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À la suite des déclarations
du ministre de la Santé devant l'Assemblée populaire nationale concernant le
nouveau décret relatif à l'exercice officinal, le Syndicat national des
pharmaciens d'officine (SNAPO), par la voix de son vice-président Marwan Benhadjamer, a tenu à
apporter des éclaircissements et à exposer sa position.
Pour rappel, le ministre de la Santé, M. Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a annoncé l'élaboration d'un projet de décret exécutif visant à réviser les conditions et modalités d'exercice de la profession de pharmacien, conformément à la loi sur la santé. Ce projet, actuellement à l'étude par une commission regroupant experts et partenaires sociaux, vise notamment à assouplir les conditions d'ouverture des officines privées afin d'en augmenter le nombre. Dans ce cadre, le vice-président du SNAPO a indiqué dans une déclaration faite au Quotidien d'Oran que son syndicat a été officiellement invité à une rencontre de concertation avec le ministère, mercredi prochain. Et de préciser que le contenu du projet de décret n'a pas encore été communiqué aux représentants de la profession. Le SNAPO estime, dans ce sens, que le partage préalable des textes est indispensable pour garantir un dialogue constructif fondé sur l'expertise du terrain. Le syndicat met en garde contre une multiplication non maîtrisée des officines, qui pourrait affecter la qualité des services pharmaceutiques, fragiliser l'équilibre économique des pharmacies existantes et conduire à des fermetures, notamment dans les zones vulnérables. Le vice-président du SNAPO a souligné qu'avec près de 13.000 pharmaciens d'officine, dont plus de 5.000 exercent dans des zones enclavées, l'Algérie dispose déjà d'une carte pharmaceutique dense, aujourd'hui proche de la saturation. Il rappelle également que près de 500 nouvelles pharmacies ouvrent chaque année, une dynamique qui, selon lui, mérite une évaluation approfondie de son impact sanitaire et économique. Il considère, par ailleurs, que la priorité actuelle réside dans la révision du décret de déontologie, en vigueur depuis 1992, devenu inadapté aux évolutions de la profession. Concernant le pharmacien assistant, le syndicat se dit favorable à l'instauration d'un cadre réglementaire clair, tout en rejetant toute obligation généralisée, en raison des contraintes économiques auxquelles font face de nombreux pharmaciens. Enfin, le SNAPO souligne que le pharmacien d'officine assure des missions élargies au-delà de la dispensation du médicament et rappelle que la profession offre plusieurs débouchés, l'officine ne pouvant à elle seule absorber le nombre croissant de diplômés. Le vice-président du syndicat a souligné que la pharmacie offre plusieurs débouchés professionnels (industrie pharmaceutique, hôpitaux, distribution, contrôle, enseignement). Le syndicat réaffirme, en conclusion, sa disponibilité à œuvrer avec le ministère de la Santé pour une réforme équilibrée, garantissant la qualité du service public sanitaire et la pérennité économique des officines. |
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