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Le provisoire durable

par Djahed Benyounes*

La connaissance n'est pas le savoir et le savoir n'est pas le savoir-faire, qui n'est pas non plus pouvoir faire, est donc c'est la conjonction de toutes ces qualités qui donne de la compétence.

De cette évidence,le responsable ou dirigeant d'un projet doit être doté de l'ensemble de ces qualités couronnées par de la rigueur      et l'engagement. Etre responsable ne se limite pas à donner des ordres et à signer des engagements ou des plans de réalisation, mais de prévoir et de planifier le développement, les améliorations, les redressements, et les corrections pour atteindre des niveaux de réalisations de qualités en des temps records et à des coûts raisonnables aux fins d'obtenir des environnements viables et durables.

Comportement d'un citoyen BNP Oran 2019

Qui se définissent comme des milieux ou bases de vie, dans lesquels s'exerce un ensemble d'actions, réactions et interactions entre les différents éléments qui le composent, régies par des lois et règles communes dont les objectifs sont l'obtention d'un développement harmonieux et durable des éléments et communautés qui le composent. En cas de non-respect de ces règles par un maillon de la chaine de cette organisation les conséquences qui en découlent, ne peuvent être que catastrophiques. Or souvent certains dirigeants s'occupent et se préoccupent davantage de la production et de l'accumulation de biens sans se soucier du devenir de l'environnement.

Généralement la dégradation des environnements d'un pays résulte de son modèle de développement et notamment des activités irréfléchies, de ceux,dont les préoccupations majeures sont l'accumulation de capitaux, sans prendre en considération le reste,auquel s'ajoute les dégâts causées par ceux ignorant totalement les règles et lois d'un milieu de vie et les conséquences de leurs comportements sur les différents écosystèmes (urbains, ruraux, naturels etc..). Cependant ce constat ne permet pas de conclure que développement économique et social et protection de l'environnement soient antinomiques.Au contraire, l'une est la condition de l'autre, en effet seule la croissance permet de dégager les ressources permettant d'inventer les techniques indispensables à l'amélioration de la qualité du cadre de vie,autrement dit l'environnement des humains.Et donc,il est indispensable d'accélérer les processus de modernisation et de développement de la société tout en protégeant son environnement. Ladite protection signifie prioritairement le développement socioéconomique, éducatif et culturel de la population, la lutte contre la pauvreté, les maladies et l'insécurité. Ces indicateurs revêtent un caractère capital pour l'avenir,des environnementsd'une nation et du pays.

Falaise de Belgaid Oran 2020

Cependant le développement ne devrait être ni anarchique, ni se faire au détriment de la protection du milieu et des différents écosystèmes qui le composent. Il devrait être le résultat d'une stratégie précise avec une planification minutieuse et des objectifs bien définis, prenant en considération l'ensemble des besoins de la nation aussi bien sur le plan biologique, sécuritaire, que culturel,et le plus important c'est l'implicationde l'ensembledes forces vives composant la société, et en fonction des moyens et richesses du pays.

Dans ce sens, les expériences des nations dites développées ou émergentes devraient nous inspirer et constituer des sources d'enseignements permettant d'éviter aux pays des dommages parfoiscatastrophiques,voire irréversible, cependant ladite recommandation ne signifie absolument paslapratique du copier-coller, bien au contraire, le principe c'est de tirer des leçons sur les points positifs de leurs développements et notamment sur ceux négatifs à éviter.

Par ailleurs, un bon citoyen est un citoyen bien formé, informé et entièrement responsabilisé au développement et à la protection de son environnement, ce sont là des conditions nécessaires pour son émancipation, et il doit connaître les conséquences ravageuses sur les écosystèmes (agraires, forestiers, ruraux, urbains...) résultant des négligences, laisser-aller et aux activités anarchiques.

C'est pourquoi, il ne saurait y avoir de développement pour une nation, sans l'adhésion de l'ensemble des populations aux programmes et plans socioéconomiques, étant donné qu'ils en sont les producteurs et bénéficiaires.Aussi, il est nécessaire de toute évidence de faire des études minutieuses et précises, à réaliser par des experts spécialisés et hautement qualifiés et non faisant fonction.

Dans notre pays, force est de constater qu'on s'est accommodé d'un environnement anarchique, insalubre et malsain, et la passivité à résorber cette situation est incroyable et inquiétante.Cet état de fait, selon le CNUED (1992),ne se rencontre que dans des pays frappés de maladies, de pauvreté, d'ignorance et de tyrannie, ce qui n'est pourtant pas le cas chez nous.

Alors est-ce une fatalité, de l'ignorance ou de l'inconscience collective, que de refuser de participer au développement durable de notre nation, et d'assurer notre bien- être et celui des générations futures? La réponse à cette interrogation pourrait être le désintéressement, la démotivation, question de priorité des préoccupations de la part des citoyens (chômage, habitat)...le laxisme, le laisser-aller, l'absence de stratégies et visions à court, moyen et long termesde la part des gestionnaires,ouqui pensent que le développement durable est une question de spécialistes...

Environnement d'Ain-Franine Oran 2020

Il faut admettre que la problématique est profonde et complexe, et donc ne doit pas être considérée isolément ou de manière sectorielle. Il faut absolument passer par une approche intégrée en mesure de développer les mentalités notamment par l‘éducation et la formation, pour faire accepter le principe que l'approche économique n'est plus une simple question d'accumulation rapide,de capitalisation physique et financier mais celle d‘atteindre un bien être durable qui se retrouve dans l'équilibre entre l'utilisation de toutes les ressources et leur protection.

Le développement d'un environnement durable n'est pas un problème scientifique et /ou technique, mais un engagement de tous les groupes politiques, sociaux et économiques qui compose la Nation et l'application des règles et des lois dans toutes leurs rigueurs, à ce propos rappelons que notre pays dispose d'une batterie de lois et textes à rendre jaloux les pays les plus développés.

On n'a pas besoin d'une analyse spécialisée pour connaitre la situation de nos différents environnements, effectivement par unsimple constat visuel, on peut déceler le laxisme des administrations et pouvoirs publics, le manque de civisme,l'ignorance et leplus souvent la passivité des citoyens, auxquels s'ajoute le manque de moyens matériel et financiersqui impactent négativement toute tentative ou politique de développement durable.

Etre responsable ne se limite pas à donner des ordres et à signer des engagements ou des plans de réalisation, mais de prévoir et de planifier le développement, les redressements etaméliorations,le suivi et d'apporter les corrections qui s'imposentafind'atteindre des niveaux de réalisations de qualités, en des temps records et à des coûts raisonnables.Ce qui n'est réalisable, que grâce à un suivi permanent, rigoureuxauquel s'ajoute l'implication de toutes les compétences des catégories socioéconomiques et de la population.

Gestion des déchets solides d'un boulevard commercial Oran

Il est important de rappeler à ce titre que projeter n'est pas réaliser,or souvent nos administrations visent ou trop haut ou trop bas, mais jamais juste et donc les résultats sont des réalisations allantde provisoires durables à médiocres. L'analyse la plus succincte de la situation renseigne sur l'absence de visions à moyen et long termes, une des causes principale à mon sens c'est la négligence d'associer le peuple aux plans de développement,il devrait en être l'acteur, pas seulement le bénéficiaire autrement dit chacun dans son domaine, il doit être tenu pour comptable des résultats de son activité et ses impacts sur le développement durable et la protection de l'environnement.

Or depuis l'indépendance et à ce jour, on s'attend à chaque changement qui se produit dans le pays, que des leçons soient tirées des expériences précédentes, et que les premières décisions des nouveaux dirigeants soient en direction du peuple qui forme la nation autrement dit le réalisateur de la richesse. Des promesses sont faites aux électeurs pour résoudre les problématiques qui se posent aux cités, aux villes et au pays et donc aux citoyens, mais enfin de compte elle ne concernent que celles d'ordres politiques et/ou économiques, mais pas celles d'ordre communautaire, c'est à dire celles d'impliquer le peuple dans le développement par son éducation en premier lieu, et donc former de vrais citoyens qui ne penseront plus « Beylik», mais à un bien commun qu'est le pays et la nation,àun environnement socio-économie de droit, de justice et de culture. Un citoyenen mesure de se sacrifier pour le développement durable du pays et de la nation.

Marché informel Oran 2020

En effet,pour gagner la confiance du peuple il fautl'impliquer effectivement dans les affaires de la nation. Il faut qu'il sache que ce qu'il fait, n'est pas uniquement un gagne-pain mais un combat pour le développement de sa nation et ses compatriotes, faire du pays sa tâche essentielle, ce qui signifie militer et activer pour un développement durable à laisser auxfutures générations. A mon sens c'estle moyen le plus adéquat et le plus sûr pour rétablir des rapports de confiance,fructueuxet durables entre dirigeants et dirigés, qui se traduiraient par l'émancipationde toute la société, véritable pilier pour un développement durable à tous les niveaux.

A ce titre, l'analyse même la plus succincte et la plus superficielle, permettrait d'avoir une idée sur la situation qui prévaut dans notre pays depuis l'indépendance à nos jour, c'est la confiance qu'accorde le peuple à ses dirigeants, qui de son avis ne semblent écouter que ceux qui ne souffrentpoint du quotidien, et donc n'ontcure du développement durable de la nation et de l'environnement.

La problématique commence dès l'indépendance, en effet il suffit de se remémorer comment la paysannerie et l'environnement ruralont été détruits, faisant du paysan un simple ouvrier salarié, dirigé par un administrateur ignorant et ne maitrisant absolument rien du domaine agricole, le résultat fut la destruction de la paysannerie et pour corolaire, un exode rural massif vers les villes qui offraient du travail et de meilleurs salaires,dont les conséquences furent la disparition des compétences agraires et la rurbanisation des villes et donc la destruction de deux écosystèmes, le rural et l'urbain, dont les déséquilibres perdurent à nos jours.

Plus grave, le citoyen ne se perçoit point comme un acteur au service de son pays et de sa nationévoluant dans environnement structuré et réglementé par des lois et règles communes à l'ensemble de la population, mais se perçoit comme un simple travailleur,ballotté et abandonné à son destin,et donc il crée son propre environnementavec ses propres règles et lois.

Hai El Akid, Oran 2019

Cette situation est le résultat d'une gestion imprévoyante et durable des administrations dite de proximité,qui d'ailleurs n'accordent aucune bienveillance, attention, indulgence ou crédit au citoyen. En effet il est jugé et considéré, comme coupable jusqu'à preuve du contraire, comprendre par là qu'il a toujours l'intention de faire du trafic avec son acte de naissance, et qu'il change de nationalité en permanence...

Alor dans cette environnement, on est endroit de se demandersur l'intérêt d'une carted'identitéditebiométrique, derrière laquelle se trouve tout un dossier, et avec un acte de naissance S12 derrière lequel se trouve tout un autre dossier et des chaines interminables, si c'est juste pour la conserver dans le portefeuille ou la présenter aux institutions financière pour encaisser, dans ce cas le permis de conduire suffirait largement, et alors le pays ferait d'immenses économiesfinancièreset de temps dépensés pour leurs productions.

L'ineptie est dépassée, lorsque on demande un certificat de résidence et qu'on présente la carte d'identité «dite biométrique »,même à l'APC qui la produite et délivrée, il est exigé de l'accompagner par la facture de la SONELGAZ... pour justifier du lieu de résidence sic...!

Davantage encore, pour l'obtention d'une pièce administrative, le citoyen doit faire trois fois la queue-leu-leu, chez l'agent qui produit la pièce, le second qui la signe et enfin le troisième qui appose le timbre humide est-ce là un environnement du XXIème siècle?Où tout se fait par automatisme, il suffit d'y penser et le miracle se réalise.

Une analyse simple de cette situation nous permet d'évaluer les pertes que subissent administrations etusagers, qui se résumer en perte de temps pour les usagers, pléthore d'employés pour les administrations, et au final des pertes astronomiques d'un point de vue économique et financier, pourtant la solution est plus simple, il suffit de considérer le citoyen comme innocent jusqu'à preuve du contraire, ou usage frauduleux, et dans ce cas-ci,c'est de la prérogative de la justice, à charge de faire le reste et non celle de l'administration, qui doit être au service du publicet(..) lui faciliter l'existence et de lui créer un environnement fluide est viable.

En conséquence tout le monde s'accorde à dénoncer cet environnement de la « bureaucratie » des administrations qui entrave le développement, aussi bien économique que social, et ce, nonobstant les grands efforts et bonnes volontés des pouvoirs publics qui se sont succédés pour l'amélioration des prestations de ces services. Or tout ce qui a été fait n'est que du provisoire durable.

Plus grave encore, est que même l'informatisation de ces institutions n'a apporté aucune amélioration, alors que parmi les objectifs visés, entre autres ce sont la réduction du temps de production des documents, de chaines interminables et particulièrement l'amélioration de la gestion et dusuivi des populations à l'échelle nationale. Résultat ; rien n'a changé aux déboires que subissent toujours les citoyens et autres services productifs, générateurs de richesses et d'emplois.

Ces désagréments et aléas du dysfonctionnement des services publics, impactent négativement le développement de la nation, voir même provoquent sa régression selon le principe de ce qui n'avance pas recule.

Une réforme des administrations, le choix des cadres et leur engagement à considérer que leurs présences à ces postes se justifie par le service qu'ils sont tenu de rendre aux populations, et un contrôle plus rigoureux de leurs actions par des enquêtes auprès des usagers, pourrait améliorer considérablement les relations entre les populations et les dirigeants. A titre indicatif une analyse très superficielle et succincte des services publics en relation avec les populations donne ce qui suit :

1/ l'incompétence de certaines personnes dirigeantes ou exerçants dans ces services, l'absence de rigueur dans l'accomplissement du devoir et obligations, certains fonctionnaires ne se considèrent pas au service des populations mais sont des autorités à respecter quel que soient leurs décisions ou comportements.

Comment ces enfants vont-ils gérer leurs environnements plus tard

La raison basique de cette situation trouve son origine dans les modes de recrutement et formations qui ne répondent pas aux exigences de ces services, de leurs vitesses de développement et aux sollicitations par les différents publics.

Bien souvent le seul critère de sélection des personnels pour le recrutement, reste la confiance ou le népotisme.

La résolution de cette situation se trouve d'abord dans le calcul du temps nécessaire et suffisant à un agent pour produire un document ou un service afin que, dans la sélection, qui devrait se faire,on se base sur deux types d'examens, particulièrementpour les postes de responsabilités des services publiques:

• Les titres, diplômes et compétences correspondants aux fonctions à attribuer, appuyés par des documents présentant les états de service régulièrement signés par les précédents employeurs s'il y a lieu.

• Des tests psychotechniques spécifiques selon le poste à pourvoir et la fonction à occuper.

Sortie sud-est d'Oran 2020

2/l'absence de sanctions,... l'absentéisme, font qu'ils agissent à leur guise sans qu'ils aient à rendre compte...sic ! Cette situation est due à l'absence de feed-back, autrement dit défaut de gestion et contrôles réguliers et discrets sur le comportement des agents en contact direct avec les populations et autres acteurs de la société.

Les carences de la formation des agents sur la conduite à tenir avec les usagers, lesinstruirequ'ils sont au service du public...Ces défauts et situations de laisser-aller peuvent trouver leur solutions par l'installation de caméras de surveillance dans les services publiques en relation directe avec les populations pour enregistrer en temps réel les comportements et agissements des agents affectés aux services dit publics, et qui permettraient d'agir, notamment en cas de plainte des usagers.

3/La formulation de constitution de dossiers, leurs prises en charge et analyses se font actuellement verbalement, ainsi les préposés aux guichets peuvent refuser ou accepter un dossier sans qu'il y ait le moindre moyen pour vérifier les torts.

Cette situation est totalement en porte à faux par rapport à la logique administrative qui impose que tout doit se faire par notification écrite ; ce qui laisse de toute évidence des traces pour les éventuelles réclamations, et qui par ailleurs mettrait fin aux fléaux de la corruption et passes droits...

4/ Plus grave, en matière d'effets négatifs de l'administration, voir même à l'origine de la «bureaucratie» au sens péjoratif du terme; c'est le nombre de pièces exigées pour la constitution des dossiers administratifs, dans n'importe quel projet, «et aux antipodes du bon sens et de toute logique, le citoyen est considéré comme fraudeur jusqu'à preuve du contraire...sic » et donc seul le nombre de pièces administratives exigées pourrait l'innocenterou l'empêcher de nuire.

Engin dangereux circulant sur une voie rapide, Oran 2020

Une simple inscription à un concours d'emploi, dont on n'est pas sûr des suites réservées ; c'est plusieurs pièces qui sont exigées, voir en plusieurs exemplaires, il en est de même pour le renouvellement de la carte d'identité, passeport, permis de conduire (qui peuvent être reproduits par une simple photo récente et un timbre fiscal...), plus encore, chaque année, écolier, lycéens, universitaires, sont tenus de se réinscrire en fournissant de nouvelles pièces d'état civil...comme si leur état civil change pendant les vacances...et le plus surprenant des enveloppes timbrées comme si le courrier physique encore! Une évaluation comptable, permettrait d'évaluer en milliards de DA les sommes qui s'évaporent chaque année sans contrepartie.

Mon intention n'est pas de donner des leçons dans le domaine de l'administration et la politique, mais un examen très succinct et superficiel de la situation, révèle qu'il est utopique d'espérer ou de prévoir un développement socioéconomique harmonieux et durable si un changement radical n'est pas opéré et imposé dans le mode de gestion des structures étatiques et du choix des compétences pour sa réalisation. C'est-à-dire planifier dans le temps et l'espace des actes de fonctionnement, de production, de consommation... ce qui est donc le rôle de planificateurs pour donner l'ensemble des contours d'un environnement organisé et durable et par la même occasion de bannir le provisoire durable sous toute ses formes.

Aussi rappelons que gérer, est un vocable qu'on retrouve dans tous les discours, débats, discussion et pour toute action comme s'il s'agissait d'un vulgaire terme d'usage machinal.Or n'est pas gestionnaire qui veut, la gestion est un concept scientifique de grande importance pour toute action, de développement, de gouvernance, ou toute autre action menée par les humains, qui appartient à une science dure se basant principalement sur les mathématiques, c'est une spécialité universitaire exigeant cinq années d'étude. Indiscutablement ce concept se définit comme l'aptitude et la capacité:

D'une pierre deux coups, sécuriser une bouche d'égout et collecte de déchets solides (Oran 2019)

-De mettre au point et diriger des plans et programmes, autrement dit l'exécution de tous les actes,de la mise en place et de la structuration des moyens humains, matériels et juridiques pour les actes de fonctionnement, c'est un rôle qui sied à un gestionnaire de formation et non faisant fonction.

-D'administrer par l'organisation, l'adoption et le suivi du fonctionnement des ressources humaines, des ressources matérielles et financières... rôle qui revient à un économiste ou un administrateur.

-De régir, autrement dit de commander, donner des instructions fermes... ordonner et enfin de gouverner, gérer c'est aussi l'art et la manière de règlementer et de manager, rôle qui revient à un cadre des grandes écoles d'administration et de planification.

Car jusqu'à preuve du contraire et nonobstant toutes les réformes et introduction de technologies de gestion pour l'amélioration des services publics, les résultats restent insuffisants et/ou de faibles portées.

Pour conclure ce point de vue, je pense que les quatre logiques et facteurs ci-dessus, qui prises en charge de manière drastique permettraient à notre pays de s'élever au rang des pays émergents, puisque nous avons tout pour réussir, moyens humains, richesses financières, moyens matériels et un magnifique pays.

Gestion des déchets Alger 2019

*Professeur