
La 15e journée de la Ligue 1
a, une nouvelle fois, mis en lumière une réalité préoccupante du football
algérien : les clubs dépensent des millions de dinars pour payer les
conséquences de comportements antisportifs, alors que les jeunes joueurs,
véritable du sport-roi algérien, restent largement délaissés. Les sanctions
infligées par la Commission de discipline couvrent les protestations contre les
décisions arbitrales, les excès d'avertissements, les comportements
inappropriés des joueurs et dirigeants, la mauvaise organisation des rencontres
ou encore l'usage de fumigènes dans les tribunes. Ces sanctions financières ont
atteint un total de 3,19 millions de dinars pour cette seule journée. Cet
argent, qui provient, en grande partie, de financements publics, pourrait par
exemple être investi dans la prise en charge des jeunes talents locaux ou
l'amélioration des infrastructures sportives. Mais, chez nous, il est dépensé
pour punir l'indiscipline et les comportements antisportifs, qui auraient pu
être gérés en interne au sein des clubs.
Résultat : les jeunes joueurs
sont livrés à eux-mêmes et l'argent public finance ce que certains appellent désormais
« le coût de l'indiscipline ». En somme, tant que la discipline et la
responsabilité ne seront pas au centre du football algérien, l'Etat continuera
à payer pour les erreurs et excès des clubs prétendus professionnels, au
détriment de la formation.