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Lundi, 24e jour de
l'agression américano-sioniste contre l'Iran, avec des bombardements accentués
sur l'ouest et l'est de Téhéran, et ciblant les forces de police et les agents
de circulation à travers l'ensemble du pays, dans une tentative de provoquer
une situation de chaos, comme cela a été tenté par Israël à Ghaza.
La veille, Téhéran a été ciblée par une vague de frappes massives, à quelques heures de la fin de l'ultimatum de 48 heures du président américain Donald Trump ordonnant à l'Iran de rouvrir le détroit d'Ormuz à la libre circulation des navires. Finalement Trump a baissé le ton annonçant que de «nouvelles négociations» étaient en cours avec l'Iran, provoquant une baisse sensible des cours du brut avant de remonter après le rapide démenti de Téhéran. «Nous avons eu des discussions avec l'Iran ces deux derniers jours, qui ont été très fructueuses. Nos discussions avec l'Iran visaient à trouver une solution globale et définitive à nos hostilités au Moyen-Orient. L'ordre a été donné de reporter de cinq jours toutes les frappes contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes», a déclaré lundi Trump. La réponse de Téhéran a été rapportée par l'agence de presse Fars citant un «haut responsable iranien de la sécurité (qui) a rejeté les affirmations américaines concernant d'éventuels pourparlers indirects entre Téhéran et Washington en pleine guerre entre les deux pays». Ajoutant que : «Le président Donald Trump a renoncé à ses menaces après avoir compris que la République islamique ciblerait toutes les centrales électriques du Moyen-Orient». La même source, considère que «l'ultimatum de cinq jours de Trump signifie qu'il maintient son plan, et nous continuerons de répondre et de défendre le pays avec toute notre force». «Aucune négociation n'est en cours ni sur la table, le détroit d'Ormuz ne retrouvera pas son état antérieur et les marchés de l'énergie ne se stabiliseront pas», ajoute le même responsable. Concernant le détroit d'Ormuz, cette position rejoint celle exprimée dimanche par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirmant à l'adresse de Trump que «le détroit d'Ormuz n'est pas fermé» et que «les navires hésitent car les assureurs craignent la guerre que vous avez déclenchée et non l'Iran». «Aucun assureur - et aucun Iranien - ne se laissera intimider par de nouvelles menaces. Essayez plutôt le respect. La liberté de navigation est indissociable de la liberté du commerce. Respectez l'une et l'autre, sinon vous n'en voudrez aucune» a-t-il déclaré dans une publication sur X. En outre, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue russe, M. Araghchi a réaffirmé, hier, «la détermination de l'Iran à continuer de défendre sa souveraineté», ajoutant que la réponse de son pays aux attaques contre les infrastructures énergétiques «sera rapide et décisive». Fermeture du détroit d'Ormuz : Une arme géographique de dissuasion pour l'Iran «La fermeture effective du détroit d'Ormuz et les attaques contre les installations énergétiques avaient réduit les approvisionnements mondiaux en pétrole d'environ 11 millions de barils par jour (bpj), soit plus du double des déficits combinés des crises des années 1970», a déclaré hier Fatih Birol, le chef de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Pour le ministre des Affaires étrangères de Singapour, la «fermeture du détroit d'Ormuz constituerait, d'une manière ou d'une autre, une crise pour l'Asie». Quant au ministère russe des Affaires étrangères, tout en affirmant son «opposition» à cette fermeture, il considère que «cette question doit être envisagée dans le contexte de la situation générale», appelant les États-Unis à agir «avec sagesse» et à «s'abstenir de menacer la centrale nucléaire de Bushehr». Hier, deux méthaniers, Pine Gas et Jag Vasant, battant pavillon indien, ont franchi le détroit d'Ormuz, a indiqué Al Jazeera English qui cite des données de suivi des navires de la plateforme MarineTraffic, publiées lundi. «Des centaines de navires restent bloqués dans le Golfe, avec des milliers de marins immobilisés en raison de la guerre israélo-américaine contre l'Iran», selon AJE. A Ghaza, l'entité sioniste poursuit son entreprise génocidaire Depuis l'Aïd El Fitr, célébré jeudi en Palestine occupée, Ghaza a enregistré au moins 9 martyrs et de 30 blessés, suite aux attaques israéliennes qui n'ont pas cessé même pendant l'agression américano-sioniste contre l'Iran. Dans son dernier rapport statistique quotidien, publié lundi, sur le nombre de martyrs et de blessés suite à l'agression israélienne contre la bande de Ghaza, le ministère de la Santé fait état de «9 martyrs (dont 1 décédé des suites de ses blessures) et 30 blessés admis dans les hôpitaux pendant les fêtes de l'Aïd El Fitr (de jeudi à lundi)». Le document ajoute que depuis le cessez-le-feu (11 octobre 2025), le nombre de victimes a atteint 687 martyrs, 1845 blessés. Quant aux statistiques cumulées des victimes depuis le début de l'agression, le 7 octobre 2023, ils ont atteint 72.263 martyrs, contre 72.082 depuis le 1er mars correspondant au deuxième jour de l'agression contre l'Iran (soit +181), et 171.944 blessés, contre 171.761 au 1er mars (+181). |
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