|
Samedi, 100e jour du
cessez-le-feu, Israël continue de transgresser unilatéralement l'accord de Charm Al-Cheikh, en commettant, depuis le 11 octobre 2025,
plus de 960 violations du cessez-le-feu, et de ne pas respecter le volet des
aides humanitaires préconisé par le « plan de paix », dans ce qui semble être
une démarche menée en total accord avec l'administration Trump.
Dans son dernier rapport statistique, publié hier, le ministère de la Santé a
fait état de d'un martyr et de 6 blessés, lors des précédentes 24h (vendredi).
Le bilan des massacres israéliens depuis l'accord de cessez-le-feu du 11 octobre 2025 passe à 464 martyrs, 1.275 blessés et 712 corps de martyrs exhumés des décombres des bâtiments bombardés depuis le début du génocide. Quant au bilan cumulatif des victimes du génocide israélien à Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, il passe à 71.548 martyrs et 171.353 blessés. Le document note également que «92 martyrs ont été ajoutés aux statistiques cumulatives après validation de leurs données par le Comité d'accréditation des martyrs». En outre, le ministère annonce le décès d'un nourrisson de sexe féminin âgé de 27 jours de froid extrême, en raison des conditions humanitaires terribles causées par le blocus imposé par l'entité sioniste contre Ghaza, portant Par ailleurs, le ministère de la Santé a annoncé, vendredi, « la reprise de la campagne de rattrapage vaccinal visant à renforcer le programme national de vaccination des enfants de moins de trois ans », précisant qu'elle se déroulera « à partir dimanche 18 janvier et ce pendant dix jours ». La campagne est menée en coopération et en partenariat avec l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), le Croissant-Rouge palestinien et avec le soutien de l'UNICEF et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). « Elle sera mise en œuvre dans 130 centres de santé affiliés au ministère de la Santé, à l'UNRWA, au Croissant-Rouge palestinien et à des organisations locales et internationales présentes dans la bande de Ghaza », ajoute le communiqué qui invite les citoyens « à coopérer en amenant leurs enfants pour recevoir les doses manquantes ». A noter que la dernière campagne de vaccination lancée à Ghaza, comme les précédentes depuis octobre 2023, a connu un retard important en raison du blocage de l'entrée des vaccins et autres consommables par l'entité sioniste. Israël a violé près de 1200 fois le cessez-le-feu en moins de 100 jours Depuis la déclaration du cessez-le-feu dans la bande de Ghaza le 10 octobre 2025, Israël a violé l'accord par des attaques quasi quotidiennes, faisant plus de 460 martyrs, dont des enfants et des femmes, et plus de 1200 blessés, selon un décompte publié par le Bureau des médias du gouvernement à Ghaza arrêté au 9 janvier 2026. Les attaques aériennes, par drones également, à l'artillerie et par tirs directs de soldats sionistes visant directement des civils, ont commencé dès le 11 octobre 2025, soit au lendemain de l'annonce du cessez-le-feu. Par ailleurs, selon une analyse d'Al Jazeera, Israël a attaqué Ghaza 82 jours sur les 97 jours de cessez-le-feu écoulés jusqu'au 14 janvier, dont 15 jours entre le 10 et le 31 octobre, 25 jours en novembre, 27 jours en décembre, et durant les 14 jours premiers jours de janvier 2026. « Malgré la poursuite des attaques, les États-Unis persistent à affirmer qu'Israël respecte toujours le «cessez-le-feu» », note l'analyse d'Al Jazeera. Environ 2000 otages de Ghaza dans les geôles israéliennes Malgré le cessez-le-feu depuis plus de trois mois, « environ 2000 prisonniers de Ghaza continuent de subir des actes de torture et des mauvais traitements dans les prisons et centres de détention israéliens », a déclaré hier le Bureau de presse des prisonniers, précisant que depuis le début du génocide « plus de 14.000 Palestiniens » ont été arrêtés par l'armée sioniste. Le communiqué affirme Palestiniens sont maintenus « dans des conditions déplorables dans les prisons d'Ofer, du Néguev, de Sde Teiman et de Rekefet », et que les autorités pénitentiaires « leur confisquent couvertures et matelas pendant de longues périodes, aggravant leurs souffrances durant l'hiver », en plus de les soumettre à la « famine en fournissant des repas insuffisants, entraînant une perte de poids et une détérioration de leur santé, en particulier celle des malades et des blessés ». « Ces politiques ont entraîné la mort de 51 prisonniers identifiés à Ghaza depuis le 7 octobre 2023, sans compter les dizaines d'autres dont le sort demeure inconnu, dans un contexte de disparitions forcées et de classification de centaines de prisonniers comme « combattants illégaux » ajoute la déclaration. |
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||