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Les contours de la feuille de route du
secteur de l'agriculture étaient tracés depuis quelques années, mais sa mise en
œuvre en 2026 est une mission cruciale pour le gouvernement.
Dans ce sens, le président de la République a ordonné, lors du dernier Conseil des ministres, la poursuite de l'organisation du secteur de l'agriculture et le maintien, en tête des priorités, de l'objectif d'augmentation du taux de production par hectare. Le Gouvernement a été instruit de mobiliser tous les moyens et d'assurer toutes les conditions nécessaires pour augmenter les capacités de production céréalière, au vu de la volonté et de la détermination à moderniser ce secteur stratégique auquel le président de la République attache une extrême importance. Une modernisation qui passe par la nécessité d'adopter les méthodes scientifiques dans toutes les étapes de la culture, selon une stratégie intégrée et avec la participation d'experts et d'ingénieurs agronomes, en tenant compte de la qualité des semences et de la spécificité de chaque région et de ses sols, souligne le communiqué du Conseil des ministres. Non sans insister sur la révision de la loi d'orientation agricole, y compris les mécanismes d'organisation et de régulation de la production agricole. Globalement, la révision de la loi d'orientation agricole fixe les grands axes de la feuille de route du secteur de l'agriculture, visant un système agricole moderne et durable, qui implique un renforcement des outils de régulation, l'amélioration de l'accès au foncier et une meilleure gouvernance sectorielle. Ainsi, des orientations ont été données pour travailler dans le secteur de l'agriculture selon la règle de la réduction des importations sans créer de pénurie sur le marché, et ce, en encourageant la création de coopératives spécialisées, notamment avec les nouvelles mesures incitatives que l'État continue d'accorder. Aussi, le président de la République a ordonné au ministre de l'Agriculture de trouver des solutions appropriées et urgentes pour relancer la production de viandes rouges et blanches, de manière à répondre aux besoins du marché national, en associant les producteurs et les éleveurs. Selon le même communiqué, il a été souligné que, partant du principe que « la terre appartient à celui qui la cultive », le Président a réaffirmé l'engagement de l'État à poursuivre la régularisation du foncier agricole au profit des intervenants et de ceux activant sur le terrain, afin d'atteindre les meilleurs niveaux de production. Concernant la campagne labours-semailles 2025-2026, le président de la République a fixé, comme objectif sectoriel prioritaire, l'extension de la surface agricole cultivée à trois (3) millions d'hectares, indique la même source. Il a réaffirmé dans ce sillage le caractère urgent de l'importation de matériel agricole destiné à la récolte, notamment pour les cultures céréalières, le maïs et le tournesol. Par ailleurs, le président de la République a affiché sa satisfaction à propos de l'état d'avancement de la numérisation, saluant le niveau très avancé atteint, enfin, par l'Algérie dans la numérisation des informations et des données dans l'ensemble des secteurs, ainsi que le lancement de l'interconnexion et de l'analyse des données, ce qui permettra de relever tous les dysfonctionnements auxquels l'État apportera les solutions idoines dans les délais impartis. Le président de la République a insisté auprès de tous les membres du Gouvernement sur la nécessité de former, sans délai, au sein de leurs services respectifs, des équipes techniques chargées de la mise à jour quotidienne des données intégrées dans la base de données nationale afin de permettre une lecture précise et fiable par les services appelés à les exploiter, a relevé le même communiqué. |
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