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Mercredi, 97e jour du
cessez-le-feu, Israël continue de transgresser unilatéralement l'accord de Charm Al-Cheikh, en commettant, depuis le 11 octobre 2025,
plus de 960 violations du cessez-le-feu, et de ne pas respecter le volet des
aides humanitaires préconisé par le «plan de paix», dans ce qui semble être une
démarche menée en total accord avec l'administration Trump.
Dans son dernier rapport statistique, publié mardi, le ministère de la Santé a fait état de 15 victimes, dont nouveaux 2 martyrs et 13 corps de martyrs retrouvés sous les décombres, lors des précédentes 24h (mardi). Le bilan des massacres israéliens depuis l'accord de cessez-le-feu du 11 octobre 2025 passe à 449 martyrs, 1.246 blessés et 710 corps de martyrs exhumés des décombres des bâtiments bombardés depuis le début du génocide. Quant au bilan cumulatif des victimes du génocide israélien à Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, il passe à 71.439 martyrs et 171.324 blessés. Concernant les victimes du froid et des intempéries, la note du ministère de la Santé révèle que durant la même période, l'effondrement d'une bâtisse a fait un martyr et un blessé. De son côté, la Commission des affaires des détenus a annoncé, hier, que «51 martyrs, prisonniers originaires de la bande de Ghaza, dont l'identité a été confirmée, sont morts dans les prisons de l'occupation israélienne depuis le 7 octobre». Dans une publication sur Telegram, la Commission a souligné que ces décès «sont survenus dans des conditions de détention inhumaines marquées par la torture et de la négligence médicale systématiques» de la part des autorités pénitentiaires de l'occupation. James Elder (UNICEF) : «Un enfant tué chaque jour à Ghaza depuis le «cessez-le-feu»» «Plus de 100 enfants ont été tués à Ghaza depuis le cessez-le-feu début octobre. Cela représente environ un enfant tué chaque jour. Pendant un cessez-le-feu», a déclaré, le porte-parole de l'UNICEF, James Elder, lors de la conférence de presse tenue mardi au Palais des Nations à Genève. «La vie à Ghaza est toujours insupportable. Les bombardements et les tirs ont ralenti pendant le cessez-le-feu, mais ils n'ont pas cessé», a expliqué M. Elder devant les journalistes, regrettant que «les enfants palestiniens de Ghaza ont disparu de l'actualité médiatique», selon un compte-rendu diffusé par l'UNICEF. «Malheureusement, le cessez-le-feu a eu un effet inattendu : les enfants palestiniens de Ghaza ont disparu de l'actualité médiatique», a-t-il ajouté, soulignant que sur la centaine de victimes infantiles, depuis le 11 octobre 2025, il y a «60 garçons et 40 filles», notant que ce chiffre ne reflète que les incidents pour lesquels «suffisamment de preuves ont été fournies pour être enregistrés». «Le nombre réel d'enfants palestiniens tués est probablement plus élevé. Des centaines d'enfants ont par ailleurs été blessés», a-t-il ajouté. «Il y a quelques jours, j'ai rencontré l'une de ces victimes, Abderrahman, un enfant de neuf ans. Il ramassait du bois avec ses amis à Khan Younes lorsqu'une frappe aérienne l'a touché. Un éclat d'obus lui a transpercé l'œil, et ce morceau de métal y est encore logé», raconte James Elder. A propos de l'aide humanitaire, il affirme que «le cessez-le-feu a permis de réels progrès dans certains domaines», comme la santé où «l'UNICEF et ses partenaires ont pu élargir l'accès aux soins primaires, notamment à la vaccination», et en «matière d'hygiène et d'assainissement» en mobilisant «l'ensemble des moyens disponibles - des ânes aux bulldozers - et parvient à retirer chaque mois près de mille tonnes de déchets solides». L'UNICEF a également procédé à «la distribution de près d'un million de couvertures thermiques ainsi que de centaines de milliers de kits de vêtements d'hiver destinés aux enfants», alors qu'en matière de nutrition, «plus de 70 centres nutritionnels supplémentaires ont été ouverts à travers Ghaza, contribuant à un recul de la famine», a-t-il expliqué. Cependant, ajoute l'intervenant, «ces progrès restent modestes» compte-tenu de «l'ampleur des besoins». «Beaucoup vivent toujours dans la peur, tandis que leurs traumatismes psychologiques demeurent largement non pris en charge, s'aggravant et s'ancrant dans la durée», affirme encore le porte-parole de l'organisation, considérant qu'un «cessez-le-feu sous lequel des enfants continuent de mourir n'est pas suffisant». «C'est le moment de transformer la réduction des violences en réelle sécurité : permettre l'accès à l'aide humanitaire, augmenter massivement les évacuations médicales et saisir cette occasion pour mettre véritablement fin au massacre des enfants à Ghaza », conclut James. Elder. |
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