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Agression américano-sioniste: La riposte iranienne ne baisse pas d'intensité
par Mohamed Mehdi Mardi, l'agression
américano-sioniste contre l'Iran se poursuit pour le 25e jour. La riposte
iranienne ne baisse pas d'intensité, et pourrait atteindre les soldats
stationnés à Ghaza et au nord de la Palestine
occupée, avertit Téhéran.
Sur le plan économique, les conséquences de cette agression, qui a eu pour résultat la fermeture du détroit d'Ormuz, commencent à avoir des effets désastreux notamment pour les pays d'Asie. Hier, Téhéran a ciblé plusieurs zones de Tel-Aviv et ses environs dans deux attaques distinctes durant la même journée. La municipalité de Tel-Aviv a déclaré que «la dernière frappe de missile iranienne a causé d'importants dégâts à 12 bâtiments et 9 véhicules». Ajoutant que «93 familles ont été évacuées, portant à 1.500 le nombre total de personnes déplacées depuis le début du conflit, suite à une frappe de missile iranienne sur Tel-Aviv aujourd'hui (mardi). Des médias israéliens ont de leur côté rapporté que l'Iran a bombardé hier matin «le domicile de la députée Merav Ben-Ari, mais qui n'était présente sur les lieux». L'agence d'information Tasnim a rapporté, citant des médias israéliens, un bilan de «3 blessés dans la région de Nevatim après une frappe de missile iranienne» Par ailleurs, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a averti, hier, qu'il «ciblerait les forces armées du régime sioniste dans la bande de Ghaza et dans le nord des territoires occupés par Israël si les crimes contre les civils au Liban et en Palestine se poursuivent», a rapporté l'agence Tasnim. Le CGRI a annoncé mardi que les «lieux de rassemblement» des «forces ennemies» seraient la cible de «tirs massifs de missiles et de drones», ajoute la même source. L'Iran suspend ses exportations de gaz naturel vers la Turquie «L'Iran a suspendu, mardi, ses exportations de gaz naturel vers la Turquie» après l'attaque israélienne contre le champ gazier de South Pars le 18 mars, a rapporté l'agence américaine Bloomberg citant des «sources proches du dossier». Bloomberg a également affirmé que 75% des flux iraniens vers la Turquie avaient déjà été réduits immédiatement après la frappe de South Pars, avant même l'arrêt total des exportations. Selon la même source, l'année dernière «la Turquie a importé environ 14% de son gaz naturel d'Iran», ajoutant que le pays «continue d'importer du gaz de ses principaux fournisseurs, la Russie et l'Azerbaïdjan, et dispose de stocks». Détroit d'Ormuz : L'Iran impose des frais de transit à certains navires «L'Iran a commencé à percevoir des droits de transit sur certains navires commerciaux empruntant le détroit d'Ormuz, signe supplémentaire de son contrôle sur cette voie maritime essentielle pour l'approvisionnement énergétique mondial», a rapporté Bloomberg. Citant des «sources proches du dossier requérant l'anonymat», Bloomberg ajoute que «des paiements pouvant atteindre 2 millions de dollars par voyage sont exigés au cas par cas», soulignant que «les modalités de paiement, notamment la devise utilisée, restent floues et le système ne semble pas systématique». L'agence Tasnim a annoncé hier qu'un «navire thaïlandais a traversé le détroit d'Ormuz en toute sécurité, grâce à une étroite coopération entre l'Iran et le sultanat d'Oman». Toujours concernant les conséquences non calculées de l'agression américano-sioniste contre l'Iran, le Bangladesh a augmenté le prix du kérosène de 79% face en raison de la flambée des coûts, rapporte AP News. Alors que le président philippin Marcos a décrété l'état d'« urgence énergétique nationale» compte tenu «du conflit en cours au Moyen-Orient et du danger imminent qui en résulte pour la disponibilité et la stabilité de l'approvisionnement énergétique du pays », a-t-il déclaré dans un décret, rapporte également AP. L'ambassadeur iranien sommé de quitter le Liban : Le Hezbollah continue de résister Le ministère libanais des Affaires étrangères a déclaré, hier, avoir «informé le chargé d'affaires iranien que nous retirons l'accréditation de l'ambassadeur iranien et le déclarons persona non grata», et lui demande de quitter le territoire «avant dimanche prochain». «Le retrait de l'accréditation de l'ambassadeur iranien n'implique pas la rupture des relations avec l'Iran», ajoute le ministère, précisant avoir rappelé son ambassadeur en Iran «pour consultations suite à la violation des normes diplomatiques par Téhéran». Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a immédiatement commenté la décision libanaise considérant «justifiée» l'expulsion de l'ambassadeur iranien par le Liban en raison du soutien apporté par Téhéran au Hezbollah. De son côté, le Hezbollah continue de défendre le territoire libanais contre les agressions israéliennes qui n'ont pas cessé depuis l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024. Hier, la résistance libanaise a lancé des missiles et des drones sur des zones militaires dans plusieurs villes de la Palestine occupée. Dans des communiqués distincts, le Hezbollah a annoncé avoir «visé trois chars Merkava près du centre de détention de Khiam avec des missiles guidés qui ont touché de plein fouet leurs cibles», et touché «un char Merkava avec un drone sur la route menant à la ville de Qouza, au Sud-Liban». Deux bulldozers militaires israéliens ont été également ciblés respectivement «près du centre de détention de Khiam» et «dans la ville de Taybeh, au Sud-Liban». Des drones du Hezbollah ont également visé les villes de Hanita et Arab al-Aramshe, dans le nord des territoires occupés, provoquant le retentissement des sirènes. |
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