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L'islamophobie, une invention musulmane ?  

par Mourad Benachenhou

C'est seulement en se protégeant mutuellement contre la fracturation des sociétés, c'est seulement en refusant d'être les proies de ce mouvement vicieux et incessant destiné à provoquer, isoler et persécuter les musulmans aux Etat-Unis, en Europe et ailleurs autour du monde, que l'on annihilera, de manière juste, vigoureuse et définitive, cette usine à peurs qu'est l'industrie de l'islamophobie. ( Nathan Lean: «L'Industrie de l'Islamophobie: Comment la Droite fabrique la peur des Musulmans», Pluto Press, 2012, p. 184)

L'Islamophobie est-elle une simple vue de l'esprit, comme le déclare une note rédactionnelle de l'agence de presse United Press International, diffusée à l'ensemble de ses journalistes, note dans laquelle cet organisme d'information interdit formellement l'utilisation de ce terme ? Ou est-ce une réalité à la fois saisissable et vécue, et qui ne trouve pas sa source dans un complexe collectif de persécution ressenti par tous les adhérents à la religion musulmane ?

TROUVER LA REPONSE DANS LES SONDAGES D'OPINION

Les sondages d'opinions, fondés sur des critères scientifiquement établis, des échantillons de population représentatifs et des questions sans biais préconstruits, peuvent donner une réponse objective à ces deux questions.

Gallup est une agence de sondage reconnue internationalement et jouissant d'une réputation établie d'objectivité et de neutralité dans les études qu'elle mène sur l'état d'esprit de l'opinion publique concernant telle ou telle question d'actualité. Cette agence s'entoure de toutes les précautions méthodologiques lui permettant d'établir une photographie aussi proche de la réalité qu'humainement possible, des vues des collectivités dont elle sonde l'opinion sur tel ou tel domaine, politique, social ou autre.

Parmi les nombreuses études qu'elle a faites, il y en a une qu'elle consacre de manière cyclique aux relations entre les Musulmans et le monde occidental. Les méthodes suivies pour collecter l'information nécessaire à ses conclusions sur ce sujet, ainsi que l'analyse qu'elle en établit, sont publiées sur son site internet: www.gallup.com et peuvent être consultés par quiconque s'intéresse à ce délicat et sensible sujet, d'autant plus d'actualité en raison des tueries récentes dont ont été victimes des journalistes et des citoyens français.

Quoique la dernière enquête date de 2011, rien ne prouve qu'elle ne traduise plus la réalité sur le terrain, telle qu'elle est perçue et vécue au quotidien par les Musulmans comme par ceux qui ne partagent pas leur foi, mais n'en évoluent pas moins et n'interagissent pas moins dans le même espace social et politique qu'eux dans les pays occidentaux.

Voici ce que dit, en conclusion, ce rapport de Gallup, dont la citation est traduite de l'anglais :

« Dans les principales sociétés occidentales, il y a d'authentiques perceptions négatives, des préjugés et des discriminations qui visent les Musulmans. Considérer les Musulmans comme manquant de loyauté, exprimer des préjugés contre les Musulmans, et éviter les Musulmans comme voisins, sont tous des symptômes de l'Islamophobie qui existe dans les pays occidentaux… L'existence même de l'Islamophobie est quelque chose qui doit être pris en charge. Le degré d'Islamophobie exprimé par les Islamophobes qui ont des vues spécifiques sur les Musulmans dans leurs communautés, sur les Musulmans de manière générale, et sur l'Islam comme religion, est un phénomène authentique et quantifiables et avec des résultats mesurables.»

La conclusion que l'on peut tirer de cette constatation faite après recherche de la vérité sans biais est on ne peut plus claire. L'Islamophobie n'est nullement une vue de l'esprit, comme veut le faire croire United Press International, agence de presse mondiale majeure, dont les employés sont supposés obéir à des règle d'éthique professionnelles les plaçant au dessus de tout soupçon de manipulation de la vérité, et engagés moralement à rapporter les évènements et les faits comme ils sont observés sur le terrain, non sur la base de conclusions préétablies et de préjugés ancrés, tous vices qui jettent le doute sur l'objectivité des éléments collectés sur le terrain et rapportés dans les dépêches de presse, et des analyses présentées par ces spécialistes de l'information, par ces faiseurs d'opinion et donneurs de leçons en matière de liberté d'expression.

UNE DIVERSITE DE MEDIA INTERNATIONAUX, UNE PENSEE UNIQUE ARBORANT LE MASQUE DE LA LIBERTE D'EXPRESSION

Lorsqu'un journaliste est tenu de rapporter des faits et d'effectuer des analyses sur la base d'instructions qui lui interdisent d'employer certains mots et de voir certains phénomènes sociaux, où est donc sa liberté d'expression ? Son professionnalisme proclamé et ses principes affichés deviennent de simples masques qui font de ses écrits des affabulations ayant des rapports lointains avec la vérité du terrain telle qu'il la saisit en tant qu'individu doué de bon sens, de connaissances et d'expérience. Un homme qui écrit sur la base d'un guide limitant sa liberté d'expression, ne peut prétendre exercer pleinement cette liberté, tronquée qu'elle est par les diktats sous l'empire desquels il rédige. Lorsqu'on suit les médias internationaux, on comprend alors pourquoi on a la forte impression qu'il y a un seul rédacteur en chef, malgré la diversité des sigles et des noms qui déversent les informations sur un public international qui n'est pas informé, mais manipulé au profit d'une pensée unique camouflée derrière le slogan répété à merci et en toutes les langues dominantes, de la «liberté d'expression» et du droit à l'information «non-biaisée» et «honnête.»

BLAMER LES VICTIMES !

Et, pourtant, tout en remarquant que cette étude de Gallup, tout comme l'instruction de United Press International, n'ont pas fait l'objet d'un grand tapage médiatique dans les pays où la liberté d'expression est tenue comme la vertu majeure, on constate que la ligne éditoriale adaptée par les agences de presse, comme les médias où leurs dépêches sont commentés par les analystes-maison et diffusés parmi le public, est que l'Islamophobie serait une invention des Musulmans. Même d'anciens hommes politiques de haut rang ne manquent pas de répéter, chaque fois que l'occasion leur en est donnée, comme un leitmotiv de propagandiste cette contre-vérité démentie par des données dont l'objectivité ne saurait être mise en doute.

La haine raciale et religieuse dirigée contre une communauté est-elle créée artificiellement par les victimes de cette haine ? Les Noirs sont-ils à l'origine du racisme qui les frappe ? L'Holocauste est-il une invention des races classées inférieures par l'idéologie nazie ? Les Rohinguiya portent-ils l'opprobre qui conduit les moines bouddhiste birmans à décider de leur génocide ? Le peuple algérien colonisé était-il directement responsable des humiliations et des souffrances que lui a fait subir le colonialisme pendant prés d'un siècle et demi ?

Le bourreau est conscient de sa cruauté, mais il en place le blâme sur sa victime, que ce soit un individu ou un groupe ethnique ou religieux. La volonté de réduire l'horreur et la condamnation que suscite sa barbarie de la part de ceux qui en sont témoins ou qui portent jugement sur ses actes répréhensibles, le désir de s'innocenter des crimes qu'il va commettre ou qu'il a commis, la tendance à donner un fondement morale aux crimes à commettre ou commis, tous ces facteurs conduisent le bourreau à rejeter la faute de sa cruauté sur ses victimes.

Les Islamophobes , ces bourreaux attitrés qui se sont donnés pour mission sacrée de jeter l'opprobre sur l'Islam et les Musulmans, ne pouvaient pas ne pas recourir à cette stratégie, reconnaissant du même coup que l'idéologie de haine et les actions qu'elles entrainent, sous toutes formes, verbales ou physiques, «douces » ou violentes, méritaient d'être à la fois condamnées et combattues.

ON peut citer, à titre d'échantillon représentatif de cette tendance à blâmer la victime, Jonathan Schanzer, vice-président d'une usine à Islamophobie, implantées aux Etat-Unies, qui porte le titre pompeux de «Fondation pour la Défense des Démocraties,» et dont «les principaux donateurs sont,- suivant un rapport du think-tank américain «Thinkprogress»- des «philanthropes» militant en faveur des causes pro-israéliennes aux Etats-Unis et à l'étranger,»

«En réalité, l'Islamophobie est simplement un néologisme péjoratif destiné à empêcher les gens de critiquer quelque aspect de l'Islam que ce soit.» («Wall Street Journal» du 9 Janvier 2013).

Donc, l'Islamophobie ne serait, en fait, qu'une invention des Musulmans et de ceux qui sympathisent avec eux et leurs causes, dont le seul objectif, à travers ce terme péjoratif, serait de réduire l'exercice de la liberté d'expression et de forcer quiconque tenant à exprimer des vues «non orthodoxes» sur l'Islam à s'autocensurer.

LIBERTE D'EXPRESSION OU DROIT A LA HAINE RACIALE ET RELIGIEUSE ?

Cette soi-disant «peur de l'Islam,» qui convoie «la haine des Musulmans,» et se transforme en racisme, n'existerait que dans l'esprit des Musulmans et leur sympathisants, qui n'apprécieraient pas que l'on dise «certaines vérités confirmées» sur l'Islam. Tout ce que les Islamophobes feraient serait simplement de révéler sur l'Islam et les Musulmans des vérités que ces derniers tenteraient de cacher, malgré le fait qu'elles représenteraient le visage réel de cette religion.

Selon les militants de cette thèse, tout le mal qui est dit et répandu ad libitum sur l'Islam ne pourrait être qualifié de manifestation de haine et d'intolérance, mais seulement de simple pratique de la liberté d'expression, honnie et combattue par L'Islam et les Musulmans. Bref, une personne qualifiée d'islamophobe, parce qu'elle «ose» critiquer l'Islam et les Musulmans, serait la victime de tentatives d'intimidation visant à l'empêcher d'exercer ce droit sacré de la démocratie qu'est la liberté d'expression, fondement de la démocratie. Ceux qui utilisent ce qualificatif seraient, donc, par définition, des antidémocrates, opposées à toutes les valeurs occidentales, et qui ne viseraient à rien d'autre qu'à la destruction de cette civilisation.

Ainsi est transformée une idéologie de haine en dernier rempart de l'Occident. » Qui n'aime pas l'Islam et les Musulmans serait, non seulement dans son droit, mais accomplirait une mission sacrée de défendre les valeurs occidentales. Celui qui n'exprimerait pas sa haine pour l'Islam et les Musulmans n'exercerait pas à plein ses droits démocratiques et renoncerait, en fait, aux pouvoirs que lui donnerait sa citoyenneté dans la démocratie où il vit. En conclusion, un bon démocrate ne saurait être qu'Islamophobe. Qui ne l'est pas ne saurait prétendre à assumer pleinement les privilèges qu'il a du fait qu'il fait partie d'un pays démocratique !

Les concepteurs de l'Islamophobie tentent-en vain- de donner une présentation «décente» et «acceptable» à un système de pensée fondé sur le rejet de l'autre, à une idéologie de haine qui ne cache ni sa conception déformée du monde, ni ses phobies, ni les intérêts qu'elle défend, ni fait secret des victimes de cette haine.

L'ISLAMOPHOBIE N'EST PAS LA CONSEQUENCE LOGIQUE DE DIFFERENDS THEOLOGIQUES !

Les Islamophobes ne sont pas engagés dans un exercice de comparaison, de caractère théologique, entre l'Islam et les autres religions révélés. On peut même affirmer, sans risque d'être démenti, qu'ils sont indifférent aux aspects strictement théologiques qui différentieraient l'Islam de ces religions, qu'ils en soient adeptes d'une ou qu'ils se proclament agnostiques. L'islamophobe de « confession » ne cherche même pas à savoir ce que l'Islam enseigne en réalité et ce que contient le livre saint du Coran. L'islamophobe n'est pas à la recherche de la vérité sur cette religion, mais seulement à ternir son image à des fins politique qui n'ont plus rien de caché. On sait pour quelle idéologie l'islamophobe travaille, et quel état il tente de légitimer en donnant une image aussi repoussante que possible de l'Islam, même en portant sur lui des jugements dont il ne tient même pas à appuyer par une connaissance approfondie de ce qui en fait une religion dans le plein sens du terme.

L'ISLAMOPHOBIE : ENTRE LE COMMENTATEUR PRO-GENOCIDE IGNARE ET HAINEUX, LE ROMANCIER DE POLITIQUE-FICTION, PORNOGRAPHE ET MYTHOMANE ET L'HEBDOMADAIRE SATIRIQUE FASCISANT.

On a entendu un commentateur distingué, qui, chaque soir, versait son fiel anti-islamique sur une grande chaine de télévision étrangère, affirmer que chaque page du Coran enfermait un appel à la violence contre les autres cultes religieux- et il y a suffisamment de traductions en langues étrangères de ce livre saint pour que tout lecteur, si peu versé soit-il dans les questions religieuses, puisse constater que cette affirmation est outrageusement mensongère.

Un autre, romancier de profession et Islamophobe par conviction a porté un jugement sans nuance sur ce livre saint, et, pressé de donner des preuves de sa critique, reconnait qu'il ne l'a jamais lu.

Quant à Charlie Hebdo, il est loin d'être une publication qui aurait pris sur elle de sortir du conformisme journalistique et de pratiquer la provocation ; son anticonformisme de façade déclaré est démenti par le fait qu'il colporte une Islamophobie primaire, reprenant les thèmes des auteurs chrétiens du Moyen Age, qui avaient au moins l'excuse de l'ignorance et de l'intolérance religieuse de leur temps, mais tout à fait en conformité avec la vague islamophobie qui couvre les pays occidentaux, et qui est entretenue, à coup de centaine de millions de dollars , par une foule de «chercheurs» stipendiés, mercenaires du cerveau et de la plume, vendant leur «liberté d'expression» au plus offrant.

Charlie Hebdo, dont on ne peut que condamner l'attaque sauvage dont il a été l'objet, ne méritait nullement que l'on prête attention à ses caricatures, à la fois outrageusement obscènes et ridicules, que l'on s'indigne et que l'on manifeste contre elles, ou, évidemment qu'on s'attaque à ses animateurs et qu'on les massacre.

En fait, son contenu remet en mémoire l'hebdomadaire satirique nazi «Der Stürmer,» qui versait son fiel d'antisémitisme dans l'esprit des citoyens de l'Allemagne du Troisième Reich. Il n'a fait, et sans doute continuera à le faire, que reproduire les infamies antimusulmanes dont certains, bien payés, se sont fait les propagateurs, et qui sont autant d'insultes contre leurs propres auteurs. Il suffit de remplacer «Juifs et Judaïsme» par «Musulmans et Islam,» pour qu'apparaissent la ligne rédactionnelle et l'idéologie qui guident les rédacteurs et dessinateurs de cet hebdomadaire satirique auto-qualifié de «non-conformiste,» «neutre,» et «sans préjugés raciaux ou religieux.»

En conclusion, Une religion comme l'Islam, qui s'est répandue à travers le monde par l'exemplarité de ses croyants, et non par la force des armes,- et quelle que soit la profondeur de la crise que ses peuples traversent et les tragédies que tous vivent de manière plus ou moins intense dans le temps présent- ne peut être rabaissée par ces insultes.

Il n'en reste pas moins que cette atmosphère d'hostilité entretenue contre l'Islam ne peut qu'aboutir, et c'est le cas actuellement, à des actes portant préjudice à l'intégrité physique des Musulmans et à leurs droits moraux, ainsi qu'à leurs propriétés dans les pays dont ils sont les hôtes ou les citoyens de plein droit.

N'oublions pas que les deux grands massacres qui ont eu lieu en Europe depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ont eu pour source d'inspiration l'idéologie islamophobe et ont touché essentiellement des Musulmans. Ce sont , à titre de rappel : 1) Le massacre, du 11 au 13 Juillet 1995, de la population musulmane mâle de Srebrenitsa( au nombre officiel de 8372 victimes) par une milice orthodoxe chrétienne, et sous l'œil attentif d'un bataillon de quatre cent membres d'un pays européen - dont il n'est pas nécessaire de citer le nom-mandaté par l'ONU pour défendre la population civile de cette ville bosniaque, et 2) le massacre, perpétré le 29 Juillet 2011, par le Norvégien Anders Behring Breivik, sous l'influence des groupes islamophobes pro-sionistes d'outre- Atlantique, contre une réunion interconfessionnelle de jeunes, sur l'ile d'Utoya, après avoir attaqué à la bombe et à la mitraillette des bâtiments administratifs à Oslo, une semaine auparavant, tuant, en tout, 77 personnes et en blessant plus de 200.

Les attentats contre Charlie Hebdo et l'épicerie de banlieue,- quelque lourd que fut leur bilan, et quelque douleur que l'on puisse ressentir devant ces pertes humaines cruelles et inutiles, et l'indignation que l'on puisse exprimer face à cette barbarie insensée, contre-productive et injustifiable,- palissent en horreur en comparaison de ces deux attaques qui, pourtant, n'ont entrainé ni les rassemblements internationaux, ni la vague d'indignation, ni l'émotion hystérique collective, ni les mesures policières, ni les arrestations et les actes de censure officielle, ni les mesures de répression contre les proches de leurs auteurs ou leurs sympathisants, qu'ont suscité ces derniers attentats qu'on ne peut que condamner avec véhémence tout en se demandant si, dans l'échelle des valeurs humaines, le Musulman est celui dont la vie est la moins précieuse. Peut-être l'Islamophobie a-t-elle finalement réussi son pari : la diabolisation de l'Islam et ses adeptes au point où, comme le prévoyait Breivik, et l'a affirmé tout récemment Eric Zemmour, le génocide des Musulmans apparaitrait comme un acte de salubrité publique indispensable ? Zemmour, sioniste convaincu, qui appelle à une guerre civile antimusulmane dans son pays d'adoption, ne prépare-t-il pas le terrain en embrassant- paradoxalement sans que cela suscite d'autre réaction que littéraire de la part des intellectuels de la même tendance que lui, et aucune indignation de la part du CRIF si prompt à qualifier d'antisémitisme la moindre critique contre l'Etat d'Israël ou la dénonciation du Sionisme, ni même que cette position «révisionniste» et donc condamnable au même titre que le déni de l'Holocauste, aboutisse à une arrestation ou une mise en examen pour incitation au génocide et apologie du Nazisme- la France pétainiste qui a aidé avec ferveur l'application de la politique raciale antisémite nazie pendant la seconde guerre mondiale ?

Même dans la patrie des droits de l'homme, il y a des limites légales à la liberté d'expression, limites inscrites dans plus de 400 textes législatifs, dont un, propre à l'Alsace-Lorraine, condamne le blasphème et l'attaque contre les religions établies( article 186 du code pénal local) !

Finalement, et il faut le souligner, ce sont les Musulmans qui sont les victimes de l'Islamophobie, non ses auteurs ou ses instigateurs. C'est là une vérité, toute banale, qu'il faut rappeler, car, dans la confusion et l'atmosphère d'hostilité causée- et savamment entretenue dans certains milieux- par les attaques de Paris, cette vérité toute simple est délibérément passée sous silence.