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Une guerre nucléaire contre l'Iran, quels risques court le monde arabo-musulman ?

par Medjdoub Hamed

3ème partie

Quel sens donner à l'idée de «Troisième mondiale» lancée par George W. Bush ?

Les plans d'attaques contre l'Iran ont été remaniés plusieurs fois, ces dernières années, et, si l'on croit les médias américains, les attaques, qui devaient être déclenchées, ont à chaque fois été reportées. Cette situation de pré-guerre nous rappelle curieusement la fin des années 1930. L'Allemagne parlait aussi de l' «espace vital» comme aujourd'hui, les Etats-Unis estiment le Proche et le Moyen-Orient comme leur «espace vital». Elle s'opposait à deux empires, l'empire français et l'empire anglais, et étrangement, ces empires, aujourd'hui, sont remplacés par la Russie et la Chine. En 1938-1939, l'enjeu entre les puissances était l'Europe centrale et orientale, et, à cette même période, la Tchécoslovaquie et la Pologne furent occupées et annexées par la force par l'Allemagne. Aujourd'hui, ce même scénario à quelque chose près se répète, l'Irak et l'Afghanistan sont occupés par les Etats-Unis. Les pays alliés de l'OTAN sont déjà présents dans le théâtre d'opération afghan. L'exaltation de la «race aryenne» de l'impérialisme allemand est remplacé par le «choc des civilisations» de Samuel Huntington. Cette situation nous fait dire que le monde court un grave danger, comme en 1939.

 Si, à l'ère nucléaire, il faut être prudent dans la similitude des événements de 1938-1939 à ceux des années 2000, il n'empêche que l'ex-président américain a déclaré, le 12 octobre 2007, que la confrontation avec l'Iran pourrait conduire à une «Troisième Guerre mondiale». Une pareille déclaration de la plus haute instance du monde ne peut être lancée au hasard, sans profondeur de jugement, s'il n'y avait des raisons dûment motivées comme, par exemple, une crainte réelle qu'une guerre contre l'Iran ne puisse déclencher un conflit mondial. Dans une interview télévisée ultérieure, Bush a clarifié pourquoi il avait parlé de «Troisième Guerre mondiale». C'était, a-t-il déclaré «parce qu'il y a un pays, l'Iran, qui a défié l'AIEA…» Et là, il faut comprendre «…, qui a défié les Etats-Unis…». Donc, encore une similitude avec l'année 1939. Aujourd'hui, l'administration démocrate américaine a tacitement adopté la même position que celle des républicains sur l'Iran.

 Cette déclaration que «la confrontation avec l'Iran pourrait conduire à une Troisième guerre mondiale» de l'ex-président américain, en vérité, n'est pas adressée à l'Iran, ni aux musulmans, mais à la Russie et la Chine. Ce message doit être interprété comme un avertissement pour ces pays en cas d'interférence dans leurs plans, surtout si les Etats-Unis usent d'armes de destructions massives contre l'Iran. Ce n'est pas les musulmans qui détiennent des arsenaux nucléaires mais bien la Chine et la Russie.

Des signes précurseurs d'une nouvelle guerre

Ceci étant, tout plaide à dire que la conjoncture évolue, non sur les préparatifs de guerre qui sont déjà omniprésents, mais sur l'inéluctabilité d'une guerre contre l'Iran, comme en témoignent plusieurs signes dont les plus lisibles sont:

 1. Un apaisement est recherché en Irak et en Afghanistan. L'évolution sécuritaire semble s'améliorer, les attentats et les combats ont beaucoup diminué et les pertes occidentales sont minimes, ces derniers mois. Le renforcement des troupes pour ne tenir que les centres urbains en Afghanistan et la diminution des opérations militaires laissent penser que l'Amérique se prépare à un autre objectif, une guerre contre l'Iran. Sinon pourquoi ces renforts américains ?

 2. Au Proche-Orient, la situation empire, le blocus de Gaza continue. Israël n'est pas inquiété pour la construction de colonies. Les frères arabes se murent dans un silence, impuissants et scrutant les toussotements de la superpuissance. Le Président Moubarak s'empresse de construire une barrière métallique souterraine à la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza, qu'il qualifie d'affaire de «sécurité nationale». L'Egypte cherche à s'isoler de tout conflit à venir. Quant au Premier ministre libanais, Saad Hariri, il redoute que les Israéliens créent un nouveau conflit au Sud du Liban. Il rejette l'argument de «division entre le Fatah et Hamas» avancé chaque fois par Israël qu'il estime «infondé». «Les divisions ne sont pas en Palestine, elles sont en Israël» déclare-t-il.

 Ces menaces ne peuvent s'expliquer que par des «perspectives de guerre plus large».

 3. La confrontation armée entre sunnites et chiites yéménites, plus l'Arabie saoudite, ne peut qu'exacerber les divisions entre musulmans et étendre les conflits armés dans cette zone sensible du monde.

 4. Le renforcement des contrôles des passagers embarquant sur des avions à destination des Etats-Unis a suivi immédiatement l'attentat raté le jour de Noël contre un vol reliant Amsterdam et Détroit. Cette mesure, qui entre en vigueur le 04 janvier 2010, a visé une liste de quatorze pays. Que constate-t-on ? A l'exception de Cuba, tous ces pays sont majoritairement musulmans. Sont absents tous les pays «modérés», tels l'Egypte, le Koweït, les Emirats arabes unis, le Bahreïn, le Qatar, la Jordanie… Sauf l'Arabie saoudite, car visé par le terrorisme. Pourquoi, juste après un attentat d'un nigérian qui d'ailleurs a été maîtrisé, ce renforcement de contrôle corporel très poussé se pose aujourd'hui et vise certains pays et d'autres non ? Alors qu'au plus fort du 11 septembre 2001, où une véritable catastrophe a dévasté le centre d'affaires américain, ces mesures draconiennes de contrôle visant certains pays n'ont pas été établies ? Là encore, les mesures et le choix des pays ne convainquent pas de la sincérité des Américains.

 5. Parallèlement à cette liste de pays à surveiller étroitement, les Américains cherchent à établir des contacts avec ces pays ? Que visent ces contacts ? Un plan d'engagement militaire commun suppose une mise à plat de tous les problèmes et passe d'abord par annuler toutes mesures discriminatoires comme préalable à toutes coopérations.

 6. La Chambre des représentants américains a adopté un projet de loi sur les «mesures punitives» contre les fournisseurs d'accès satellite qui diffusent des chaînes désignées comme propageant des idées «à caractère terroriste». Encore une mesure, sous la forme d'ingérence dans les affaires internes des pays arabes qui règlementent les questions relatives aux médias, selon leur législation nationale. Pourquoi, aujourd'hui, cette volonté de contrer toute campagne médiatique contre l'Amérique, alors qu'au plus fort de la guerre contre l'Afghanistan et l'Irak, suite au 11 septembre 2001, ces «mesures punitives» n'étaient pas prises ?

 7. Le renforcement de l'arsenal anti-missiles autour de l'Iran, notamment au Qatar, les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït, visent à protéger des représailles iraniennes les bases américaines, en cas d'attaque américaine contre Téhéran. Ce qui ne peut que confirmer les plans de guerre contre l'Iran.

 8. Le secrétaire à la Défense américaine, Robert Gates, faisant allusion aux attaques de Bombay fin 2008, a affirmé qu'une nouvelle attaque des terroristes affiliés à al-Qaida pourrait déclencher une guerre entre le Pakistan et l'Inde. «Je pense qu'il n'est pas déraisonnable de supposer que la patience de l'Inde a des limites si jamais elle est de nouveau attaqué», a-t-il déclaré. Donc une autre menace de guerre.

 Tous ces signes précurseurs montrent que la région est sous la menace d'une guerre, et ces mesures sont censées contrer autant que possible les retombées d'une guerre contre l'Iran, surtout si les Etats-Unis utilisent l'arme nucléaire.

 Sur un autre registre, il y a aussi l'islamophobie qui a atteint, ces dernières années, un niveau qui défie toute logique. Les programmes gouvernementaux occidentaux de prévention du terrorisme, dont la fonction est de «stigmatiser» les musulmans et focaliser les opinions publiques sur «le soi-disant extrémisme islamique», entrent dans la préparation psychologique de l'opinion occidentale, rendant l'usage d'armes nucléaires comme un mal nécessaire pour combattre le danger islamiste. Ces stéréotypes anti-musulmans, fournis aux médias et à la propagande occidentale, ne peuvent se mesurer qu'à l'aune des enjeux dans la domination des régions pétrolifères du monde musulman, monde qui doit demeurer dons un état de guerre manifeste ou latent. Il est clair qu'il restera ainsi tant que ne s'éclaircit pas son horizon géopolitique, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il tombera totalement dans le giron de l'Occident.

Le premier scénario de guerre, le plus extrême et le plus improbable

Que va-t-il se passer en 2010, en 2011 ou en 2012 ? C e qu'on peut dire, au vu de l'évolution des événements, c'est que le temps est désormais compté. Parler de mois ou d'années importe peu, une guerre contre l'Iran, conventionnel ou nucléaire, est inéluctable, sauf miracle.

 Les préparatifs entrent dans leur phase finale, ils peuvent durer, selon la conjoncture. Durant l'été 2009, une formidable campagne médiatique sur presque l'imminence d'une attaque israélienne contre l'Iran a été orchestrée. Aujourd'hui, c'est le silence radio, et ainsi risquent-t-elles de s'alterner ces menaces de guerre jusqu'à l'irréparable.

 L'analyse sur le conflit ne va pas porter sur les raisons économiques sous-jacentes d'une attaque américaine de l'Iran mais sur l'examen des risques qu'une telle action peut déclencher sur le monde arabe. Dans cette optique, nous commencerons par prendre le cas le plus extrême, c'est-à-dire les préparatifs militaires qui permettraient à l'administration américaine de faire, en peu de temps, d'une grande partie de l'Iran un champ de ruines. Et précisément une première attaque américaine conventionnelle sur les installations nucléaires iraniennes ne pourrait que provoquer une riposte qualifiée de «terrible» par les autorités religieuses et gouvernementales iraniennes.

 L'escalade s'ensuivrait. Les Américains, déjà forts de l'expérience irakienne et yougoslave, savent pertinemment que les bombardements sur une longue durée, ne feraient qu'affaiblir le potentiel militaire et économique de l'Iran mais ne décideront pas sur l'issue de la guerre. Combien même ce tapis de bombes viseraient des milliers de cibles - on dénombre 10 000 cibles -, il n'amènerait pas pour autant l'abdication de l'Iran. L'importance des pertes civiles et le risque d'extension du conflit dans le Golfe persique seraient aussi préjudiciables à la superpuissance.

 Par conséquent, pour parer à une guerre d'usure comme cela a été en Irak, les Américains vont s'appuyer sur la riposte iranienne (attaques missiles contre les forces américaines stationnées dans les pays arabo-musulmans riverains et les groupes aéronavals en mer), pour légitimer et déclencher un bombardement nucléaire intensif non seulement sur les sites nucléaires iraniens mais aussi sur plusieurs bases militaires d'Iran. Les deux grandes puissances nucléaires, la Chine et la Russie, prévenue de l'attaque nucléaire américaine, ne prendront pas parti et resteront en dehors du conflit pour éviter que la guerre contre l'Iran ne dégénère en «Troisième conflit mondial».

 Si ce scénario terrifiant engendre la «chute du régime islamique iranien», on peut se poser, à juste titre, quels risques court le monde arabo-musulman ? Il est très important de s'intéresser aux événements futurs car si ceux-ci intéressent au plus haut degré la superpuissance, il n'en demeure pas moins qu'ils intéressent aussi le monde musulman. Son avenir est en jeu. On passera sur les agitations médiatiques ou autres du monde arabo-musulman, dès lors qu'ils se trouveront devant le fait accompli. Il est clair que l'avenir politique de l'Iran, de la Syrie, de l'Irak, du Soudan, du Hezbollah et du Hamas va se poser. Après le changement du régime iranien, la situation sera remise à plat, et d'autres dispositions pour ces pays et organisations nationales seront prises par les Américains.

 On peut penser qu'après le feu vert donné par les Etats-Unis comme du temps de Sharon en 2002, Israël passera à l'action. En pénétrant massivement au Liban Sud, Israël va traquer le Hezbollah. Que peut faire le Hezbollah ? Contre-attaquer ? C'est certain, mais toute résistance a une limite. Son arsenal de missiles aussi. La situation géostratégique a changé et il ne peut compter ni sur l'aide du Liban Nord, ni de la Syrie, ni de l'Iran, ni du monde arabe, lui-même, pris en otage. Dès lors, la première équation va se résoudre par l'extinction de l'action du Hezbollah au Liban, et l'installation d'un régime libanais favorable à la superpuissance.

 Le cas du Hamas sera encore plus grave puisqu'il va relancer deux concepts, le «Grand Moyen Orient» et le «Grand Israël». Il faut rappeler que nombreux furent les opposants musulmans à dire que les accords de Camp David ne sont que capitulation des Etats arabes devant un complot israélo-américain, avec complicité saoudienne et égyptienne. Israël resterait de plus foncièrement de mauvaise foi et guetterait le prétexte le plus favorable pour reprendre et renforcer sa domination sur le «Grand Israël». Précisément, pour Israël, l'heure est venue de construire ce «Grand Israël». Et ce «grandiose objectif» ne peut se concrétiser que par une «spoliation» encore plus grande des terres arabes. Par exemple, commencer par transférer non seulement les Palestiniens de Gaza mais aussi ceux de Cisjordanie vers la Jordanie. Le régime monarchique de Jordanie ne peut qu'obtempérer. Il faut considérer que les Américains ne vont plus s'embarrasser avec les régimes arabes alliés. Dès lors que l'objet de l'alliance avec les pays arabes n'existe plus, il est évident qu'il n'y a plus d'alliance.

 Le délogement des Palestiniens des Territoires occupés va provoquer une réaction en chaîne. Et c'est là qu'entre le «Grand Moyen Orient» tant adulé par les Américains, puisqu'il leur offre une domination sans partage sur les régions riches en ressources minérales (pétrole, uranium, etc.). L'Egypte peut aussi être amputé du Sinaï, ce territoire étant un prolongement naturel de l'Etat d'Israël. Il est clair qu'une amputation territoriale peut être suivie d'une compensation pour les pays amis. Par exemple, l'Egypte peut prétendre à des parcelles territoriales du Soudan.

 Le plus grave encore est la reconfiguration des territoires des Etats arabo-musulmans avec création de nouveaux Etats, comme cela a été avec l'éclatement de la Fédération de Yougoslavie. Et c'est précisément là que, en le disloquant, ce monde lui sera difficile de se reconstituer pour peser en tant qu'entité indépendante dans le nouvel ordre mondial. Le GMO vise une «politique d'affaiblissement permanente du monde arabo-musulman». C'est ainsi qu'un Kurdistan, en tant qu'Etat, peut être crée, et ce sont l'Iran, l'Irak et la Turquie qui en feront les frais. Le tracé des frontières du Kurdistan enlèvera à ces trois pays une partie de leurs territoires pour constituer ce nouvel Etat.

 Il en va de même pour le Baloutchistan, qui sera érigé en Etat, là aussi l'Iran et le Pakistan en feront les frais, puisqu'on leur aura soustrait des territoires pour constituer cet Etat. La puissance nucléaire du Pakistan pèsera peu dans la balance face aux arsenaux américains.

 Bien entendu, l'Afrique du Nord ne sera pas oublié. Le Sahel dont les Occidentaux ne cessent de conjecturer sur son avenir, et leur politique humanitaire de lui venir en aide compte tenu de l'extrême pauvreté de ces contrées désertiques, fera partie aussi du GMO. La situation sera idoine pour l'ériger en un ou plusieurs Etats, en lui attribuant les régions riches en pétrole. Il est facile de deviner qui seront les perdants, cela se fera au détriment de deux pays phares de la région, l'Algérie et la Libye.

 Il faut encore préciser un point, les Américains, dans leur GMO, feront tout pour dissocier les puits de pétrole des territoires à forte densité démographique. Enclins à créer des Etats du type gouvernorat ou principauté, à l'image du Koweït, de Bahreïn, comme cela fut dans les «accords Sykes-Picot» au début du siècle précédent, les Etats-Unis pousseront dans cette voie. Cela leur permet à la fois de mettre ces nouveaux pays sous tutelle (des protégés de la superpuissance) et de priver les Etats démembrés de moyens financiers (amputations de territoires riches en pétrole), ce qui se traduira pour ces derniers par une restriction dans les budgets militaires.

 Il est clair que la liste est longue, la Syrie, le Liban, et surtout l'Arabie saoudite qui, probablement, sera démembrée au profit d'Israël, de la Jordanie et de l'Irak. Ce remodelage du monde musulman qui sera «très étudié» demandera plusieurs années pour qu'il soit réalisé.

Que veulent les États-unis, acculés au triple plan économique, stratégique et militaire ?

La question qui se pose : «ce GMO est-il possible ?» On a préféré le terme «improbable», mais si on regarde la réalité, il y a plus d'un milliard de musulmans dans le monde. Et si l'on ne compte que les musulmans d'origine perse, turque, afghane, pakistanaise et arabe qui constitue l'«arc de crise» (3), est-il possible que plus de 600 millions de musulmans, allant de la Mauritanie au Pakistan, soit 26 pays musulmans, puissent tomber sous le diktat israélo-américain ? D'autre part, est-il possible que l'histoire retourne en arrière ? Le temps de la colonisation est terminé. Il faut rappeler qu'au XVIIIème jusqu'au début du XXème siècle, la situation dans les pays colonisés était exceptionnelle. La colonisation n'a pu se faire que parce que ces pays n'étaient pas organisés comme ils le sont aujourd'hui avec une structure étatique et des institutions modernes. D'autre part, ces pays étaient faiblement protégés, ils n'avaient pratiquement pas d'armées au sens propre du mot. Des territoires ressemblant à des no man's land faiblement peuplés, ayant une structure encore féodale. Les armements des gouvernants de l'époque étaient dérisoires par rapport aux armements des puissances occupantes. On comprend pourquoi la colonisation a été facile pour l'Occident, qui bénéficiait d'une organisation et d'une technologie sans comparaison avec ce qui existait dans les pays colonisés. Mais tout a une fin. La puissance de feu des armements des puissances, aux époques antérieures, est devenue insignifiante, sans rapport avec celle utilisée lors de la deuxième guerre mondiale. Les armements modernes, leur transport relativement facile à dos d'homme et leur formidable pouvoir de destruction, ont fortement contribué aux guerres d'indépendance des peuples colonisés. Les expériences des guerres en Occident et les stratégies d'harcèlement ont rendu les guérillas extrêmement redoutables. Les engagements des peuples ont joué en facteurs clés dans les guerres de libération. Les empires, aveuglés par leur désir de puissance, ne pouvaient comprendre les motivations des peuples qui étaient prêts à tous les sacrifices pour recouvrir leur dignité et leur liberté. Les événements que la France a vécus en Indochine et en Algérie, et les Etats-Unis au Vietnam, et récemment en Irak (enlisés dans le bourbier irakien), sont autant de témoignages qui prouvent que les puissances poursuivent des rêves chimériques de domination.

A suivre

3. Le grand jeu en 2011, du 18 au 21/02/2009, Quotidien d'ORAN, du même auteur