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Vendredi, 92e jour du
cessez-le-feu, Israël continue de transgresser, unilatéralement, l'accord de Charm Al-Cheikh, en commettant, depuis le 11 octobre 2025,
plus de 960 violations du cessez-le-feu, et de ne pas respecter le volet des
aides humanitaires préconisé par le « plan de paix », dans ce qui semble être
une démarche menée en total accord avec l'administration Trump.
La journée de jeudi a été marquée par un quasi retour des bombardements israéliens contre des tentes de personnes déplacées de Ghaza, faisant au moins 14 martyrs et des dizaines de blessés. Encore une fois, les Etats-Unis, l'Europe et les pays médiateurs (Qatar, Egypte, Turquie) intermédiaires lors des négociations et garants de l'accord de cessez-le-feu du 10 octobre 2025, ont brillé par leur silence devant ces attaques barbares contre les civils. Dans son dernier rapport statistique, publié vendredi, le ministère de la Santé a fait état de 31 victimes, dont 14 martyrs et 17 blessés, lors des précédentes 24h (jeudi). Le bilan des victimes depuis l'accord de cessez-le-feu du 1 octobre 2025 au jeudi 8 janvier 2026 passe à 439 martyrs , 1.223 blessés et 688 corps de martyrs exhumés des décombres des bâtiments bombardés depuis le début du génocide. Quant au bilan cumulatif des victimes du génocide israélien à Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, il passe à 71.409 martyrs et 171.304 blessés. Les bombardements israéliens de jeudi ont fait au moins 14 martyrs, dont 5 enfants, selon des sources médicales citées par Al Jazeera. Parmi ces attaques meurtrières, l'armée génocidaire d'Israël a bombardé des tentes de personnes déplacées, dans la zone d'al-Mawasi, au sud de Ghaza, faisant au moins 4 martyrs, ont indiqué les mêmes sources. Une autre frappe israélienne a visé, le jour même, le quartier Al-Zeitoun, dans la ville de Ghaza, a également fait 4 martyrs. D'autres bombardements ont ciblé les zones des camps d'Al-Bureij et de Nuseirat, dans le centre de l'enclave. Par ailleurs, des tirs israéliens ont tué la petite Hamssa Housou, une fillette de 11 ans qui rêvait de devenir médecin, dans le quartier de Jabalia, au nord de Ghaza. Dans un témoignage diffusé par Al Jazeera English (AJE), l'oncle de la défunte affirme que vers 5h30 du matin, l'armée israélienne a tiré deux obus sur la zone où se réfugie la famille Housou. La petite Hamssa « a été touchée à la tête par un éclat d'obus », précise l'oncle. Khamis Housou a déclaré devant la caméra d'Al Jazeera avoir été réveillé par des cris provenant de l'immeuble familial. « J'ai vu Hamssa étendue sur le sol, du sang coulant de son nez et de sa bouche », a-t-il témoigné. Les tirs d'armes automatiques « n'ont pas cessé pendant au moins 10 minutes », a-t-il poursuivi. Blocage de l'aide humanitaire: La lente agonie de Ghaza Sur le plan humanitaire, la bande de Ghaza continue de subir un véritable génocide, en raison du non respect par l'occupation sioniste de ses obligations stipulées dans l'accord de cessez-le-feu et dans le protocole humanitaire. Dans un communiqué publié hier, le Bureau des médias du gouvernement de Ghaza rappelle, encore une fois, que l'occupation « ne respecte pas les quantités minimales de l'aide humanitaire convenue », puisque « seuls 23.019 camions, sur les 54.000 prévus, sont entrés durant 90 jours, avec une moyenne quotidienne de seulement 255 camions sur 600 prévus par jour (43 %) ». Ces restrictions entraînent « la persistance de graves pénuries de nourriture, de médicaments, d'eau et de carburant », « aggravant la crise humanitaire déjà catastrophique dans la bande de Ghaza », ajoute le communiqué, relevant que les denrées alimentaires dont l'occupation permet l'entrée sont « pour la plupart à faible valeurs nutritionnelles », ce qui confirme que « l'occupation poursuit délibérément sa politique d'ingénierie systématique de la famine et de la soif ». En outre, ajoute le Bureau des médias, sur environ 4.500 camions de carburants prévus dans le cadre de l'accord, Israël n'en a permis l'entrée, au cours de la même période, que 539 camions, soit «une moyenne de 5 camions par jour sur 50 camions convenus», ce qui «maintient les hôpitaux, les boulangeries et les stations d'eau et d'assainissement dans un état de quasi paralysie et double les souffrances de la population civile». Concernant la question de l'hébergement des dizaines de milliers de familles de déplacées dont les maisons ont été démolies durant la guerre génocidaire, l'entité sioniste continue de « fermer les points de passage et d'empêcher l'entrée des mobile homes, des caravanes et des matériaux d'abris tels que les tentes et les auvents en plastique », ajoute le Bureau des médias. Le communiqué indique, à ce propos, que depuis le début de l'hiver, plus de « 50 maisons et bâtiments qui avaient été précédemment endommagés et bombardés, se sont effondrées » en raison des fortes pluies, « entraînant la mort et les blessures de dizaines de citoyens ». « De nombreux décès ont également été enregistrés en raison du froid extrême à l'intérieur des tentes des déplacés, à un moment où plus de 127.000 tentes n'étaient plus aptes à assurer la protection minimale à plus de 1,5 million de personnes », ajoute le document. |
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