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Emotions et nostalgie à l'ouverture du 9ème festival du théâtre arabe: Vibrant hommage aux comédiens et dramaturges algériens

par Mokhtaria Bensaâd

Beaucoup de nostalgie et d'émotion ont marqué l'ouverture, ce mardi, de la 9ème édition du festival du théâtre arabe «Azzedine Medjoubi», organisée pour la première fois en Algérie, à Oran et Mostaganem jusqu'au 19 janvier. Beaucoup de nostalgie du fait que la levée du rideau sur ce festival a fait voyager le public oranais ainsi que les invités d'honneur et les comédiens arabes, présents au centre des conventions d'Oran Ahmed Benhmed, à travers les années de gloire du théâtre algérien avec les figures emblématiques du 4ème art dont la majorité ne sont plus de ce monde. L'ouverture de ce festival a été un hommage rendu à tous ces comédiens algériens qui ont marqué la scène théâtrale durant la guerre de libération et après l'indépendance en offrant au public des spectacles de haut niveau malgré les conditions difficiles des cette époque.

D'ailleurs, le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, a bien rappelé le combat de ces «comédiens militants» en déclarant qu'Oran a connu des comédiens de théâtre qui nous sont très chers et en rappelant que «la scène existe pour exprimer les malheurs de la société». «Nous ne voulons pas d'un théâtre de consommation», dira-t-il, «mais un théâtre qui rayonne».

Quant au secrétaire général de l'instance arabe du théâtre, Smail Abdellah, il a lancé au public lors de son intervention : «les pays doivent être franchis à travers leurs théâtres». Il rendra un hommage à tous les comédiens algériens qui se sacrifiés pour cet art en citant Mahieddine Bachtarzi, Ould Abderrahmane Kaki, Mustapha Kateb, Abdelkader Alloula, Azzeddine Medjoubi, Mohamed Bengataf, Kateb Yacine et Assia Djebar». Il dira, «ce pays a connu des écrivains célèbres tels que Tahar Ouatar, Mohamed Dib, Malek Bennabi, Mouloud Feraoun, Ahmed Réda Houhou, Mouloud Mammeri, Tahar Djaout et Malek Haddad…».

Ce festival a été également un hommage rendu à la troupe théâtrale du FLN et aux artistes qui sont encore vivants dont Mustapha Sahnoun, Safia Kouassi, Benbrahim Zohra, Ibrahim Dari, Halima Zerkaoui, Abderrahmane Bestandji, Ahmed Halit, Abdelkader Chourouk, Said Sayeh, Thamir Taher, Boulifa El Hadi Rajeb, Ahmed El Telli, Tahar Ahmed, Mohamed Kerroumi et Djaâfer Damardji.

Le rideau des spectacles s'est levé lors de cette ouverture du festival sur «Hizia», la pièce d'Azzedine Mihoubi.