôle historique de la culture, des institutions et de la religion », Afrique contemporaine, 2008/02 (n°226), p.31-54, p.41.

14- Maxime Rodinson, Islam et capitalisme, op. cit., pp.20-21.

15- C'est moi qui souligne.

16- Pierre Marthélot, 1962, p. 134.

17- François Facchini, 2007, p.19.

18- Jacques Brasseul, op. cit., p.34.

19- Maxime Rodinson, op. cit., p.29.

20- François Facchini, op. cit., p.19.

21- Maurice flory et Robert Mantran, op. cit., pp.174-176.

22- Au sens que leur donne à titre d'exemple T. Kuran, à savoir : « Une institution est une régularité de comportements générée par la société. » Timur kuran, op. cit., p.36. Ou encore : « Une institution, telle que je l'entends ici, consiste en un ensemble de facteurs sociaux générant certaines régularités sociales liées les une aux autres. Partie d'un tout, son fonctionnement peut dépendre d'autres institutions. », id., p.52.