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La Syrie, le journalisme chrétien et la science d'Etat en France : Lettre ouverte au journal La Croix à propos de son dossier «Quelle paix en Syrie ?»

par S. Bensmail



2ème partie

Les nombreux témoignages, parfaitement documentés, relayés même par des médias anglo-saxons voire continentaux, rapportent les techniques identiques de déstabilisation -de « proxy war »- par assassinats croisés de manifestants et de forces de l'ordre, via de mystérieux snipers sur les toits provoquant l'embrasement général en Libye20 , comme au Maïdan de Kiev21 et en Syrie22 . Malgré des officiels sécuritaires et des diplomates européens, malgré les preuves matérielles dûment authentifiées, les services allemands et français notamment, cela n'a donc tout simplement pas existé pour nos médias et nos intellectuels. Marc, l'un de mes camarades comme je les aime, chef d'entreprise désabusé dans le conseil en sécurité et ancien nageur de combat d'une unité d'élite, m'interroge rigolard il y a quelques mois lors d'un repas sans chichi :

« Mais, dis-donc, pourquoi, lors du salon de l'armement à Satory, la délégation militaire algérienne n'était intéressée que par les fusils de précision longue portée et rien d'autre? Que se passe-t-il là-bas!! »

Même pendant la décennie sanglante des groupes armés du GIA et de l'AIS23 , l'acquisition de cette arme particulière n'a jamais été exclusive des autres moyens de lutte anti-terroriste24 . Les enseignements sur les techniques de sniper, à Benghazi, à Tripoli comme dans d'autres lieux mortels des « printemps arabes » - celles-là qui provoquent une cassure sanglante et définitive entre un État autoritaire et une population à bout de souffle, l'avertissement donné cet hiver à l'Algérie par Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Russie, quant à une prochaine déstabilisation, les tout derniers messages secrets interceptés de Da'ech planifiant une attaque d'envergure par les frontières libyennes, peuvent peut-être expliquer maintenant ce besoin si pressant.

Votre expert, pour en revenir à lui, nous explique :

« Les régimes de Damas et de Bagdad partagent une gestion confessionnalisée de leur population, avec l'exclusion de groupes de citoyens et la mise en valeur d'autres ; l'absence de formule politique d'avenir pour la gestion des besoins de la population ; et une approche exclusivement sécuritaire des problèmes. »

Or, en dépit des pronostics (toujours très assurés) du Quai d'Orsay25 -qui a fait la sourde oreille à son ambassadeur de l'époque en place, Éric Chevalier, tout en lui tirant la sienne26 -, si l'Armée arabe syrienne ne s'est toujours pas effondrée, c'est précisément parce qu'en plus d'être rustique et soudée sous un commandement fiable, elle intègre toutes les confessions et les couches de la société. Au fur et à mesure des monstrueuses exactions commises par les groupes armés « modérément » décapiteurs, cette armée est apparue comme le seul rempart au chaos, au viol, à la rapine et au meurtre. Les unités même les moins aguerries évitent autant que possible les pertes civiles -ou « dommages collatéraux »27 .Tout officier syrien sait en effet que la victoire finale consolidée dépend de la population ; et c'est bien pour cela que les groupes terroristes les utilisent comme boucliers humains, gelant des quartiers (voire des villes entières) de toute attaque massive - contrairement à une énième campagne de désinformation relayée par nos grands médias en perte continue de crédibilité28 .

Parler de « gestion confessionnalisée » des populations, et d' « absence de formule politique d'avenir pour la gestion des besoins de la population » est erroné puisque, quatre ans plus tard, en dépit d'une guerre acharnée par procuration, en dépit des pertes humaines considérables29 , de l'exode massif qui dévitalise l'économie, et de la destruction de plus de 70 % des infrastructures30 - profite-t-elle vraiment à la population ? -, le « régime » est toujours là, appuyé par la grande majorité. Regardez ces vidéos et photographies de foules immenses allant voter31 , voyez comment les habitants des villes et villages accueillent en liesse les unités victorieuses.

Ah, ces Syriens qui ne comprennent rien!...

Plus loin, au niveau de la « Syrak »32 , M. Rey relève cependant et à juste titre l'absence d'”objectif de guerre” contre Da'ech par la coalition pilotée par les USA, sous la bannière de laquelle la France s'est sagement rangée. Dommage qu'il n'aille pas plus loin. Pourquoi donc, de l'avis des nombreux observateurs locaux et internationaux, les frappes aériennes coalisées se contentent-elles d'affaiblir et de repousser Da'ech (par ailleurs bien renseigné et approvisionné) des zones jugées utiles (pétrolières ou kurdes alliées, à Arbil, par exemple)33 ? L'efficacité des frappes aériennes dont on nous vante les mérites est en effet largement remise en cause dans certains cercles militaires arabes et occidentaux, malgré les opérations de communication ici et là34 , sans parler d'une presse internationale plus objective qui parle de plus en plus de soutiens ponctuels avérés de l'appui aérien coalisé en faveur d'unités Da'esh en mauvaise posture face aux brigades des résistances, populaire et tribale.

Plus généralement, comment une organisation terroriste aussi bien organisée, armée et financée a-t-elle pu voir le jour aussi vite, conquérir plus du tiers de l'Irak en quelques semaines, exceller en art militaire tactique et maitriser aussi bien les ressorts de la guerre psychologique que médiatique? Qui sont exactement, parmi nos chers amis qataro-saoudiens -amoureux de la culture française, donateurs du Musée du Louvre mais aussi investisseurs immobiliers et sportifs !-, les réseaux et circuits de leurs sponsors, formateurs et pourvoyeurs d'équipement?35 Quid aussi de la Turquie dirigée par les Frères musulmans, cette bourgeoisie islamiste et mercantile nostalgique de l'histoire ottomane ? A qui finalement profite cette noria furieuse et proliférante36 ?

Il est vraiment dommage donc que l'analyse intéressante de M. Rey (la crise syrienne perçue au prisme de l'émotion, et la critique de la tradition française de valorisation exclusive des minorités)37 ne s'arrête qu'au seuil des raisons véritables et profondes de la destruction systématique et continue de l'un des derniers grands pays arabes fidèles à l'esprit de la Résistance.

Résistance à la colonisation et à la domination.

Mais où donc est justement passé l'esprit français de résistance ?

Tout juste après le 70ème anniversaire de la libération du Camp de Ravensbrück, je pense aux milliers d'histoires héroïques d'une France en guerre, à Martha Desrumaux par exemple, qui survécut à son internement aux côtés de Geneviève de Gaulle -Anthonioz et de Germaine Tillion- celle-là même qui a naturellement œuvré pour l'indépendance de l'Algérie. Après son engagement politique de jeune femme en colère face à « la rudesse des ordres » dans les usines de textile, basculant dans la clandestinité, Martha jetait des pavés dans les vitrines du centre de la propagande nazie à Lille :

« La résistance telle que nous la comprenions alors prenait toutes les formes capables de soutenir le physique et le moral des détenues et d'affaiblir le potentiel de guerre de l'Allemagne. »38

Où sont passés ces pavés dans la mare à défaut de vitrine?! Où est donc cette grande tradition critique, journalistique et même scientifique de la France, celle qui défend avec courage l'homme dans ses dimensions de vérité, de justice et de fraternité - celle qui lutte contre l'asservissement et la propagande ?

Pourquoi notre expert en vue évite-t-il de nous expliquer sur le fond ce que tout étudiant en licence d'histoire sait, ce qu'il ne peut ignorer lui-même de ces “traditions diplomatiques” dont il nous parle ? Appuyées sur la survalorisation et la soi-disant protection des minorités39 , celles-ci ont été forgées tout au long du colonialisme et ont été modelées à son service. C'est là un point essentiel et indiscutable.

Si l'on étudie cette relation organique entre pensée diplomatique et esprit de conquête et de colonisation depuis le 16ème siècle et surtout la fin du 18ème, nous pouvons alors comprendre ce qui aujourd'hui se passe en Syrie et ailleurs. Les accords de Sykes-Picot, le démembrement colonial, les accords non respectés, les massacres de l'Armée française… Avez-vous lu quelque rappel historique de ce genre dans les analyses autorisées, une critique des permanences actuelles de la pensée néocoloniale française dans ses actions politiques et militaires, notamment depuis l'ère de N. Sarkozy et même celle, finissante, de Jacques Chirac40 ?

Écoutons A. Vitchek, grand reporter, écrivain et journaliste d'investigation évidemment peu connu en France, qui vient de publier ses entretiens avec Noam Chomsky sur le terrorisme et l'Occident :

« Après la Seconde Guerre mondiale, de l'Afrique du Nord à l'Iran, (les peuples) optèrent pour différentes formes de socialisme. Mais ils n'ont jamais été autorisés à suivre leur propre chemin. Tout ce qui était laïc et progressiste fut brisé, détruit par les maîtres occidentaux du monde. Puis vint la deuxième vague d'États semi-socialistes : la Libye, l'Irak, la Syrie. Ces derniers ont été bombardés et détruits aussi, car rien de socialiste, rien qui puisse être au service du peuple n'est toléré dans le « tiers monde » tel que conçu par Washington, Londres et Paris. Des millions sont morts. L'impérialisme occidental a orchestré des coups d'Etat, dressé des frères les uns contre les autres, bombardé des civils et envahi directement lorsque touts autres moyens pour atteindre ses objectifs hégémoniques avaient échoué.

(…) Le résultat est atroce : l'une des civilisations les plus avancées de la terre a été convertie en l'une des plus rétrogrades. »41 De cela, de cette « kill list » (Libye, Irak, Syrie), le jeune arabisant M. Rey, très rapidement promu au Collège de France -le saint des saints vieillissant des lieux du savoir parisien- depuis sa soutenance de thèse sur la Syrie en 2013, ne peut certes nous entretenir42 .

L'écrivain serbe Slobodan Despot, amoureux de la langue française mais polyglotte, écrit avec justesse :

« La vraie guerre de civilisation, la seule, est là. Barbare comme le sac de Constantinople, apocalyptique comme sa chute, ancienne et sournoise comme les schismes théologiques masquant de perfides prises de pouvoir. Tapie dans les replis du temps, mais prête à bondir comme un piège à loups. C'est le seul piège, du reste, que l'empire occidental n'ait pas posé tout seul et qu'il ne puisse donc désamorcer. Étant entendu que la menace islamique n'est que le produit des manœuvres coloniales anglo-saxonnes, de la cupidité pétrolière et de l'action des services d'État occupés à cultiver des épouvantails pour effrayer leurs propres sujets, puis à les abattre pour les convaincre de leur propre puissance et de leur nécessité. »43 Quant au géopoliticien Camille Grand44 , de la Fondation de la Recherche stratégique, les choses sont plus évidentes encore tant son analyse est simpliste : “une guerre de trente ans”. Bruno Tertrais45 , maître de recherche dans ce même centre de recherche – et dont les « Prolifération nucléaire, dissuasion nucléaire, stratégie militaire » figurent comme mêmes spécialités que son directeur, explique dix jours après la parution de l'interview de ce dernier dans vos colonnes, que l'attaque massive de l'Arabie saoudite contre le Yémen est « peut-être une guerre de trente ans ».46 La puissance d'analyse de la Fondation concernant notamment le Moyen-Orient -avec ses dizaines de chercheurs- ne peut donc aller plus loin que cette formule binaire et lapidaire renvoyant à la « rivalité sunnite-chiite (…), conflit de longue haleine. »47 ?! Cette clé peut-elle sérieusement ouvrir un tant soit peu la complexité de l'Orient?

Équilibre et nuance, objectivité, démonstration ? Le lecteur est encore une fois laissé sur sa faim. La même doxa officielle est reprise fidèlement sans l'ombre d'un questionnement, d'un renouvellement conceptuel. Le conflit n'est que la conséquence « d'une révolution pacifique inspirée des événements de Tunisie et d'Égypte, (…) transformée en une guerre civile d'une brutalité insoutenable mettant aux prises plusieurs factions ».

Selon C. Grand, «la cruauté de la répression du régime a contribué à la radicalisation de la frange la plus extrême de l'opposition islamiste et a mobilisé des combattants étrangers venus du monde arabe et d'Europe, permettant l'essor de Daech, le soi-disant « État islamique ».” Dans d'autres colonnes, M. Rey n'hésite pas, lui aussi, à constater la même chose : « »La progression de l'EI en Syrie a constitué une véritable aubaine pour le régime.»48 En somme, Da'ech étant décrété comme une coproduction du « régime de Bashar », il faudra donc se résoudre à détruire la Syrie par des bombardements massifs pour vaincre cette tumeur bien opportune qu'est l' « État Islamique », aussi multivitaminé que multiforme. La boucle est bouclée, le raisonnement imparable !

A suivre

Notes

20- http://www.ottawacitizen.com/news/world/Canadian+military+predicted+Libya+would+descend+into+civil/10853269/story.html

21- http://www.realpolitik.tv/2014/03/maidan-les-snipers-appartenaient-a-la-coalition-anti-opposition/, http://www.mondialisation.ca/maidan-fevrier-2014-un-sniper-et-un-depute-pris-en-flag-par-les-manifestants-video/5429717, http://www.lesobservateurs.ch/2014/03/05/maidan-t-il-embauche-des-snipers-pour-tirer-sur-la-police/

22- Lire A. Lantier, « The CIA proxy war in Syria and the pro-imperialist “left” » https://www.wsws.org/en/articles/2012/08/pers-a03.html ou « US war provocations against Syria » : https://www.wsws.org/en/articles/2012/02/pers-f06.html

23- Dont certains représentants avaient pignon sur rue à Washington comme dans certaines capitales européennes dont Paris.

24- Rappelons que sous la cohabitation avec Balladur, la France a vendu des hélicoptères de combat démilitarisés malgré la demande urgente d'Alger, validé de nombreux dossiers de nationalité et octroyé des milliers de visas, asiles et titres de séjour aux membres et sympathisants du FIS – tout en les refusant aux personnes ciblées par les groupes armées (sécuritaires, intellectuels, associatifs, etc.).

25- http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150325/1015326093.html#ixzz3VUuM5lxD

26- http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2014/10/les-chemins-de-damas-le-dossie.html

27- Ces « dommages collatéraux » toujours « virtualisés » par nos médias, les dizaines, les centaines de milliers de vie sans visage détruites par nos attaques aériennes contre l'Irak, la Libye, la Serbie, etc. lire le texte de C. D. Chitour : http://www.mondialisation.ca/donner-la-mort-dune-facon-anonyme-linhumanisme-nouveau-est-arrive/5443146, Ce rapport : https://www.icrc.org/fre/assets/files/review/2014/irrc-900-germain.pdf, l'analyse de Paul Virilio : http://www.republique-des-lettres.fr/190-paul-virilio.php, la lettre d'analyse du CREC n° 9 “Guerre et stratégie au 21ème siècle” : http://en.calameo.com/books/0004610913072092aea5, ou le rapport d'Éric Germain, « De la guerre à distance à une guerre désincarnée » : cicr.blog.lemonde.fr/.../De-la-guerre-à-distance-à-une-guerre-désincarné. Lire aussi C.S. Gray, Another Bloody Century: Future Warfare, Londres, Weidenfeld & Nicolson, 2005

28- http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/06/12/des-enfants-servent-de-boucliers-humains-a-l-armee-syrienne-selon-l-onu_1716814_3218.html

29- 40 000 hommes en ce qui concerne les seules forces armées.

30- Mgr Gollnisch rappelle, dans son Éditorial de L'œuvre d'Orient, les chrétiens de France au service des chrétiens d'Orient, ces « destructions d'infrastructures et de l'appareil économique. » Janvier – février – mars 2015, n°778, p.180

31- http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/presidentielle-en-syrie-victoire-sans-surprise-de-bachar-al-assad-reelu-avec-88-7-des-voix_614567.html Au sujet de l'élection de B. Assad, voyons ces photographies et vidéos : http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=3&cid=35&frid=18&seccatid=23&eid=175052 ou ici : http://www.france24.com/fr/20140528-vote-syriens-liban-foule-immense-chaos-beyrouth-assad-syrie-election-presidentielle/

32- une contraction de ces deux pays martyrs : la Syrie et l'Irak dont les limites ont été définies par les nations coloniales et en premier lieu l'Angleterre et la France.

33- Ce face à quoi le Gouvernement irakien a protesté à plusieurs reprises. Régulièrement, des bombardements (opportuns) des Comités populaires et notamment des forces chiites (du Hezbollah irakien et milices de Bani Sadr), connus pour leur grande efficacité face à Da'ech, ainsi que des largages d'armements au profit des groupes terroristes sont dénoncés à l'appui de preuves transmises à la Coalition et à l'ONU.

34- http://www.tdg.ch/monde/proche-orient/frappes-daech-progresse-syrie/story/11978048. Lire la position de la Syrie : http://www.lessentiel.lu/fr/news/dossier/islamique/story/19189044.

Lire aussi http://article.wn.com/view/2015/01/11/LIrak_critique_la_lenteur_de_laide_de_la_coalition_internati/, http://www.globalresearch.ca/iraqi-army-downs-two-british-planes-carrying-weapons-for-isil-terrorists/5433089.

Lire enfin : http://www.mondialisation.ca/la-fausse-guerre-dobama-contre-le-groupe-etat-islamique-protege-par-les-etats-unis-et-leurs-allies/5432512

et ici : http://www.mondialisation.ca/laide-americaine-a-daesh-se-confirme-des-marines-et-des-helicopteres-apaches-chez-les-djihadistes/5434395

35- Il est curieux que cette question de l'origine – dans un pays où elle reste toujours centrale dans les têtes - n'apparaisse pas dans la grande majorité des analyses en France et ailleurs en Occident. Mais cela, M. Rey ne peut le dire, ne peut probablement même pas s'autoriser à le penser : la “formulation d'avenir” de sa carrière professionnelle (pour reprendre son expression) risquerait d'en être compromise !...

36- http://www.mondialisation.ca/guerre-illimitee-la-psyop-de-daesh-porte-pleinement-ses-fruits/5432725

37- Ce qui nous rappelle cette tyrannie de l'image et de l'empathie sélective guidant l' « opinion internationale » et obligeant nos États essoufflés et chaque jour plus discrédités (mais toujours aiguillonné par les intérêts privés) à agir militairement au profit de la prédation. Lire le blog de Jacques Sapir, et notamment : http://www.mondialisation.ca/crise-de-la-democratie-et-souverainete/5445663

38- Pierre Outteryck, Martha Desrumaux, une femme du Nord, ouvrière, syndicaliste, déportée, féministe, éd. Du Geai Bleu, Lille, 2009

39- Ayant abouti depuis les années 1970 au principe du “droit d'ingérence”, si cher à notre élite intellectuelle belliciste qui applaudissait à la destruction inimaginable (et aux souffrances infinies des populations) de l'Irak, de la Serbie, de la Libye et maintenant du Yémen.

40- Et de ses accointances (notamment immobilières) avec Rafic Hariri. Pourtant favorable à la cause arabe, « A la faveur du bouleversement géopolitique induit par l'invasion américaine de l'Irak, Jacques Chirac va opérer un infléchissement de sa politique dans un sens atlantiste, parrainant une résolution du Conseil de Sécurité (n°1509, 2 septembre 2004) préconisant le retrait militaire syrien du Liban. » René Naba, « Liban : Beyrouth, le Vietnam d'Israël », R. Naba, op. cit.

41- A. Vitchek, « Nothing is right in the middle-East » in Counterpunch, 3 avril 2015.

42- M. Rey a soutenue sa thèse de doctorat sur « Le parlementarisme en Irak et en Syrie entre 1946 et 1963, étude sur le pluralisme politique au Moyen-Orient », le 21 octobre 2013. Comment ce chercheur peut-il être expert sur cette brûlante actualité après avoir travaillé jusqu'en 2013 sur une période aboutissant au début des années 1960, même à l'appui de quelques séjours (linguistiques ? confidentiels ?!) en Syrie entre 2009 et 2013 ? Est-on en droit de se le demander ?

43- S. Despot, « Misère de l'occidentalisme » : https://www.les-crises.fr/misere-de-l-occidentalisme/

44- https://www.frstrategie.org/barreFRS/chercheurs/c_grand.php

45- https://www.frstrategie.org/barreFRS/chercheurs/b_tertrais.php

46- Trois questions à Bruno Tertrais » in Guillaume Belan, “Démonstration de force saoudienne”, Air & Cosmos, n°2447, 3 avril 2015, p. 29

47- Op. cit.

48- Catherine Gousset, “En Syrie, les exactions du régime dans l'ombre de Daech”. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/en-syrie-les-exactions-du-regime-dans-l-ombre-de-daech_1649669.html