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Bouira: Le patrimoine des communes et les recouvrements

par Farid Haddouche



Un long débat vient de s'achever sur les biens communaux et leur perception que la direction de l'administration locale a organisé dans le but d'informer et de former les fonctionnaires des 45 communes de la wilaya de Bouira. Le thème principal de « La gestion du patrimoine communal et recouvrement», concernant la wilaya de Bouira a été retenu pour le volet formation, d'après les organisateurs. Le constat est des plus décevants pour ce qui est du contrôle du patrimoine communal «qui a subi dans le passé, des erreurs et une anarchie, et qu'il faut amender au plus vite, par la surveillance des mouvements opérés dans le patrimoine. Selon M. Nacer Zougari, chef de bureau du patrimoine des communes à la direction de l'administration locale (DAL). « Désormais, il est grand temps de rappeler à tous les responsables des communes que, concernant les biens communaux en matière de loyers dans l'immobilier, les marchés, crèches, commerces et espaces publiques, ils doivent s'aligner sur les réels prix appliqués par l'OPGI qui a été prise comme référence». Un état des lieux des 45 communes a été présenté sur une rétro-projection, a mis à nu l'ampleur de la situation navrante en matière de déficits relevés dans certaines communes, où le taux de recouvrement fiscal avoisine le 0%. Dans presque la plupart des communes, le recouvrement fiscal peine à atteindre les 10%.

La commune de Sour El Ghozlane, à titre d'exemple, n'a pas récupéré un sou depuis plus d'une année. Sur 20 milliards de centimes à rattraper, les communes de Bouira peinent à recouvrer 700 millions de centimes concernant la taxe instituée sur l'enlèvement des ordures ménagères. Ainsi, le manque à gagner en matière de recouvrement fiscal est-il surprenant. L'occasion qu'offrent ces trois journées d'information et de formation sur la gestion du patrimoine communal a permis la levée des contraintes en matière de recouvrement par l'établissement de données précises sur le patrimoine communal créateur de richesse, pour une gestion plus rationnelle et plus efficace de ces biens. «Ce n'est pas normal», a commenté le chef de bureau du patrimoine communal. « Si l'affligeante situation perdurera, beaucoup de communes n'auront plus de budget parce que ce dernier sera tributaire de la bonne gestion, et rien que celle-ci. Désormais, le temps de lorgner sur les caisses de l'Etat est révolu», a mis en garde ce même cadre de l'ADL.« Le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales a mis au point une plateforme numérique, un dispositif très efficace pour contrôler et cerner les budgets des communes. Des inspections seront lancées à tous les niveaux. D'où l'urgence pour le P/APC d'avoir la qualité d'un bon gestionnaire », a fini par admettre ce responsable des communes de la wilaya de Bouira.