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Les rencontres avec les Syndicats se poursuivent: Les praticiens spécialistes reçus par le ministre de la Santé

par M. Aziza

Dans le cadre de la poursuite de la série de rencontres avec les partenaires sociaux, le ministre de la Santé, le professeur Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a reçu, jeudi dernier, au siège du ministère, les membres du Bureau national du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), présidé par le Dr Mohamed Idir. Et ce, en présence des membres de la Commission centrale chargée du dialogue avec les partenaires sociaux.

Cette rencontre a été annoncée dans un communiqué publié sur la page Facebook du ministère de la Santé. Selon la même source, cette réunion a été consacrée à l'examen de plusieurs questions et préoccupations professionnelles relatives aux praticiens spécialistes de la Santé publique.

À cette occasion, le ministre a salué le rôle central joué par les médecins spécialistes au sein des établissements de santé publics, ainsi que leur contribution effective à l'amélioration de la qualité de la prise en charge des patients et au renforcement des performances du système national de santé.

De son côté, le président du Syndicat a présenté un exposé détaillé sur la nature des missions confiées aux praticiens spécialistes, mettant en lumière les principaux défis professionnels et organisationnels auxquels ils sont confrontés sur le terrain.

La rencontre a également permis d'aborder diverses préoccupations et propositions, notamment celles liées au statut particulier, au régime indemnitaire, au cadre réglementaire encadrant les concours professionnels de promotion, ainsi qu'à l'amélioration des conditions de travail.

Dans ce contexte, le ministre de la Santé a réaffirmé son soutien à toutes les initiatives visant à valoriser les missions des praticiens spécialistes et à les adapter de manière à garantir leur exercice dans les meilleures conditions professionnelles. Il a également informé le partenaire social des mécanismes envisagés pour le développement des services de santé, notamment à travers les opérations de jumelage, d'encadrement et de parrainage, considérées comme des outils efficaces pour l'échange d'expertises, le développement des compétences et l'amélioration des performances au sein des établissements de santé.

Il convient de rappeler que le Conseil national du Syndicat national des praticiens spécialistes de la Santé publique s'est réuni en session ordinaire les 30 et 31 janvier, à Alger. Selon un communiqué rendu public par le syndicat, cette réunion s'est tenue avant la rencontre avec le ministre et a mis en évidence les retards enregistrés dans l'application du nouveau statut particulier. À cet égard, le Conseil national a souligné que les praticiens spécialistes de la Santé publique subissent déjà de lourds préjudices, notamment en raison de la dépréciation de leur progression de carrière.

Le Conseil national a également réitéré, avec insistance, la nécessité de la mise en œuvre effective et intégrale des dispositions du statut particulier en vigueur, notamment l'organisation des concours de passage de grade, y compris pour le grade de praticien spécialiste hors classe, l'ouverture des concours de chefferie de service, ainsi que l'installation de la Commission consultative nationale.

Le syndicat a, en outre, rappelé plusieurs revendications demeurées sans réponse, parmi lesquelles la généralisation de la prime dite du service civil à l'ensemble des praticiens spécialistes exerçant dans une même zone, ainsi que l'instauration d'une imposition forfaitaire des primes transversales, afin de mettre fin aux discriminations constatées en matière fiscale.

Dans le même esprit, le Conseil national a appelé le ministère de la Santé à honorer ses engagements en défendant, auprès des instances concernées, les propositions de modifications du statut particulier et du régime indemnitaire des praticiens spécialistes, telles que formulées par le syndicat, et à hâter la promulgation des deux primes transversales annoncées dans le cadre de la révision du régime indemnitaire, à savoir celles liées à la veille sanitaire et aux urgences. Par ailleurs, le syndicat a dénoncé les entraves aux libertés syndicales et les actes de harcèlement visant des délégués syndicaux, relevés notamment au niveau de certains établissements de santé publics.