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Dimanche, 119e jour du
cessez-le-feu, Israël continue ses violations de l'accord de Charm Al-Cheikh, faisant des centaines martyrs et davantage
de blessés depuis la signature du «plan de paix», dans ce qui semble être une
démarche menée en total accord avec l'administration Trump.
Trois Palestiniens sont tombés en martyrs dimanche matin dans le centre et le sud de la bande de Ghaza, victimes de tirs et de bombardements israéliens, a rapporté l'agence d'information Wafa. «Selon des sources médicales, le jeune Nassim Abu Al-Ajine (20 ans) a été tué par des tirs de véhicules militaires à l'est de Deir Al-Balah. Par ailleurs, la jeune Dalia Khaled Asfour est décédée des suites des blessures subies lors du bombardement de la maison de sa famille sur la rue Al-Dakhiliya, au centre de Rafah. Elle rejoint ainsi ses quatre enfants déjà tués pendant la guerre», ajoute Wafa. Un autre bombardement israélien sur Beit Lahia, dans le nord de la bande de Ghaza, a fait un troisième martyr et un blessé grave, rapporte encore l'agence qui fait également état de raids aériens et de tirs d'artillerie israélienne sur différentes zones de Khan Younes et de Rafah. Concernant le point de passage de Rafah, au sud de la bande de Ghaza, le correspondant de Wafa a rapporté que la «cinquième vague de patients et de cas humanitaires a quitté l'enclave après avoir été préparée par le Croissant-Rouge palestinien, en présence de représentants de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pour être pris en charge dans des hôpitaux en dehors de Ghaza. «La même cinquième vague de Palestiniens bloqués en Égypte est arrivée dans le hall côté égyptien du passage, avant d'être autorisée à entrer à Ghaza», souligne l'agence palestinienne qui rappelle que depuis la réouverture du passage lundi dernier, «145 patients et accompagnants ont quitté Ghaza, tandis que 98 Palestiniens ont pu rentrer dans le territoire». Des aides sociales pour plus de 19.000 veuves à Ghaza Le ministère du Développement social de la bande de Ghaza a annoncé, dimanche, le versement, en collaboration directe avec le Comité de suivi des Forces nationales et islamiques et le Conseil suprême de secours, d'un montant de 9,6 millions de shekels d'aide financière à 19.306 veuves à raison de 500 shekels pour chaque veuve. Le ministère explique que «le financement de cette initiative provient de fonds confisqués par le Comité des crimes économiques depuis l'entrée en vigueur de l'accord de cessez-le-feu». «Ces fonds ont été saisis à plusieurs commerçants qui, durant la période de génocide, ont transgressé les limites légales et éthiques en exploitant la détresse des citoyens par des pratiques illicites», ajoute le communiqué. «Les entités supervisant ce processus réaffirment leur engagement total en faveur d'une action responsable et transparente, de la protection des droits des citoyens et de la promotion des valeurs de solidarité et de justice sociale», conclut le ministère du Développement social. Euro-Med Monitor : «Lier la reconstruction de Ghaza à sa démilitarisation légitime le génocide» «Lier les efforts de reconstruction dans la bande de Ghaza à sa démilitarisation légitime le génocide qu'Israël commet dans l'enclave depuis plus de deux ans et viole les normes impératives du droit international», a dénoncé l'organisation Euro-Med Human Rights Monitor. Dans un communiqué, publié le 5 février, elle considère que cette condition «ignore les crimes graves commis par Israël contre les civils et les infrastructures de la bande de Ghaza et transforme le droit de la population à la reconstruction en monnaie d'échange à des fins politiques». Euro-Med Monitor «condamne les propos de la Haute Représentante de l'UE, Kaja Kallas, qui a lié la reconstruction de Ghaza à la démilitarisation du Hamas», ajoute le communiqué, soulignant que cette position «s'écarte considérablement de l'engagement de l'UE à prévenir le génocide en créant des conditions politiques et sécuritaires qui mettent en danger le droit des civils à la vie et à la sécurité». La déclaration rappelle les propos tenus par Mme Kallas, les 29 janvier et 2 février, dans lesquels elle insistait que « la reconstruction de Ghaza dépendra de la démilitarisation du Hamas », estimant qu'elle «conforte une approche européenne systématique de complicité, militaire, économique et politique, avec le génocide israélien en cours contre les civils palestiniens». L'organisation reproche à l'UE «l'absence persistante de mesures de responsabilisation ou de pression significatives, malgré les crimes graves et sans précédent commis ces deux dernières années, et par l'exportation continue d'armes et de matériel militaire par des États clés de l'Union européenne». La directrice du département juridique d'Euro-Med Monitor, Lima Bustami, a déclaré que «les impératifs juridiques et moraux exigent que l'Union européenne exerce une pression politique sur Israël, responsable de cette destruction». «Il convient d'y parvenir en suspendant l'accord d'association UE-Israël et en conditionnant toute forme de coopération économique, militaire et diplomatique à la cessation immédiate du génocide, au respect des arrêts de la Cour internationale de Justice et au lancement de la reconstruction de Ghaza, ainsi qu'au versement de réparations aux victimes», a ajouté Mme Bustami. «Au lieu de cela, Israël impose des conditions de vie impossibles aux victimes, liant de fait leur droit à la vie à des accords de sécurité auxquels elles ne sont pas parties», affirme encore l'organisation. |
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